REPORTAGE – À l’appel du collectif StopMicro, près d’une trentaine de militants se sont retrouvés sur le parvis de l’espace Agora de Saint-Ismier, en marge du conseil communautaire de la Communauté de communes Le Grésivaudan (CCLG), lundi 29 septembre en fin d’après-midi. Leur cible : le projet d’extension de la zone d’activité économique (ZAE) des Fontaines à Bernin, assimilé à un agrandissement masqué de Soitec. Mais aussi, plus largement, la politique d’aménagement du Grésivaudan, accusé de sacrifier terres agricoles et zones humides au profit des intérêts industriels.
« Ici, les industriels font ce qu’ils veulent », a lâché Nicolas, membre du collectif StopMicro accompagné d’un trentaine de militants rassemblés lundi 29 septembre 2025 en fin d’après-midi devant l’espace Agora de Saint-Ismier. Tous entendaient s’opposer à l’extension de la ZAE des Fontaines, à Bernin, considérée comme une menace pour dix hectares de terres agricoles, et plus largement à une politique d’aménagement accusée de sacrifier l’environnement au profit des intérêts industriels.
Affublés de masques à l’effigie d’Henri Baile, président de la CCLG, et de son vice-président à l’économie Jean-François Clappaz, qu’ils dépeignent comme « d’affreux bétonneurs », les militants ont donné le ton d’une action à la fois festive et déterminée.
En guise de provocation symbolique, une pelle, supposée en or, plantée dans un petit tas de ciment, était offerte aux élus qui commençaient à arriver pour participer au conseil communautaire de la CCLG, dans l’amphithéâtre de l’Agora.

Les militants de STopMicro ont symboliquement offert une pelle supposée en or plantée sur un tas de ciment aux élus de la CCLG. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Au nombre des collectifs et associations environnementales venues soutenir StopMicro : Grignon pour l’autonomie alimentaire, Grésivaudan nord environnement (Grene), BernInformé, Stop Lyon-Turin ou encore EELV Grésivaudan, tous contre la « bétonisation » et « l’artificialisation [des sols, ndlr] d’un autre temps ». Leur mot d’ordre commun : s’opposer à une politique d’aménagement jugée trop conciliante avec les grands groupes de la microélectronique.
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3 réflexions sur « Soitec à Bernin : le collectif StopMicro dénonce « l’urbanisation illégale » d’une parcelle agricole avec la « complicité » des élus »
« La radicalisation » serait-elle un élément du comportement normal ? » ( ou des œillères des 2 côtés) .
Certes terres agricoles! Mais les habitants ne seraient-ils pas là des néoruraux ? Quel est donc le pourcentage d’ habitants qui ont une toute simple activité avec la terre: « Planter des choux » ?
De l’autre côté, le palabre permanent au téléphone (à mémoire Sx ) vous permet-il de remplir votre assiette de choux?
NB: Au fait! S’en est fini des caméras locales dans les téléphones … La pomme est à présent au niveau du pépin. (Si je me Trompe aujourd’hui)
« La division des taches n’est pas le partage des taches ». »
Ils peuvent aller faire la fête devant Vencorex puisque l’entreprise s’arrête.
Ils ne seront content que lorsque St Micro et Soitec partiront hors de France et que les employés perdront leur emploi ! 👎🏼