FOCUS – Après le chaotique conseil métropolitain du 23 avril 2026, interrompu sans élection du président après treize heures de débats, Raphaël Guerrero, maire de Jarrie et candidat à la présidence de l’intercommunalité, a réuni, samedi 25 avril à Fontaine, plus d’une vingtaine d’édiles représentant une large partie des communes de la Métropole. Objectif affiché : dénoncer un accord jugé « inacceptable » entre Guillaume Lissy et la France insoumise d’Allan Brunon, défendre une gouvernance « territoriale » et relancer les discussions avant le nouveau scrutin prévu le 30 avril.
« On ne peut pas en ressortir fiers. » Le ton a été donné dès les premières prises de parole. Deux jours après un conseil métropolitain chaotique ayant duré treize heures, ponctué de 18 suspensions de séance et interrompu après le malaise de Guillaume Lissy, les soutiens de Raphaël Guerrero, candidat à la présidence, entendaient reprendre la main avant la tenue d’une nouvelle séance dédiée à l’élection du président de Grenoble-Alpes Métropole.
Réunis devant l’hôtel de ville de Fontaine, samedi 25 avril 2026, autour du maire de Jarrie, vingt-cinq élus ont livré une lecture commune du fiasco du 23 avril. Franck Longo, maire de Fontaine, a ainsi parlé sans détour d’un « sentiment de honte » partagé : « nous avons passé 13 heures sur une élection qui n’a pas abouti et on donne ce spectacle-là à nos habitants », a-t-il déploré.
Même registre chez Éric Rossetti, maire de Quaix-en-Chartreuse, qui a présenté « [ses] excuses aux métropolitains pour le spectacle affligeant que nous leur avons donné ». Tous ont insisté sur la « chance historique » offerte par le report du vote au 30 avril de « pouvoir effacer la honte » et de rebâtir une méthode de travail.
Mais derrière ce constat partagé, un point cristallise les tensions : l’accord conclu entre le camp de Guillaume Lissy et celui de la France insoumise (LFI) conduit par Allan Brunon. Raphaël Guerrero a ainsi évoqué un « coup de théâtre ». « Nous avons appris qu’un accord a été passé entre la Ville de Grenoble et LFI, ce qui a toujours été pour nous une ligne rouge, a-t-il indiqué. Il nous avait été pourtant garanti qu’aucun accord n’avait été conclu et nous avons découvert en séance que cet accord existait. C’est inacceptable ! »
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2 réflexions sur « Présidence de la Métro : autour de Raphaël Guerrero, 25 maires dénoncent une « rupture de confiance » après le fiasco du 23 avril »
Lissy devrait choisir l’honneur qui est d’admettre sa défaite et de se désister en faveur de Guerrero.
Si Lissy cède à Brunon, alors voter pour Lissy sera aussi voter pour Brunon, c’est à dire pour la sinistre mouvance de Thomas Portes et de Raphaël Arnault.
https://oned-fr.org/a-propos/
Je rappelle que Thomas Portes a été condamné par la justice pour avoir symboliquement écrasé avec son pied la tête du ministre Olivier Dussopt (ex Science Po Grenoble, ex PS).
Je rappelle aussi que Raphaël Arnault a été condamné pour « violences volontaires en réunion » et que son entourage parlementaire est mis en examen suite aux violences mortelles commises à Lyon par la Jeune Garde.
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/mort-de-quentin-deranque-le-point-sur-les-sept-hommes-mis-en-examen-jeudi-soir-20260220_T2P4JVDZZJDGHPFSL45PYIOP3Y/
Cette nouvelle manipulation électorale est le deuxième épisode, identique au premier, de la Saison 3 que nous avons décrite dans notre tribune OUI GRENOBLE DÉGRINGOLE, ET POUR LA ‘SAISON 3’ ?
https://www.placegrenet.fr/2026/04/22/tribune-libre-de-grenoble-a-coeur-oui-grenoble-degringole-et-pour-la-saison-3/677759