FLASH INFO – Près d’un an et demi après l’attaque spectaculaire d’un fourgon blindé de la société Loomis transportant plusieurs millions d’euros en plein centre de Grenoble, la police a interpellé cinq personnes, ensuite placées en garde à vue. Les enquêteurs de la juridictions interrégionale spécialisées (Jirs) de Lyon poursuivent leurs investigations dans ce dossier qualifié de « crime en bande organisée ».
Cinq suspects, quatre hommes et une femme, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque d’un fourgon blindé survenue le 10 octobre 2024 en plein centre-ville de Grenoble, ont été placés en garde à vue, mardi 17 mars 2026, rapporte Le Dauphiné libéré. Ce jour-là, vers 10 h 30, des individus encagoulés et armés de fusils de guerre avaient tendu une embuscade au véhicule qui circulait sur le cours Jean-Jaurès.
Leur objectif : intercepter un fourgon de la société Loomis transportant environ sept millions d’euros, après son passage à la Banque de France, boulevard Édouard-Rey. Pour bloquer sa progression, les malfaiteurs avaient utilisé une fourgonnette placée en travers de la chaussée. Des échanges de coups de feu avaient alors eu lieu entre les assaillants et les convoyeurs de fonds.
Malgré la violence de l’attaque, le conducteur du fourgon était parvenu à extraire le véhicule de la zone et à rejoindre la gendarmerie de Seyssinet-Pariset, permettant de sécuriser l’équipage et le chargement. Les auteurs avaient, pour leur part, finalement pris la poudre d’escampette, sans aucun butin.
Dans leur fuite, les malfaiteurs avaient abandonné leur premier véhicule, qu’ils avaient tenté d’incendier, avant de repartir à bord de deux voitures. L’une d’elles, accidentée sur les voies du tramway, avait toutefois contraint ses occupants à rejoindre le second véhicule, retrouvé incendié peu après au Pont-de-Claix.
Une enquête de longue haleine pour « crime en bande organisée »
Si les convoyeurs avaient pu sortir indemnes du traquenard, plusieurs personnes avaient fait l’objet d’une prise en charge par les secours, choquées ou légèrement blessées lors d’accidents provoqués par la fuite des suspects.
Depuis les faits, l’enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de l’Isère, en lien avec l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon. Les gardes à vue pourraient durer jusqu’à 96 heures, les faits étant qualifiés de « crime en bande organisée ».
Cette interpellation s’inscrit dans le cadre d’un travail d’investigation au long cours. Les mêmes services avaient déjà mis au jour, en 2025, un projet similaire d’attaque de fourgon blindé à Grenoble, finalement déjoué. Un élément qui pourrait éclairer sur les ramifications locales de ce type de criminalité.








