FOCUS – En conflit avec leur direction depuis le 15 mars, des étudiants de l’école de travail social Ocellia d’Échirolles ont, pour la troisième fois consécutive, totalement bloqué leur établissement ce jeudi 13 avril 2023. Les élèves demandent des comptes à leur direction pour qu’elle puisse améliorer leurs droits d’étudiants et syndicaux ainsi que leurs conditions de travail. Ce à travers une lettre ouverte adressée aux instances de direction des écoles Ocellia, pour l’heure restée sans réponse formelle bien que la directrice générale laisse percevoir quelques avancées encourageantes.
« Nous sommes mobilisés depuis le 15 mars à la fois contre la réforme des retraites et pour des revendications catégorielles », indique Camille, élève de 1re année à l’Institut de travail social Ocellia d’Échirolles1L’ex-institut de formation en travail social (IFTS) d’Échirolles.. Également membre du Comité de mobilisation des étudiantes et étudiants en travail social de l’Isère, cette jeune élève participait à un blocage total2Aucun cours ne pouvait être dispensé.de son établissement jeudi 13 avril, qui marquait la nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites.
En l’occurrence, le troisième blocage depuis le début du conflit, après ceux des 6 et 7 avril, pour montrer leur détermination à défendre leurs droits tout autant qu’améliorer leurs conditions d’études.

Les étudiants en travail social d’Ocellia sont en conflit avec leur direction. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Principalement en cause, l’implication des élèves de l’école dans la lutte contre la réforme des retraites à travers des piquets de grève. « Dans ce cadre, nous nous sommes heurtés à une première difficulté car, si nous avons trop d’heures d’absence injustifiées, notre direction peut faire le choix de ne pas nous présenter au diplôme d’État », explique Camille.
D’où un grand sentiment d’injustice qui a débouché sur l’organisation d’une assemblée générale « pour faire un état des lieux quant à nos conditions de formation », poursuit la jeune fille. Le constat global ? Celui d’un manque d’accompagnement lors des stages, provoquant des burn out ou des états de dépression dans les rangs des élèves. « Vu que le secteur social est en crise, ils se retrouvent sur des postes à grosses responsabilités où ils se sentent livrés à eux-mêmes », déplore ainsi Camille.
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