ÉVÉNEMENT – L’illustrateur Simon Frankart expose certaines de ses œuvres à la médiathèque intercommunale Gilbert-Dalet de Crolles jusqu’au samedi 11 mars 2023. Au programme : des mots coquins accompagnés de dessins érotiques. Le public (averti) pourra venir le rencontrer vendredi 3, à l’occasion d’une soirée d’échange, conclue par une séance de dédicaces.
Petites Luxures, sa page Instagram, l’a révélé et regroupe aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. L’illustrateur Simon Frankart travaille à l’encre et partage avec le monde entier ses ‘Dessins d’intimité’. Il vient d’en tirer un livre, Lettre aimée, publié aux éditions Hoëbeke. Un ouvrage construit à partir des textes sensuels que l’artiste a ‘commandés’ à sa communauté active sur les réseaux sociaux.

Simon Frankart travaille à l’encre. Pour l’exposition à Crolles, il présente ses dessins en vis-à-vis de lettres rédigées par sa communauté Instagram. DR
Bien différent des créations de The Street Yeti visibles au centre Montrigaud de Seyssins, le résultat est actuellement à (re)découvrir à la médiathèque Gilbert-Dalet de Crolles, jusqu’au samedi 11 mars. « Une exposition intime et inédite autour d’un érotisme décomplexé et sensible », résument ses organisateurs.
Au programme : la présentation des lettres que Simon Frankart a reçues et les dessins qu’il a réalisés en s’en inspirant, le tout dans l’esprit de son nouvel ouvrage. Un événement évidemment un peu canaille et, de ce fait, destiné plutôt à un public averti.
Une porte ouverte sur l’intime, loin des clichés de la pornographie
L’équipe de la médiathèque accueillera Simon Frankart vendredi 3 mars, à partir de 20 heures, pour une rencontre dessinée et une séance de dédicaces. Bien que toujours soucieux de créer des interactions avec son public, l’artiste cultive – presque paradoxalement – une relative retenue, si ce n’est une discrétion. L’occasion de dévoiler un peu de son mystère.

L’exposition à la médiathèque de Crolles reprend le principe de Lettre aimée, un ouvrage que Simon Frankart a publié, en lien avec celui qu’il présente sur les réseaux sociaux. DR
« C’était vraiment une volonté de ma part, au tout départ, d’être absent en tant que personne, a-t-il confié dans une interview face caméra, pour Europe 1. Je voulais que les gens se projettent sur les dessins sans savoir qui les avait dessinés. J’ai finalement fini par sortir du bois au bout de quatre ans, parce que d’autres se faisaient passer pour moi et répondaient aux interviews à ma place. »
L’artiste tient aussi à affirmer la différence entre son style (« érotico-poétique », selon ses termes) et la pornographie. Sa première source d’inspiration ? L’intimité. Chez lui, il n’est pas question de filmer des ébats ou même d’utiliser des modèles vivants. « Cela va rassurer mon épouse : j’ai beaucoup plus fantasmé les femmes que je n’en ai rencontrées », a-t-il également indiqué.
Ce qu’il dessine et raconte des hommes et des femmes, directement ou par procuration, sortirait directement de son imagination. Pour lui, dans le monde réel, l’amour s’exprime d’abord dans le secret d’une chambre à coucher…








