EVENEMENT – Jusqu’au 2 février 2025, le centre du graphisme du Tracé, à Echirolles, propose son Rendez-vous. Il s’agit d’un ensemble de deux expositions : Sélections et un corpus d’œuvres de Loulou Picasso. Tout au long de l’événement, des ateliers sont aussi prévus.
« L’objectif visé est autant la rencontre du public avec le graphisme que la rencontre et le dialogue du Tracé avec le public, les habitants et les acteurs de son territoire », explique le centre de graphisme du Tracé, à Echirolles. Le Tracé ? Un établissement public administratif créé en 2021 qui regroupe le Centre du graphisme et le musée Géo-Charles, qui abrite des collections et des archives du XXe siècle autour de l’art, du sport et de la littérature, mais aussi le musée Viscose qui retrace les soixante ans de l’usine textile, fermée depuis 1989.
Après le départ de sa directrice Geneviève Calatayud courant 2024, cet espace culturel se trouvait dans la tourmente car sans personne à sa tête. Et ce jusqu’à sa reprise en main par Etienne Hervy en 2024, directeur actuel des lieux. Il peut désormais rouvrir au public avec Rendez-vous. Un événement qui rassemble deux expositions jusqu’au 2 février 2025 : Sélections ainsi qu’un corpus d’œuvres signées Loulou Picasso.

Le centre du graphisme, à Echirolles, a ouvert en 2021. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net
Ces expositions sont « volontairement simples et modestes », explique Le Tracé. L’objectif ? « Permettre l’appropriation par tous et toutes et être mises en place et accompagnées par un établissement en phase de réinvention. » Egalement au programme, des ateliers1En cours d’élaboration, le workshop « Ce qu’on voit, c’est un livre » se concentrera sur les moyens de représenter le livre en tant qu’objet., interventions et rencontres que le centre du graphisme aménagera au fil du temps. Ils s’adresseront aux publics de scolaires et d’étudiants, mais aussi aux visiteurs libres.
Ces activités doivent, elles aussi, « provoquer la rencontre et l’appropriation avec les enjeux et techniques de l’image et du graphisme », précise Le Tracé. Tout comme elles permettront de « réinstaller des interlocutions et des échanges avec le public, le territoire et ses acteurs culturels et sociaux ».
Le Tracé souhaite montrer l’omniprésence du livre dans la vie de chacun
Pour l’exposition Sélections – qui a par ailleurs été présentée lors de la cinquième biennale « Exemplaires – Formes et pratiques de l’édition » à Etoile-sur-Rhône (Drôme) en avril 2024 – neuf écoles d’art2Les écoles d’art de Metz, Rennes, Valence, Lyon, Genève, Strasbourg, Bruxelles, Toulouse et du Havre ont « travaillé à la constitution d’une série de livres autour d’une thématique choisie par elle ». Concrètement, il s’agit de livres sans texte, sans image, de catalogues d’exposition, ou encore de ceux « faits dans la lutte ou la douleur ».

Exposition Sélections, jusqu’au 2 février 2025 au Tracé, à Echirolles. © Le Tracé
À travers cette exposition, Le Tracé souhaite montrer l’omniprésence du livre dans la vie de chacun. Tout en rappelant que « la plupart du temps, le livre n’existe à nos yeux pas que pour ce qu’il contient, rarement pour sa façon de contenir et de diffuser ». Désormais objet d’art au sein de Sélections, il dévoile toutes ses dimensions aux visiteurs.
Une disposition originale pour des œuvres particulières
La petite particularité du Tracé est que ce bâtiment dispose de huit fenêtres donnant sur l’extérieur. Jusque-là, rien de bien étonnant. Sauf que ces ouvertures sont utilisées comme cadres pour exposer des toiles. Les œuvres sont ainsi visibles directement depuis la rue. Une disposition qui profitera aux affiches signées Loulou Picasso3Nom que s’est donné l’artiste quand il participait aux collections Bazooka production (1974-1980)., artiste français qui se nommait en réalité Jean-Louis Dupré.

Loulou Picasso sera exposé au Tracé, à Echirolles, jusqu’au 2 février 2025, lors de l’événement Rendez-vous. © Le Tracé
Aussi bien peintre que graphiste, l’homme réalisait des tableaux tout en nuances de gris. Ils renvoient ainsi « à une avant-garde de l’affiche illustrée ». Et tout particulièrement aux Rosta, du nom de l’agence télégraphique russe « dont les vitrines des bureaux disséminés sur le territoire servaient de support de diffusion » à la propagande soviétique.
Pour plus de détails, rendez-vous sur le site du Tracé dédié à ces deux expositions.








