Plusieurs organisations (Cisem, Cimade, Collectif Malherbe, Dal 38, Ecole ici et maintenant, Intersyndicale enfants migrants, RESF 38) ont lancé, mercredi 2 novembre 2022, à l'école Malherbe, un appel à occuper les écoles pour mettre à l'abri les enfants à la rue. © Manuel Pavard - Place Gre'net

Grenoble : plu­sieurs orga­ni­sa­tions lancent un appel à occu­per les écoles pour mettre à l’a­bri les enfants dor­mant à la rue

Grenoble : plu­sieurs orga­ni­sa­tions lancent un appel à occu­per les écoles pour mettre à l’a­bri les enfants dor­mant à la rue

FOCUS – Plusieurs asso­cia­tions et col­lec­tifs ont orga­nisé, ce mer­credi 2 novembre 2022, une confé­rence de presse à l’é­cole Malherbe à Grenoble, occu­pée depuis le 10 octobre pour mettre à l’a­bri trois familles sans-abri. Objectif : appe­ler à l’oc­cu­pa­tion d’autres écoles afin d’ac­cueillir les dizaines d’en­fants dor­mant à la rue dans l’ag­glo­mé­ra­tion, tout en inter­pel­lant les pou­voirs publics. Un appel qui inter­vient notam­ment après l’é­va­cua­tion, le 25 octobre, du camp de l’Alliance, dont une par­tie des occu­pants n’ont fina­le­ment pas été relogés.

« Occupons les écoles ; pas un enfant à la rue ! » C’est autour de ce mot d’ordre una­ni­me­ment par­tagé qu’une bonne tren­taine de per­sonnes se sont réunies, ce mer­credi 2 novembre 2022, à l’é­cole Malherbe de Grenoble. Parmi elles, des mili­tants de dif­fé­rentes orga­ni­sa­tions (RESF, Dal, Cisem, Cimade, Intersyndicale enfants migrants, École ici et main­te­nant) ainsi que des parents d’é­lèves du col­lec­tif Malherbe et les trois familles ins­tal­lées actuel­le­ment dans l’é­ta­blis­se­ment.

Appel à occuper les écoles pour mettre à l'abri les enfants dormant à la rue. © Manuel Pavard - Place Gre'net

Plusieurs asso­cia­tions et col­lec­tifs ont lancé, mer­credi 2 novembre 2022, à l’é­cole Malherbe, aux côtés des familles ins­tal­lées dans l’é­ta­blis­se­ment, un appel à occu­per les écoles pour mettre à l’a­bri les enfants à la rue. © Manuel Pavard – Place Gre’net

La pré­sence de ces der­nières, tout comme le lieu et la date de cette confé­rence de presse, ne doivent rien au hasard. Une double actua­lité est en effet venue s’in­vi­ter récem­ment dans le débat, tou­jours aussi vif, sur le droit à l’hé­ber­ge­ment. D’un côté donc, l’oc­cu­pa­tion depuis le 10 octobre de l’é­cole Malherbe. De l’autre, l’é­va­cua­tion, le 25 octobre, du camp de l’Alliance où dor­maient sous la tente plus d’une cen­taine de per­sonnes, dont quelque 50 enfants.

« Cette mise à l’a­bri leur donne un peu de répit mais elles souffrent de cette situation »

Deux évè­ne­ments qui sont en outre for­te­ment connec­tés puisque les deux familles alba­naises – la troi­sième étant d’o­ri­gine ango­laise – mises à l’a­bri à Malherbe vivaient aupa­ra­vant dans le parc de l’Alliance. Ces trois foyers, dont cinq des six enfants (au total) sont sco­la­ri­sés dans l’é­ta­blis­se­ment, passent toutes leurs nuits, depuis main­te­nant plus de trois semaines, entre ces murs.

Appel à occuper les écoles pour mettre à l'abri les enfants dormant à la rue. © Manuel Pavard - Place Gre'net

L’école Malherbe est occu­pée depuis le 10 octobre pour mettre à l’a­bri trois familles d’o­ri­gine alba­naise et ango­laise dor­mant à la rue. © Manuel Pavard – Place Gre’net

« Depuis début sep­tembre, ces familles, qu’on connaît très bien et qui sont très inté­grées à l’é­cole, étaient dehors », raconte Laure Bonnel, parent d’é­lève et membre du col­lec­tif Malherbe, à l’i­ni­tia­tive de l’oc­cu­pa­tion, en lien avec RESF 38. « Cette mise à l’a­bri leur donne un peu de répit mais elles souffrent de cette situa­tion et beau­coup ont des pro­blèmes de santé, liés à leur pas­sage à la rue », ajoute-t-elle, poin­tant des « condi­tions très dif­fi­ciles pour les enfants ».

Le col­lec­tif Malherbe se sent « délaissé par les institutions »

S’il salue la soli­da­rité des asso­cia­tions, des ensei­gnants et de nom­breux habi­tants du quar­tier, le col­lec­tif se sent en revanche « délaissé par les ins­ti­tu­tions ». Du côté de la pré­fec­ture et du rec­to­rat, c’est ainsi le silence radio, mal­gré plu­sieurs sol­li­ci­ta­tions. Quant à la Ville de Grenoble, celle-ci apporte offi­ciel­le­ment son sou­tien, du moins sur le plan moral.

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Manuel Pavard

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Une réflexion sur « Grenoble : plu­sieurs orga­ni­sa­tions lancent un appel à occu­per les écoles pour mettre à l’a­bri les enfants dor­mant à la rue »

  1. Grâce aux bons soins du Dr Piolle, ma taxe fon­cière aug­men­tera de 25% l’an­née pro­chaine. Pourquoi ? Pour finan­cer ces asso­cia­tions dont la Cimade et son fes­ti­val pro migrants ? Pour qu’elles détournent l’u­sage de nos écoles déjà dans des états catas­tro­phiques pour y mettre à l’a­bri des clan­des­tins ? C’est donc à ça que servent mes impôts ???

    sep article

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