EVENEMENT – Le festival militant organisé par La Cimade, Migrant’scène, revient dans l’agglomération grenobloise du 16 novembre au 2 décembre 2024. Afin de montrer la richesse des rencontres et d’encourager le vivre-ensemble, l’association d’aide aux migrants prévoit de faire appel à toutes les formes d’art.
Le festival Migrant’scène réaffirme haut et fort « qu’une société juste, inclusive et solidaire est bien plus désirable qu’un monde déchiré par la haine et le rejet des autres ». Evénement national né à Toulouse en 2006, il se présente comme un lieu de rencontres et d’échanges. Dans l’agglomération grenobloise, La Cimade, association d’aide aux migrants 1Elle accueille durant ses permanences des migrants pour les aider à effectuer des demandes d’asile ou de titres de séjour. se charge de son organisation.

La Cimade fait partie du collectif Bouge ta pref 38 qui organise régulièrement des actions pour mettre en lumière les difficultés rencontrées par les migrants. Comme ici en juin 2024. © Patrick L’Ecolier Apardap
Pour cette édition 2024, Migrant’scène se déroule du 16 novembre au 2 décembre. Et le festival prévoit des représentations en tout genre et pour tous les goûts. Dès le premier jour, les spectateurs pourront ainsi assister à la déambulation de la fanfare Combatucada, accompagnée de Frapp’ à dingues.
L’occasion pour les deux formations de proclamer le rejet des discriminations, des formes d’oppression ou encore de domination. Autre animation de rue : une matinée réservée aux « porteurs de parole », le 24 novembre. Les membres de l’association iront à la rencontre de passants pour échanger avec eux sur la solidarité.
De la musique pour animer le festival
La musique et la danse seront tout particulièrement au rendez-vous du festival Migrant’scène. Notamment avec « Je n’ai pas toujours dansé comme ça », où Bouba Landrille Tchouda racontera, grâce au hip hop, ses souvenirs d’enfant arrivé en France, plus précisément à la Villeneuve. Ou avec le « concert à histoires » intitulé Le Bal des casse-cailloux. Sans oublier Oro, de la compagnie Khor du Sénégal.
La Cimade souhaite que le public s’interroge à cette occasion sur sa relation à l’autre. C’est pourquoi elle mettra en particulier en scène la condition féminine dans le cadre de la migration à travers du street-art (art de rue). Le théâtre permettra aussi de traiter des sujets graves comme les émeutes et les exils et leurs conséquences sur un être humain. Ce sera notamment le thème de la pièce des Indisciplinés de l’Apardap, Mine de rien et terre promise.


