EN BREF- Le jeune homme de 19 ans jugé pour avoir, avec son frère mineur, agressé et menacé de mort plusieurs membres du personnel du collège Jules-Flandrin de Corenc, le 5 décembre 2023, a été condamné à trois ans de prison dont un an ferme par le tribunal correctionnel de Grenoble, lundi 8 janvier 2024. Maintenu en détention, le frère aîné a également écopé d’une interdiction de paraître dans la commune pendant trois ans.
Les « regrets » exprimés à l’audience par le prévenu n’auront pas suffi à convaincre les juges. Un mois après la violente intrusion et l’agression commises par deux frères au collège Jules-Flandrin de Corenc, l’aîné, âgé de 19 ans, a été condamné, lundi 8 janvier 2024, à trois ans de prison dont un an ferme par le tribunal correctionnel de Grenoble.

Les victimes, aux côtés de leur avocate Me Michèle Girod-Marc, ont décrit le traumatisme vécu le jour de l’agression et toujours bien présent, un mois après les faits. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Yanis C. avait refusé d’être jugé en comparution immédiate le 7 décembre 2023 mais avait été placé en détention provisoire jusqu’à son procès pour violences aggravées en récidive, dégradations et menaces de mort. Le tribunal avait alors justifié sa décision en indiquant vouloir « éviter la réitération » et « assurer l’absence de pression » envers les victimes.
Au collège de Corenc, des victimes traumatisées
Les faits avaient en effet suscité une vive émotion chez les membres du personnel du collège agressés ce jour-là. Le 5 décembre 2023, les deux frères s’étaient introduits dans l’enceinte de l’établissement, après avoir escaladé le portail, pour « demander des explications » au sujet du placement en foyer de leur jeune sœur, décidé par le parquet. La collégienne de 12 ans dénonçait des violences intrafamiliales.

Les deux frères avaient fait irruption dans l’enceinte du collège Jules-Flandrin, à Corenc, le 5 décembre 2023, avant d’agresser plusieurs membres de la direction et du personnel. © Google Street View
Le duo avait ensuite violemment pris à partie plusieurs personnes, dont la principale et son adjointe, une assistante sociale, un agent d’entretien ainsi qu’un enseignant ayant tenté de s’interposer. Certaines des victimes avaient été menacées de mort et frappées. Sur les bancs des parties civiles, deux d’entre elles ont d’ailleurs témoigné du traumatisme vécu et des conséquences sur leur quotidien.
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