Grève illimitée à Tornier-Wright pour contester le « simulacre des négociations » suite au plan social de Stryker

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FIL INFO – Depuis vendredi 5 février, plus de la moitié des 483 salariés de Tornier-Wright, leader mondial de la prothèse de l’épaule à Montbonnot, sont en grève illimitée à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT. Ils dénoncent « le simulacre des négociations » qui font suite au plan social touchant un salarié sur trois. Un plan voulu par Stryker, repreneur de la société en novembre 2020.

 

 

Grève illimitée à Tornier-Wright suite au plan social de Stryker, mardi 9 février 2021. Crédit CGT

Mobilisation des sala­riés de Tornier-Wright, mer­credi 13 jan­vier 2021, contre le plan social voulu par Stryker. © CGT

 

Basé à Montbonnot et racheté par l’Américain Stryker en novembre 2020, Tornier-Wright, lea­der mon­dial de la pro­thèse de l’é­paule, pour­rait perdre jus­qu’à une cen­taine d’emplois. Plusieurs dizaines d’autres postes sont par ailleurs mena­cés.

 

Outre ce plan social qu’ils jugent injuste étant donné la bonne santé de Tornier-Wright, les syn­di­cats s’in­quiètent désor­mais du fait que la direc­tion de Striker rechigne à répondre à leurs ques­tions au cours de cette période de négo­cia­tion des­ti­née à pré­pa­rer le plan social.

 

 

Les salariés de Tornier refusent des indemnités supra légales « au rabais »

 

« On en est déjà à la qua­trième réunion aujourd’­hui sur les cinq offi­cielles car il peut y en avoir d’autres, mais on n’a pas avancé d’un pouce ! s’ex­clame aga­cée Emmanuelle Pérez, élue CGT, ce mardi 9 février. Ils nous répondent par “oui” ou “non” et ça ne va pas plus loin ! » Ces temps de dia­logue sont sup­po­sés per­mettre aux syn­di­cats de faire valoir le droit des sala­riés mais encore faut-il que l’autre par­tie soit à l’é­coute, sou­ligne-t-elle.

 

Mobilisation des salariés de Tornier-Wright, mercredi 13 janvier 2021, contre le plan social voulu par Stryker. Crédit CGT

Mobilisation des sala­riés de Tornier-Wright, mer­credi 13 jan­vier 2021, contre le plan social voulu par Stryker. Crédit CGT

Selon Emmanuelle Pérez, les diri­geants de Stryker cultivent volon­tai­re­ment le flou, notam­ment sur le plan des départs volon­taires à la retraite anti­ci­pée.

 

Le groupe semble éga­le­ment vou­loir mégo­ter sur le mon­tant des indem­ni­tés supra légales. Or, sur ce point, les sala­riés ne sont pas prêts de lâcher, pré­vient Emmanuelle Pérez.

 

Et la syn­di­ca­liste de décla­rer : « Nous refu­sons des indem­ni­tés au rabais alors que notre car­net de com­mandes est plein et alors que le groupe amé­ri­cain a pro­posé bien plus aux sala­riés bre­tons qu’il avait licen­ciés en 2016. »

 

 

« Mettre la pression sur Stryker »

 

Afin de « mettre la pres­sion sur Stryker » peu avant la qua­trième réunion de négo­cia­tion, les sala­riés se sont à nou­veau réunis sur le site. Par ailleurs, les syn­di­ca­listes et les sala­riés membres du comité social éco­no­mique (CSE) comp­taient exi­ger une inter­rup­tion de séance, afin de prendre l’a­vis des sala­riés du groupe Tornier-Wright. « La direc­tion ne doit pas perdre de vue que ce ne sont pas les syn­di­cats qui décident mais l’en­semble de sala­riés », assène Emmanuelle Pérez.

 

Laquelle direc­tion n’a­vait pas donné suite à notre demande d’en­tre­tien au moment de la publi­ca­tion de cet article.

 

SC

 

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Commentaires 1
  1. En cédant le fleu­ron natio­nal qu’é­tait Tornier à des Américains, les diri­geants ont vendu leur âme au diable pour le roi pognon, en tra­his­sant leurs col­la­bo­ra­teurs des­ti­nés à des licen­cie­ments cer­tains !

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