FLASH INFO – Dans la foulée des municipales de mars 2026, des élus communistes et apparentés de la métropole grenobloise du groupe sortant Commune coopération citoyenneté (CCC) lancent un appel au rassemblement pour structurer une majorité de gauche à l’échelle intercommunale. Une initiative qui pourrait s’incarner dans un nouveau groupe métropolitain – possiblement dans la continuité de CCC – avec en ligne de mire la présidence de Grenoble-Alpes Métropole.
À l’approche de l’installation du nouveau conseil métropolitain qui devrait normalement avoir lieu le 24 avril 2026, les groupes politiques appelés à siéger à la Métropole s’activent en coulisses. Ainsi, vendredi 3 avril, des élus d’Échirolles, de Saint-Martin-d’Hères, de Grenoble et de Fontaine (voir encadré) ont-ils annoncé leur volonté de constituer un groupe métropolitain rassemblant les forces d’une gauche « de transformation, écologiste et solidaire ». Ce dans la foulée des municipales, qu’ils analysent comme « favorables aux idées progressistes ».
Les élus communistes et apparentés entendent ainsi capitaliser sur la dynamique municipale pour peser à l’échelle de la Métro, où les équilibres restent à construire. Le groupe sortant Communes coopération citoyenneté (CCC) pourrait servir de point d’appui, sans que son périmètre ni même son nom ne soient encore définitivement arrêtés.
Les signataires de l’appel au rassemblement s’appuient surtout sur leur lecture du scrutin du second tour pour légitimer leur démarche : « les idées progressistes sont majoritaires sur le territoire de Grenoble-Alpes Métropole » et traduisent « une attente forte : celle d’une gauche utile, rassemblée et capable d’agir concrètement », expliquent-ils.
Leur objectif ? Agréger au-delà du seul périmètre communiste pour bâtir un bloc politique identifiable. Mais aussi faire évoluer le fonctionnement de la Métropole. Les élus disent ainsi refuser « une métropole technocratique, éloignée des communes et des habitants » et plaident pour « une nouvelle phase de démocratie territoriale et de proximité ».
Une nouvelle phase de recomposition politique à l’échelle de la Métro
Les élus esquissent également les contours d’un socle programmatique : « défendre et développer les services publics de proximité », « garantir un développement équilibré entre tous les territoires » ou encore « porter une politique de mobilité ambitieuse mêlant investissement et gratuité », énumèrent-ils.
Outre l’appel au rassemblement, le groupe en formation annonce vouloir « construire une majorité métropolitaine claire et déterminée » et prévient déjà qu’il « proposera une candidature à la présidence de la métropole ». Dans un paysage de gauche fragmenté, cette initiative pourrait ouvrir une nouvelle phase de recomposition politique à l’échelle de la Métropole grenobloise.
Les élus signataires issus de plusieurs communes de la Métropole
À Échirolles, figurent la maire Amandine Demore, ainsi que Zaim Bouhafs, Eva Cantero, Aurélien Farge, Isabelle Gmira, Pierre Labriet et Lencka Popravka. À Saint-Martin-d’Hères, le maire David Queiros est accompagné de Brahim Cheraa, Diana Kdouh, Jérôme Rubes et Michelle Veyret. À Grenoble, Alexis Monge et Isabelle Peters sont également signataires, tandis qu’à Fontaine, Claudine Didier complète la liste.










2 réflexions sur « Métropole : le groupe Communes coopération citoyenneté veut structurer une majorité de gauche et vise la présidence »
Fabien Roussel : il y a « rupture » avec LFI et s’allier avec eux c’est de de « tambouille électorale ».
Certes mais l’expression est gentille comparativement au sabotage des fondamentaux démocratiques qu’est la grosse magouille de la « fusion technique », que Laurence Ruffin a faite avec le sinistre Allan Brunon parce que le projet de « Réconcilier Grenoble » a eu la majorité.
https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/05/fabien-roussel-refuse-toute-alliance-avec-lfi-pour-la-presidentielle-evoquant-une-rupture_6676902_823448.html
Donc il y aura un groupe communiste, avec Claudine Didier dont LFI dit qu’elle leur a porté « un coup de poignard dans le dos ».
Il y aura aussi le groupe LFI d’Allan Brunon, pour qui « la casse sociale et les budgets d’austérité, c’est ce qu’incarne le PS ».
Et bien sûr le groupe de Laurence Ruffin, laquelle a tout de suite mis cap à l’extrême gauche. Ses deux premières actions ont été de se soumettre à LFI pour les finances de Grenoble, et de céder au NPA en lançant ses « brigades de réquisition ». Tout ça avec bien sûr la double bénédiction de Piolle et de la secte ADES d’Avrillier, ainsi qu’en faisant des socialistes (?) qui ont fait l’erreur d’embarquer le PS avec elles les « idiots utiles » dont parlait Lénine.