REPORTAGE – Face à la multiplication des situations de mal-logement et de sans-abrisme touchant des collégiens de l’agglomération grenobloise, une centaine d’enseignants de collèges, de personnels éducatifs, de militants et de syndicalistes se sont rassemblés mercredi 17 décembre 2025 devant l’hôtel du Département. Soutenus par le collectif Enfants migrants à l’école, ils ont dénoncé « l’inaction des pouvoirs publics » et demandé des solutions d’hébergement pérennes pour les familles concernées. Le Département répond, pour sa part, que l’hébergement d’urgence n’est pas de sa responsabilité.
Enseignants, personnels éducatifs, syndicalistes, parents d’élèves et militants associatifs… Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées à 15 h 30, mercredi 17 décembre, devant l’hôtel du Département de l’Isère pour dénoncer les situations d’élèves de différents collèges mal logés ou sans abri.
Ce rassemblement s’inscrivait dans la continuité de la journée de mobilisation organisée la veille dans plusieurs collèges de l’agglomération grenobloise1Notamment les collèges Vercors, Lucie-Aubrac, Les Saules, Fantin-Latour, Olympique, Jules-Valllès et Gérard-Philippe.. Une journée marquée par des occupations symboliques d’établissements scolaires pour rendre visibles des situations jugées « intolérables » : des élèves scolarisés dormant à la rue ou hébergés dans une extrême précarité.

La veille du rassemblement, les enseignants mobilisés avaient organisé plusieurs actions pour soutenir des familles sans abris, comme ici devant le collège Lucie-Aubrac. DR
Les manifestants entendaient ainsi interpeller directement le Département, responsable de l’action sociale et du bâti des collèges, sur ce qu’ils considèrent comme un manquement grave à la protection de l’enfance. « Pas un·e élève à la rue », ont-ils exigé.
Lors d’une prise de parole collective, des représentants du collectif Enfants migrants à l’école ont dressé un tableau alarmant de la situation locale. En effet, dans l’agglomération grenobloise, environ 450 enfants (dont 240 sur la seule ville de Grenoble) vivraient aujourd’hui dans la rue ou seraient sans logement stable et hébergés de manière précaire (en squat, en bidonville ou chez des tiers).
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Une réflexion sur « « Pas un·e élève à la rue » : personnels éducatifs de collèges et militants interpellent l’Etat et le Département de l’Isère »
Avoir des « papiers » et un toit n’est ni une obligation de la part de l’état, ni automatique, et encore moins un dû! 🙄