FOCUS – La cour administrative d’appel de Lyon a suspendu le congé « deuxième parent » adopté par la Métropole de Grenoble en décembre 2024 et confirmé la suspension d’une autre autorisation spéciale d’absence (Asa), le congé interruption de grossesse. Le président de la Métropole, Christophe Ferrari, dénonce une « décision brutale » et l’intercommunalité annonce saisir le Conseil d’État.
Nouveau rebondissement. La Métropole de Grenoble a annoncé, le vendredi 12 septembre 2025, la suspension du « congé deuxième parent« , adopté par l’intercommunalité en décembre 2024. Un congé qui alignait la durée du congé paternité sur celui du congé maternité, en le portant à dix semaines au total (contre 25 jours selon les textes). Ceci pour « permettre une meilleure répartition des tâches domestiques et des rôles parentaux dès la naissance de l’enfant« .

La Métropole de Grenoble a adopté trois autorisations spéciales d’absence en décembre 2025, dont un congé interruption de grossesse et un congé deuxième parent. © Florent Mathieu – Place Gre’net
L’adoption du congé deuxième parent s’accompagnait de deux autres mesures d’autorisations spéciales d’absence (Asa): un congé d’interruption de grossesse d’une durée de deux jours, « pour accompagner les femmes dans les douleurs physiques et émotionnelles que peut entraîner une interruption de grossesse« , et un congé menstruel, prévoyant la possibilité de 15 jours d’absence par an (sur présentation d’un certificat médical) pour les personnes souffrant de règles douloureuses.
La cour administrative d’appel suspend le congé deuxième parent
Autant de nouvelles Asa qui ont déplu à la préfète de l’Isère, laquelle a saisi le tribunal administratif de Grenoble dès le mois de janvier 2025. « Le 18 février, le tribunal administratif a rendu une décision historique, en reconnaissant le droit de la Métropole à instaurer des Autorisations spéciales d’absence pour le deuxième parent et en cas d’interruption de grossesse« , note la Métropole. Mais une seconde décision de justice, en juillet 2025, allait finalement aboutir à la suspension du congé interruption de grossesse.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 58 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










Une réflexion sur « Le « congé deuxième parent » adopté par la Métropole de Grenoble retoqué (à son tour) par la justice »
C’est bien une manie de la gauche Grenobloise et métropolitaine, de tenter d’imposer des mesures et lois sociales localement, décidées logiquement au niveau national, quite à le faire à grand coup de buzz et à grand coup d’augmentation de notre taxe foncière! 🙄