FLASH INFO – L’annonce du nom de la “remplaçante” de Nicolas Pinel n’aura pas traîné. Alors que l’élu d’opposition de Grenoble, membre du groupe Société civile, a vu sa condamnation pour escroquerie et faux confirmée, le nom de Charah Bentaleb est apparu dans le dernier communiqué en date du groupe rassemblé autour d’Alain Carignon, avant d’être officialisé quelques heures plus tard.
Charah Bentaleb, dont le prénom est parfois orthographié “Sharah”, s’était engagée auprès d’Alain Carignon très tôt dans la campagne des municipales. Début 2019, elle apparaissait ainsi déjà au sein du collectif de la Société civile avec Alain Carignon, aux cotés de deux futures élues, à savoir Dominique Spini et Anne Roche. « Je n’ai pas honte de dire que je n’ai jamais voté« , déclarait alors Charah Bentaleb. Qui, pourtant, allait se décrire comme « socialiste« , un an plus tard, auprès du Dauphiné libéré.
Une chose est sûre: Charah Bentaleb est architecte de formation, une profession qui a pesé dans son engagement en politique. Elle était notamment porteuse du projet de « montagne magique de la biodiversité » défendu par Alain Carignon, dans le cadre des élections municipales. L’idée? Réhabiliter l’Institut Dolomieu et l’ancien Institut de géographie alpine pour marquer « la renaissance écologique, économique, touristique, éducative et culturelle » de Grenoble, et de son site emblématique de la Bastille.

Quand Alain Carignon, Charah Bentaleb, Céline Julien et Karim Jenani présentaient leur projet pour la Bastille, dans le cadre des élections municipales de Grenoble 2020. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« Au début du mandat d’Éric Piolle, j’avais été très heureuse de savoir que Grenoble allait être dirigée par un maire écologiste et j’avais fondé beaucoup d’espoirs en lui. J’espérais voir cette ville plus verte. J’ai été déçue et très en colère« , expliquait Charah Bentaleb dans un clip de campagne en 2020. Non sans dire tout le bien qu’elle pensait d’Alain Carignon, rencontré « par un pur hasard« : « J’ai trouvé que c’était un homme très investi, parce qu’il aime réellement sa ville. »
« Cette femme engagée qui porte un jugement très sévère sur la gestion municipale actuelle apportera notamment sa contribution sur les questions d’urbanisme, d’esthétique de la ville, de vivre-ensemble« , indique pour sa part le groupe d’opposition. Un groupe désormais composé de quatre femmes et de deux hommes… dont un, Chérif Boutafa, condamné pour sa part dans l’affaire des restaurants asiatiques de Grenoble. L’élu a fait appel de la décision, en attente d’un nouveau jugement.









