EN BREF – Un jeune homme de 17 ans qui portait une arme sur lui a été interpellé, mercredi 19 février à Renage, près de Beaucroissant. Il s’est accusé auprès des gendarmes d’avoir lancé, une semaine plus tôt, une grenade dans un bar associatif grenoblois du quartier Village olympique ayant blessé 15 personnes, avant de se rétracter devant les policiers chargés de l’enquête. Mais le suspect a quand même été mis en examen. [Article publié le 21 février à 14 heures puis mis à jour le 23 février]
Un jeune homme de 17 ans soupçonné d’être l’auteur de l’attaque à la grenade à Grenoble a été mis en examen et placé en détention provisoire pour, notamment, « tentative de meurtre en bande organisée » et détention d’arme, a fait savoir le parquet de Lyon, samedi 22 février, les enquêteurs disposant désormais de « preuves matérielles » concernant son implication dans cette affaire.
L’explosion avait fait 15 blessés dont six graves au sein du bar associatif l’Aksehir, situé place Claude-Kogan au Village olympique, un quartier sensible du sud de Grenoble. Yannick Neuder, ministre de la Santé, qui s’était rendu le lendemain au chevet des victimes, au centre hospitalier, avait dénoncé « un acte inadmissible« .
Quant au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, sur les lieux le surlendemain, il s’était dit choqué par « une technique de guerre » inédite en France et avait à cette occasion détaillé sa nouvelle stratégie pour lutter contre le crime organisé.
Le jeune homme s’était accusé…
Une semaine à peine après cette attaque qui avait défrayé la chronique, le jeune homme, appréhendé le 19 février 2025 à Renage, petite ville d’à peine plus de 3 300 habitants à 45 minutes au nord de Grenoble, s’était d’abord accusé d’être l’auteur du lancer de grenade, avait révélé Le Parisien dans la matinée du 21 février.
Le mineur paniqué et affirmant craindre des représailles « aurait demandé à un passant d’alerter les gendarmes », selon les informations du Dauphiné Libéré. Contrôlé par une patrouille de gendarmerie vers 5 h 30, il aurait alors été interpellé « sur la voie publique en possession d’un fusil à pompe », a précisé le parquet de Lyon. Il aurait expliqué aux gendarmes « avoir échappé à une tentative de meurtre quelques instants plus tôt« .
… avant de se rétracter
Entendu par les gendarmes de la compagnie de Saint-Marcellin, le jeune homme, par ailleurs connu des services de police, « aurait alors affirmé avoir participé à plusieurs fusillades récentes dans l’agglomération grenobloise, pour le compte de commanditaires, et même être l’homme qui a jeté une grenade dans le bar associatif du quartier du Village-olympique à Grenoble le 12 février« , selon le quotidien régional.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (de dos) s’était rendu sur les lieux de l’attaque à la grenade le lendemain. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Après son audition par les gendarmes, le suspect a été transféré jeudi 20 février à l’hôtel de police de Grenoble, dans les locaux de la Division de la criminalité organisée et spécialisée. Sa garde à vue se déroulait toutefois dans le cadre d’une enquête ouverte pour « détention d’arme de catégorie B, tentative d’homicide volontaire en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée », selon le parquet. Soit une enquête distincte que celle ouverte pour l’attaque à la grenade.
Le jeune homme aurait en effet refusé de confirmer sur procès-verbal lors de sa garde à vue ses précédentes déclarations orales et « nierait même désormais toute implication dans cette affaire« , a indiqué une source proche du dossier au quotidien régional.












Une réflexion sur « Attaque à la grenade dans le bar L’Aksehir de Grenoble : un mineur de 17 ans arrêté à Renage mis en examen »
Espérons que ceux qui ont incendié la bibliothèque se rendront aussi d’eux mêmes à la police.
Parce que c’est pas la caméra qui va dire qui ils sont vu qu’il n’y en avait pas.
Mettre une bibliothèque dans un quartier où ça brûle chaque semaine sans même mettre une caméra ! Il n’y a ça que chez les LFIcolos d’Eric « je m’en fous un peu », le mentor de Laurence Ruffin (j’oublie les deux pom pom girls).