FOCUS – À l’approche des élections municipales, Pierre Vasarely, président de la fondation du même nom, a adressé une lettre ouverte aux candidats grenoblois pour les sensibiliser à un enjeu culturel majeur : la restauration des Anneaux olympiques, œuvre monumentale créée par son grand-père, Victor Vasarely, à l’occasion des JO d’hiver de 1968. Intégrée aux gradins de l’anneau de vitesse du parc Paul-Mistral, cette œuvre, aujourd’hui en péril, attend une décision politique pour renaître.
Un appel pressant pour sauver un symbole grenoblois. À quelques semaines des élections municipales de mars 2026, Pierre Vasarely interpelle les candidats à la fonction de maire de Grenoble sur la restauration des Anneaux olympiques. Son objectif ? Mobiliser les futurs élus autour d’un projet d’intérêt général : celui consistant à redonner vie à un symbole de l’histoire olympique et artistique de Grenoble.
Victor Vasarely, à l’origine de l’Op Art, un art visuel utilisant les illusions d’optique
Les Anneaux olympiques de Victor Vasarely, considéré comme le père de l’Op Art1Art visuel qui utilise des illusions d’optique, illuminaient Grenoble lors des Jeux olympiques d’hiver de 1968. Ce grâce aux « effets stroboscopiques par juxtaposition de lamelles verticales noires et blanches qui alternent. À travers elle, j’exprimais également le soleil – le lumineux soleil de Grenoble », expliquait le plasticien. Une création, à la fois ludique et populaire, incarnant la vision avant-gardiste de Vasarely : « L’art des privilégiés doit devenir l’art de la communauté. »

La Fondation Vasarely souhaite réhabiliter l’œuvre des Anneaux olympiques, aujourd’hui recouverte en grande partie par des tags. © Fondation Vasarely
Cinquante-quatre ans plus tard, cette œuvre qui a marqué l’histoire de la ville est menacée. « La nuit est tombée sur ces éléments métalliques », alerte Pierre Vasarely dans sa lettre ouverte. « Sans une action concertée, cet héritage pourrait disparaître. » Une partie des Anneaux a déjà été démontée, tandis que le reste, encore en place, subit les outrages du temps et les dégradations comme les tags liées à la fréquentation du parc.
Un projet technique prêt à démarrer mais…
Stéphane Plisson, architecte grenoblois impliqué dans le projet, confirme que la restauration est tout à fait envisageable. « Les matériaux d’origine, des lames d’aluminium laqué noir et blanc, sont toujours disponibles et fabriqués par Hunter Douglas », précise-t-il. « Cela signifie que nous pouvons recréer l’œuvre à l’identique. »
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6 réflexions sur « Grenoble 2026 : la lettre ouverte de Pierre Vasarely pour sauver les Anneaux olympiques, héritage culturel et artistique »
Pour que ces œuvres soient recouvertes de tag ? Cet argent serait dilapidé pour rien ! 👎🏼
Cette photo de 2025 des anneaux olympiques est a l image de grenoble : bordelique. Sale et brouillonne.…
C’est loin d’être la seule oeuvre d’art détruite par les tags à Grenoble crassepitale verte.
https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2023/05/14/isere-une-oeuvre-d-art-noyee-sous-les-tags-ce-n-est-pas-digne-de-grenoble
Rien d’étonnant vu que les LFIcolos de Piolle-Ruffin défendent depuis 10 ans les tags et les tagueurs en subventionnant Jérôme Catz, selon qui « Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble, par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué »
https://www.placegrenet.fr/2024/06/26/grenoble-dix-unions-de-quartier-denoncent-la-proliferation-des-tags-et-pointent-du-doigt-le-street-art-fest/632128
L’histoire s’écrira : » Ha ! Le triste art ».
NB : Encore un art institutionnel de mégalo.
L’histoire écrira-t-elle « Triste art » ?
NB : Un art institutionnel mégalo (ce n” est pas un oxymore).
« Il y a un projet global de la mairie mais, sur cette partie-là, le plan d’aménagement du parc Paul-Mistral est très flou. Il faut alors réfléchir à comment requalifier cet espace, qui est actuellement sans projet. »
…pas de projets, comme tant d’autres lieux laissés complètement à l’abandon. C’est difficile de reprocher l’appropriation populaire de lieux laissé complètement à l’abandon !
Mais je suis sur que la mairie va trouver une super solution : céder les lieux au secteur privé pour en faire un clinquant espace cowo, une halle gourmande ou un nième centre commercial… personnellement je préfère encore les graphity !
Concernant l’œuvre de Vasarely, bien sûr qu’il serait indigue de la laisser disparaitre ! Mais je me demande si ça place est toujours à cet endroit en haut des gradins. Peut être pourrait elle être restauré ailleurs ?