FLASH INFO – Le groupe d’opposition de Grenoble Société civile et son chef de file Alain Carignon n’ont visiblement pas l’intention de laisser s’éteindre la polémique autour du spectacle Les Copains d’en bas. Alors que la pièce a fait scandale pour son sous-titre, « Comment vivre au quotidien à proximité d’un point de deal? » ajouté par la Ville de Grenoble, les opposants dénoncent aujourd’hui une « atteinte à la création culturelle« .
« La volonté de demander aux Grenoblois de s’adapter à la délinquance et de “copiner” avec elle témoigne du mépris de la municipalité à leur égard. Les moyens financiers accordés à cette opération plutôt qu’à lutter contre l’insécurité démontre le caractère totalement idéologique de sa politique« , juge en préambule le groupe Société Civile. Alain Carignon, son chef de file, avait d’ailleurs, dans les médias comme sur les réseaux sociaux, déjà dénoncé l’initiative de la Ville de Grenoble.
Mais les opposants appellent désormais le maire de Grenoble Éric Piolle à « condamner la décision qui a été prise par sa municipalité de détourner unilatéralement une création de son objet et de son esprit en ajoutant une mention sur l’affiche de la présentation de la pièce de théâtre« . Et même à « sanctionner l’élu qui a pris cette décision ou d’en tirer les conséquences pour lui-même s’il l’a décidé unilatéralement« .

La Ville de Grenoble avait apposé un bandeau à l’affiche originale de la pièce Les Copains d’en bas, indiquant « Comment vivre au quotidien à proximité d’un point de deal? » Pour le groupe Société civile, un tel ajout relève de l’atteinte à la création culturelle. © Artiflette
Pour le groupe, l’ajout du bandeau à l’affiche originale du spectacle Les Copains d’en bas « constitue un pas de plus dans la mainmise politique de la ville sur la culture« . Et de citer « l’obligation de signer une charte adhérent à ses objectifs pour obtenir une subvention« , ou encore la reprise de la gestion des théâtres municipaux par la municipalité. « Cette malversation culturelle par captation d’une création culturelle qui ne lui appartient pas prouve sa mentalité totalitaire« , concluent les élus d’opposition.
Dans un communiqué, la compagnie Artiflette, créatrice de la pièce Les Copains d’en bas qu’elle joue depuis plusieurs années, avait pour sa part confirmé ne pas être à l’origine du bandeau ajouté par la Ville de Grenoble. Auprès de Place Gre’net, l’élue d’opposition Nathalie Béranger réaffirme d’ailleurs que le groupe Société civile n’adresse pas de reproches à la compagnie. Contrairement au RN qui, pour sa part, l’a qualifiée « d’officine politique au service des élus de gauche et d’extrême gauche« .
Contactée par Place Gre’net concernant les accusations d’atteinte à la création culturelle contre sa pièce, la compagnie apporte pour toute réponse un proverbe: « Une fois que les roues du chariot sont cassées, tout le monde vous dira par où il ne fallait pas passer.«
La double-critique du groupe GDES de Grenoble
Le groupe GDES de Grenoble, composé des élus évincés de la majorité municipale après avoir critiqué la hausse de la taxe foncière, ont également exprimé leur position sur la polémique autour du spectacle Les Copains d’en bas. Par voie de communiqué, ceux-ci indiquent regretter l’annulation de la représentation de la pièce, « victime d’une polémique dont elle n’a aucun cas été à l’origine« , jugent-ils.
Les critiques du groupe sont doubles. Elles s’adressent d’abord à la Ville, en estimant que l’ajout d’un bandeau incriminé « était une faute« . « Ce sous-titre illustre la pensée hors-sol que peut avoir
Eric Piolle et sa majorité, qui portent une part de responsabilité dans le retentissement médiatique de ces derniers jours« , considèrent les élus.Mais GDES dit « condamner également la récupération à des fins purement politiciennes de cette polémique, en jetant l’opprobre sur une compagnie de théâtre qui n’a absolument rien demandé d’autre que de mener à bien ce projet« . « Non, la ville de Grenoble ne souhaite pas “donner des cours” aux grenoblois pour devenir les copains des dealers », ajoutent-ils, en visant directement la réaction d’Alain Carignon.
[Encadré ajouté le 11 janvier 2024 à 11 heures]










Une réflexion sur « Pièce de théâtre « Les Copains d’en bas »: la Ville de Grenoble accusée « d’atteinte à la création culturelle » »
Mais pas du tout ! La création culturelle couvre les murs de Grenoble :
ACAB,
Teurf Hoche,
Nique la BAC,
Fuck le 17,
PINSON,
solidarité lesbienne internationale,
etc
Quelle richesse ! Le monde nous envie. ICI C’EST GRENOBLE !
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