FOCUS – Éric Piolle profite de l’été 2025 pour adresser un nouveau courrier aux Grenoblois, en forme d’adieu cette fois et surtout de bilan (forcément flatteur) de ses deux mandats en tant que maire… Quitte à passer sous silence la participation de la Métropole. Fidèle à son engagement, l’édile ne se représentera pas en 2026, mais il se garde bien d’aborder la question de son avenir politique personnel.
On n’est jamais mieux servi que par soi-même. C’est ce que s’est manifestement dit Éric Piolle qui a profité du mois de juillet 2025 pour dresser le bilan (anticipé) de ses douze ans en tant que maire de Grenoble. Ceci alors que, fidèle à l’engagement qu’il avait pris dès 2014, l’élu a indiqué ne pas se présenter pour un troisième mandat, laissant le soin à un triumvirat féminin (voire un quatuor mixte) de désigner qui représentera la majorité sortante.

Margot Belair, Lucile Lheureux et Laurence Ruffin forment un triumvirat féminin en charge de désigner la candidate de la majorité grenobloise sortante pour 2026… mais entretemps, Nicolas Beron-Perez s’est ajouté à la photo de famille. © EELV Grenoble
Quelle forme a choisie le maire pour faire l’état des lieux de ses deux mandats… et au passage adresser ses adieux à ses administrés? Celle d’une lettre distribuée dans les boîtes à lettres des habitants de Grenoble, sobrement datée de « juillet 2025« .
Soit le même mode d’expression qu’Éric Piolle avait choisi en juillet 2024, à l’occasion des 80 ans de la libération de Grenoble, ou encore en septembre 2023 pour justifier la hausse de 25 % de la taxe foncière, adoptée quelques mois plus tôt.
« Un débat public de plus en plus nauséabond »
« C’est avec émotion et responsabilité que j’achèverai, en mars prochain, douze années au service de Grenoble, à votre service, déclare Éric Piolle en préambule aux Grenoblois. Votre énergie et notre amour commun pour notre ville m’auront porté pendant ces deux mandats« , poursuit-il, avant de vanter le caractère de « ville pionnière » de Grenoble. Et sans hésiter à établir un parallèle entre la Révolution française, la Résistance… et le titre de Capitale verte européenne en 2022.
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6 réflexions sur « Éric Piolle adresse une lettre d’adieu aux Grenoblois : bilan (flatteur) ou « propagande » ? »
Ciao pantin !
Dans quel état il a mis Grenoble avec ses complices LFI et de gauche à la Métropole ! 👎🏼
C’est exactement comme l’a dit son ancien adjoint Hakim Sabri : « Le Canard Enchaîné lui avait décerné le Melon d’or, moi je veux carrément lui donner la Pastèque d’or ! ».
Adieu Piolle, à toi et à ta « nouvelle incarnation » Laurence Ruffin. La page est déjà tournée, Grenoble t’a déjà oublié.
https://www.ledauphine.com/politique/2023/05/12/mais-pourquoi-sept-elus-attaquent-eric-piolle-pour-exces-de-pouvoir
Autosatisfaction de rigueur pour un élu sortant.
Une bonne raison de rappeler à cet élu les éléments manquants de son mandat
Insécurité accrue
Décroissance commerciale
Réduction drastique de l’accessibilité par réduction des stationnements
Appauvrissement des grenoblois par l’explosion de la taxe foncière
….
Au delà de la difficulté des responsabilités publiques, et les soucis de communication de Mr Piolle, les résultats sont là !
Espaces publiques végétalisés, voies cyclables développés, baisse de la circulation routière, et baisse de la pollution.
Je ne pense pas qu’avec Carignon on évoluera dans ce sens!
Bon Été à tous.
Non le débat n’est pas « nauséabond » : il y a juste que Mr Piolle n’assume pas qu’on pointe du doigt son mauvais bilan (stationnement payant partout, très forte hausse de la taxe foncière, fermetures de piscines et de bibliothèqte et moults activités culturelles et associatives…, insécurité, patrimoine à l’abandon…). D’ailleurs le Maire n’ose même plus rencontrer les grenoblois !
Oui sa lettre est politicienne.