Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de 1968. © AMMG

Jeux olympiques de 1968 : Grenoble et ses partenaires rallument la flamme

Jeux olympiques de 1968 : Grenoble et ses partenaires rallument la flamme

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FOCUS – Pour célébrer le 50e anniversaire des Jeux olympiques d’hiver de Grenoble, de nombreuses festivités sont prévues dans la capitale des Alpes et dans les stations iséroises, notamment début 2018. Objectif : « créer un événement festif, populaire, sportif, culturel, intergénérationnel ».

 

 

Cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. © AMMG

Cérémonie d’ou­ver­ture des Jeux olym­piques d’hi­ver de Grenoble, le 6 février 1968. © AMMG

 

« En 1968, il y a eu des mani­fes­ta­tions dans les rues mais aussi des mani­fes­ta­tions spor­tives. Avant mai, il y a eu février. » Avec son début d’intervention, Lionel Beffre, a fait sou­rire l’assistance four­nie venue assis­ter, jeudi 12 octobre, à la pré­sen­ta­tion des fes­ti­vi­tés des 50 ans des Jeux olym­piques, à l’Hôtel de Ville de Grenoble.

 

 

 L’héritage patrimonial des JO

 

 

« Au-delà de l’événement spor­tif réussi, aujourd’hui, il fait par­tie inté­grante de la ville de Grenoble et de son his­toire », rap­pelle le pré­fet de l’Isère. « Il a façonné l’image et la ville de Grenoble elle-même. »

 

Construction de l'Hôtel de Ville de Grenoble à l'occasion des JO de 1968. © AMMG

Construction de l’Hôtel de Ville de Grenoble à l’oc­ca­sion des JO de 1968. © AMMG

Et le maire Éric Piolle de don­ner des exemples concrets de l’apport des JO pour la capi­tale des Alpes en termes de patri­moine : « la mai­rie, le Palais des sports, le vil­lage olym­pique, la gare, la Maison de la culture, des quar­tiers entiers, le centre de presse de Malherbe et des amé­na­ge­ments dans les sta­tions. » La liste est longue, comme l’est celle des fes­ti­vi­tés de ce cinquantenaire.

 

Ce 50e anni­ver­saire des JO de 1968 va être l’occasion de rendre hom­mage aux ouvriers étran­gers qui ont par­ti­cipé à la trans­for­ma­tion de Grenoble et qui y sont res­tés. Une expo­si­tion de pho­tos se dérou­lera ainsi du 5 mars au 5 avril 2018 à la Maison de l’international. Bernard Méric est parti à la ren­contre de ces construc­teurs pour réa­li­ser une série de por­traits. « Cela per­met de voir aussi dans quelles condi­tions aujourd’hui ces gens-là sont par­fois héber­gés », sou­ligne Éric Piolle. « Nous devons à cha­cun la recon­nais­sance pour sa contri­bu­tion à l’histoire de la ville. C’est impor­tant. »

 

 

Des Jeux olympiques des scolaires en février

 

 

Lors de ces célé­bra­tions, le Palais des sports, qui a fêté ses 50 ans le 12 octobre der­nier, sera remis en glace du 3 au 27 février. En 1968, outre la céré­mo­nie de clô­ture, il avait accueilli les épreuves de pati­nage. À cette occa­sion, l’Américaine Peggy Fleming avait décro­ché le sacre olym­pique. Certains se sou­viennent sans doute encore de la tenue cou­leur char­treuse qu’elle portait.

 

Objectif du 50e anniversaire des Jeux olympiques de Grenoble : « créer un événement festif, populaire, sportif, culturel, intergénérationnel ».Le Palais des sports de Grenoble en pleine construction. Il a été inauguré le 12 octobre 1967. © AMMG

Le Palais des sports de Grenoble en pleine construc­tion. Il a été inau­guré le 12 octobre 1967. © AMMG

 

En février 2018, le public pourra trou­ver dans l’enceinte, outre la pati­noire de 45 m x 20 m, des cha­lets, des expo­si­tions et du biath­lon. Le Palais des sports va ainsi se reprendre aux Jeux. C’est d’autant plus vrai qu’il accueillera du cur­ling et du pati­nage artis­tique lors des Schools Winter Games.

 

Ces Jeux olym­piques des sco­laires, orga­ni­sés par l’Éducation natio­nale, se dérou­le­ront du 5 au 10 février. Ce sont 20 nations qui s’affronteront sur onze épreuves. Les sta­tions et les mas­sifs isé­rois seront alors à l’honneur. Et, comme en 1968, Chamrousse res­tera le ber­ceau du ski alpin, après avoir orga­nisé son évé­ne­ment phare : la course des légendes le 23 janvier.

 

 

Éric Piolle : « Un projet qui nous occupe depuis un an et demi »

 

 

Le pla­teau du Vercors sera quant à lui bien servi avec le ski de fond, le saut à skis, le biath­lon et le hockey sur glace. En paral­lèle, se dérou­lera la 40e édi­tion de la Foulée blanche à Autrans. Décalé exprès cette année du 3 au 7 février, le ren­dez-vous majeur du ski nor­dique se met­tra aux cou­leurs des 50 ans des JO. Enfin, l’Alpe d’Huez, théâtre du bobs­leigh en 68, accueillera le ski free­style et le snowboard.

 

Eric Piolle, maire de Grenoble, et Yannick Belle, vice-pré­sident de la Métropole chargé notam­ment de la poli­tique spor­tive, lors du lan­ce­ment, le 12 octobre, des fes­ti­vi­tés des 50 ans des Jeux de Grenoble. © Laurent Genin

Ce 50e anni­ver­saire se veut « un évé­ne­ment fes­tif, popu­laire, spor­tif, cultu­rel, inter­gé­né­ra­tion­nel », explique Éric Piolle. Une volonté par­ta­gée par tous les organisateurs.

 

Le maire de Grenoble a par ailleurs insisté sur « la dimen­sion par­te­na­riale de ce pro­jet qui nous occupe depuis un an et demi ». Le “nous” dési­gnant la Ville de Grenoble, la Métropole, le Conseil dépar­te­men­tal de l’Isère, l’État, les fédé­ra­tions et le Coljog (Conservatoire obser­va­toire labo­ra­toire des Jeux olym­piques de Grenoble) notamment.

 

 

Yannick Belle : « Perpétuer l’esprit olympique sur notre territoire »

 

 

« Avec la Ville de Grenoble, nous tra­vaillons essen­tiel­le­ment sur la célé­bra­tion de ce 50anni­ver­saire autour du spec­tacle du 6 février », illustre Yannick Belle, vice-pré­sident de la Métropole, notam­ment chargé de la poli­tique spor­tive. Le 6 février 2018, il y aura en effet 50 ans jour pour jour qu’aura eu lieu la céré­mo­nie d’ouverture des Jeux de Grenoble. Ce spec­tacle, « un son et lumière », devrait s’inscrire dans ce côté fes­tif. Tout comme l’accueil des cham­pions fran­çais de retour des JO de Pyeongchang, en Corée du Sud, le 26 février.

 

« La Métropole et ses par­te­naires veulent aussi per­pé­tuer l’esprit olym­pique sur notre ter­ri­toire au sens large », ajoute Yannick Belle. Cela passe par l’accueil d’événements comme « les Internationaux de pati­nage dès novembre [du 17 au 19, ndlr], le Critérium du Dauphiné en 2018, la Coupe du monde fémi­nine au stade des Alpes en 2019 et, nous l’espérons, le Tour de France la même année. » De grandes com­pé­ti­tions spor­tives qui collent bien à la devise olym­pique : “Plus vite, plus haut, plus fort”.

 

Laurent Genin

 

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