FLASH INFO – Le projet d’antenne grenobloise du Centre de spécialités médicales Odon-Vallet, annoncée en octobre 2025, avance. La structure indique ainsi qu’une vingtaine de médecins retraités sont d’ores et déjà volontaires et que des locaux ont été trouvés. Reste la question épineuse des financements qui pourrait tout remettre en cause.
Où en est le projet d’ouverture d’une antenne du Centre de spécialités médicales Odon-Vallet (CSMOV) sur Grenoble, en ce début d’année 2026? En octobre 2025, l’établissement médical annonçait son intention de s’implanter dans la capitale des Alpes, « au service de la population des bassins de Grenoble, Valence, Chambéry, Annecy ». Et ceci en reproduisant le modèle développé à Paris: employer des médecins retraités, afin de lutter contre les déserts médicaux autant que contre la « fuite des savoirs ».
Le projet « continue d’avancer », assure le centre médical par voie de communiqué. L’un de ses fondateurs, Jérémy Renard, basé à Grenoble, fait ainsi savoir qu’une vingtaine de médecins ont déjà signé une lettre d’intention et que des locaux « proches de l’hypercentre », correspondant au cahier des charges, ont été trouvés. Soit un site d’environ 350 m² en mesure de permettre l’ouverture de 8 à 10 cabinets, comme spécifié trois mois plus tôt. À croire que le plus dur a été fait.
Pas exactement: « La question du financement reste délicate, explique Jérémy Renard. Il faut plusieurs centaines de milliers d’euros pour lancer le projet et le contexte actuel est particulièrement difficile pour trouver de l’argent ». Des financements sans lesquels le centre Odon-Vallet indique qu’il est impossible de signer le bail de location des locaux. Avec le risque que ceux-ci ne soient plus disponibles à l’avenir. Sans compter le possible découragement des médecins volontaires.
Le centre de spécialités médicales mise sur le mécénat
Les solutions? Le soutien des acteurs publics semble difficile, confie Hervé Pelloux, médecin grenoblois récemment retraité. « Avec la période des élections municipales qui arrive, nous entrons dans la réserve électorale, ce qui rend plus difficile l’obtention d’un soutien et un accord des élus », note-t-il. C’est pourquoi le centre choisit de mettre en avant le mécénat et ses « nombreux atouts pour attirer les entreprises et les organismes qui voudraient s’y intéresser ».
Les start-up spécialisées dans le matériel médical de la région grenobloise sont particulièrement dans le viseur. « Le CSMOV pourra en effet servir de lieu de première mise en œuvre des technologies que ces entreprises développent, une fois qu’elles auront obtenu toutes les autorisations et les validations nécessaires pour leurs équipements », envisage le centre. Qui ajoute que les mécènes pourraient, dès lors, « contribuer au développement des entreprises de pointe dans le secteur médical ».











3 réflexions sur « Grenoble : le projet de centre médical Odon-Vallet avance… mais manque de financements »
Super
Dans leur programme électoral de 2014, les LFIcolos de Piolle-Ruffin avaient déjà promis de « Renforcer les centres de santé ».
Résultat ? Rien.
Ah, si, les commerces n’ont pas été seuls à fermer. Il y a aussi les cabinets médicaux, parce que les médecins n’ont pas envie de s’installer dans le Grenoble en détresse des LFIcolos.
https://www.ledauphine.com/sante/2024/10/07/isere-sante-10-000-patients-bientot-orphelins-a-grenoble-ils-iront-aux-urgences-quand-il-sera-trop-tard
Heureuse épidémie d’initiatives à Grenoble – centres de santé Odon-Vallet, Flaubert, Berriat…pour pallier, ou mieux résoudre, le problème du désert médical grenoblois (en chiffres ronds, 6 médecins pour 10000 habitants, pour une moyenne départementale ou nationale de 9 médecins pour 10000 habitants). Sans oublier le problème de la clinique mutualiste…Merci à Place Gre’net pour sa série d’articles récents. Il semblerait qu’il y ait quand même eu un problème d’anticipation en dépit des incantations politiques qui perdurent maintenant en pleine campagne électorale. On retrouve bien le fait que les finances c’est le nerf de la guerre, pas sûr que les collectivités aient eu se ménager des marges de manœuvre.