FOCUS – Avec les retraits annoncés de Margot Belair et de Nicolas Beron Perez, le processus de désignation d’une tête de liste pour représenter la majorité sortante de Grenoble lors des municipales de 2026 ne compte plus que deux candidates : Laurence Ruffin et Lucille Lheureux. Cette dernière a dénoncé des « pressions » de la part du maire de Grenoble, tandis que le communiste Nicolas Beron Perez fait part de son « amertume » vis-à-vis des modalités de la démarche, dans des courriels internes rendus publics.
La désignation de la tête de liste pour représenter la majorité sortante de Grenoble aux municipales 2026 vire-t-elle à la farce lugubre? C’est l’impression que peut donner l’annonce de deux désistements en l’espace de quelques jours, réduisant le nombre de candidats (et, en l’occurrence de candidates), à deux contre quatre initialement. Ceci alors que le nom de la tête de liste doit être révélé le dimanche 21 septembre 2025. En laissant les rancœurs au placard?

Quand les Écologistes de Grenoble chargeaient Margot Belair, Lucille Lheureux et Laurence Ruffin de construire un projet pour les municipales avant de désigner une tête de liste, le 28 janvier 2025. © EELV Grenoble
À l’origine, trois élus s’étaient portés « volontaires », à savoir candidats à la candidature : les Ecologistes Lucille Lheureux et Margot Belair, ainsi que le communiste Nicolas Beron Perez. À ceux-là s’ajoutait Laurence Ruffin, cheffe d’entreprise grenobloise, dont nul n’ignorait qu’elle avait les faveurs du maire sortant Éric Piolle. Au point d’exercer des pressions sur Lucille Lheureux pour qu’elle retire sa candidature? C’est, en tout cas, ce que l’élue a dénoncé auprès des instances des Écologistes.
Margot Belair se retire de la course
Si Lucille Lheureux ne retire pas sa candidature pour autant, Margot Belair a, pour sa part, annoncé jeter l’éponge. Tout comme sa camarade, c’est au Dauphiné libéré qu’elle a réservé la primeur d’un entretien, assumant auprès de Place Gre’net avoir « privilégié » nos confrères du quotidien régional. Ce avant de proposer de nous envoyer « quelques éléments« … postés quasi simultanément sur les réseaux sociaux. Et tant pis pour la pluralité de la presse, gage d’une démocratie saine.

Margot Belair, membre de la majorité sortante, a annoncé le retrait de sa candidature à la candidature. © Corentin Bemol – Place Gre’net
Les « quelques éléments » de Margot Belair? L’élue assure s’être « engagée pleinement dans la démarche des volontaires » et met en avant une « aventure collective » qui remonte en réalité à la préparation des municipales de 2019. Forte de son expérience d’adjointe de Grenoble et d’élue métropolitaine, elle reconnaît avoir envisagé « LA question« , celle de concourir à la mairie de Grenoble en 2026.
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4 réflexions sur « Grenoble : plus que deux « volontaires » pour représenter la majorité sortante… sur fond d’aigreur et de confusion »
Nicolas Beron Perez l’a écrit : « veni, vidi, evomui » (« je suis venu, j’ai vu, j’ai vomi ».
C’est bien ça les LFIcolos et après 11 ans de tromperies ils voudraient qu’on vote pour eux ? Vivement que Grenoble tourne la page, on en peut plus de cette secte au pouvoir.
PS EELV LFI La gauche et l’extrême gauche islamo-gauchiste à Grenoble, on a déjà donné et constaté les résultats catastrophiques de leur politique! DEHORS !
L’article évoque tribune et conférence de presse récentes sur le sujet de la gratuité des transports. Toute une série d’articles dans la presse nationale évoque un récent rapport de la Cour des comptes sur ce sujet et qui rejoint les arguments développés contre.
https://www.lefigaro.fr/societes/la-cour-des-comptes-opposee-a-la-gratuite-des-trams-metros-et-bus-20250915
Pour faire court, la Cour des comptes explique que c’est avant tout la qualité de l’offre en terme de réseau et de fréquence qui permettent de promouvoir les transports en commun et non pas la gratuité. La question sociale peut être résolue en proposant des tarifs sociaux bien ciblé. La gratuité n’entraîne de pas de report modal de la voiture vers les transports en commun, les voyageurs en plus ce sont des piétons et des cyclistes qui vont utiliser des transports en commun pour des trajets courts et donc cela sans effet sur la pollution.
Il y a quand même beaucoup de crabes dans le panier…
Si certains de ces apparatchiks sont sans doute d’honorables second couteau, on peut s’interroger sur leur envergure pour devenir maire de Grenoble. Et d’ailleurs il semble que les instances de leur propre parti ont déjà tranché cette question. Avec le système de primaire qui semble ne pas bien avoir fonctionné aussi pour Grenoble capitale citoyenne, c’est finalement le chef de file des insoumis qui a visé juste en déclarant qu’il n’y avait rien de bon à attendre de ce type de procédure de désignation sur la place publique… Les crabes doivent se battre en amont.