FLASH INFO – Le tribunal correctionnel de Grenoble a jugé, lundi 17 mars 2025, six hommes soupçonnés de proxénétisme. Les faits qui leur étaient reprochés ? Avoir assisté de jeunes Roumaines prostituées en centre-ville de Grenoble ou au bord de la route départementale 1532, entre les communes de La Rivière et de Veurey-Voroize.
Huit hommes (sur 31 soupçonnés au départ) avaient été mis en examen en 2019 pour avoir pris part à un réseau de prostitution de jeunes femmes roumaines dans la région grenobloise. Deux étant morts depuis et deux autres ayant disparu, ils n’étaient que quatre à s’être présentés devant le tribunal correctionnel de Grenoble, ce lundi 17 mars pour répondre de proxénétisme.
Les faits s’étaient déroulés en 2017 sur la RD 1532 et sur les grands boulevards, à Grenoble. Au cours de leurs investigations – déclenchées par des accidents réguliers sur la route départementale entre La Rivière et Veurey-Voroize comme l’a rapporté Le Dauphiné libéré –, les gendarmes avaient recensé 55 prostituées roumaines. Aucune n’avait toutefois confié travailler pour le compte d’un proxénète.
Les quatre hommes qui comparaissaient étaient suspectés d’avoir contribué à la prostitution d’une ou plusieurs de ces femmes. Que ce soit en les conduisant sur leur lieu de travail, en surveillant le secteur, en les hébergeant, en les nourrissant ou encore en leur fournissant des préservatifs. Et ce sans forcément en avoir tiré de revenus.
« Je n’ai pas touché un centime » s’est défendu un prévenu
Quasiment tous sans casiers judiciaires, les quatre prévenus ont expliqué « être tombés amoureux d’une prostituée« , comme le relate Le Dauphiné libéré, et n’avoir tiré aucun subside de leur activité. « Je n’ai mis personne au bord de la route, moi ! Je n’ai pas touché un centime du tout et c’est même moi qui lui ai donné 30 000 euros pour qu’elle répare sa maison en Roumanie », a été jusqu’à affirmer un homme de 57 ans qui s’est dit « escroqué » par une jeune prostituée qu’il avait hébergée « deux ou trois fois » et accompagnée six fois en Roumanie.

Seuls quatre hommes ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Grenoble, ce lundi 17 mars. © Place Gre’net – Tim Buisson
« Il n’y a pas besoin de tirer un quelconque revenu de la prostitution d’une femme pour être un proxénète », a rappelé la représentante du ministère public, toujours selon le quotidien. Et celle-ci de préciser : « Le simple fait d’aider ou de favoriser la prostitution d’autrui est considéré comme du proxénétisme en France, où on a une vision abolitionniste de la prostitution. »
L’un des prévenus a été relaxé. Les trois autres hommes présents et les deux prévenus absents ont, pour leur part, été reconnus coupables de proxénétisme. Ils écopent de peines de prison allant de six mois avec sursis à deux ans dont un an de sursis. Soit un an ferme.










