DÉCRYPTAGE – Le collectif de Grignon pour l’autonomie alimentaire vient de marquer un point dans son bras de fer contre la Communauté de communes du Grésivaudan qui veut créer une zone d’activité économique (ZAE) sur 8,5 ha de terres fertiles à Pontcharra. Dans son avis remis en septembre 2024, l’autorité environnementale alerte en effet sur les impacts délétères de ce projet pour l’environnement et la santé. Et somme le Grésivaudan de procéder à une évaluation environnementale, voire de renoncer à la ZAE de Grignon. Imperturbable, ce dernier maintient qu’elle est nécessaire pour le tissu économique.
L’aménagement d’une nouvelle zone d’activité économique sur la commune de Pontcharra sur 8,5 ha de terres fertiles n’est pas pour demain. En cause ? L’avis rendu le 12 septembre 2024 sur la ZAE de Grignon par la Dréal1Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, autrement dit l’autorité environnementale représentant le ministère de la transition écologique à l’échelle régionale. En résumé, le projet ne lui convient pas du tout, du fait des conséquences néfastes attendues sur l’environnement et la santé.

Ville de Pontcharrat
La Dréal demande ainsi à la communauté de communes de réaliser une évaluation environnementale. « Au vu de l’ensemble des informations fournies par le pétitionnaire (…), des connaissances disponibles à la date de la présente décision, le projet de création d’une zone d’activités économiques sur le site de Grignon situé sur la commune de Pontcharra est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement et sur la santé humaine (…) et justifie la réalisation d’une évaluation environnementale ».
Mais l’autorité environnementale ne demande pas seulement à la communauté de communes d’améliorer sa copie. Elle l’incite carrément à l’abandonner et à trouver des « solutions alternatives à l’urbanisation d’une nouvelle zone agricole et naturelle, au regard des enjeux environnementaux dont patrimoniaux ».
Des impacts négatifs multiples attendus sur l’environnement et la biodiversité
C’est avant tout l’importance de la superficie de foncier consommé par l’aménagement de ZAE qui interpelle la Dréal : «5,5 ha de milieux de prairies et éléments arbustifs et arborés isolés, voire de zones humides en bordure de canal dans un contexte d’urbanisation croissante du secteur » déplore l’autorité environnementale.
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2 réflexions sur « Future ZAE de Grignon à Pontcharra : le carton rouge de l’autorité environnementale »
Je trouve la tonalité générale de l’article assez déplaisante car il s’agit surtout d’un réquisitoire militant contre les élus du secteur. Le fait de demander une évaluation environnementale n’est que l’application du processus réglementaire, le lien hypertexte dans l’article renvoie d’ailleurs bien à la page dédiée du ministère qui sera bien instructive pour une grande majorité de lecteurs.Les services de la préfecture qui étudient les dossiers sont dans leur rôle, mais on sent bien quand même un certain risque de dogmatisme, de sanctuarisation de la nature qui risquent de rendre impossible tout aménagement même vertueux.
Bonjour, l’information est peut-être déplaisante à votre goût, mais elle est ce qu’elle est. Nous ne faisons que la relayer. Par ailleurs, vous n’avez sans doute pas eu accès à la totalité de l’article pour vous rendre compte que le point de vue et les arguments de l’intercommunalité sont dûment exposés.