FOCUS – Un couvre-feu, puis un reconfinement… mais l’édition 2020 du Festival international du film nature & environnement de Grenoble a tenu bon. Faute de pouvoir organiser le rendez-vous en salles, l’association France nature environnement Isère propose une édition 100 % en ligne, du 24 novembre au 5 décembre. Avec des séances (gratuites) tous les soirs… comme au cinéma!
Elle revient de loin, mais elle aura bien lieu. Alors que la 34e édition du Festival international du film nature & environnement de Grenoble cherchait à se réinventer pour s’adapter au couvre-feu, l’annonce du reconfinement est venue s’ajouter aux difficultés.
Pas de quoi démotiver l’association France nature environnement Isère (ex-Frapna ), organisatrice de l’événement. Le festival se tiendra ainsi en ligne du 24 novembre au 5 décembre 2020.
Créé en 1976 et devenu annuel vingt ans plus tard, le Festival international du film nature & environnement est resté fidèle à ses objectifs : « sensibiliser autrement le public aux enjeux de protection de la nature et de l’environnement », et « encourager et récompenser la production audiovisuelle environnementale et naturaliste de haute qualité ». Tout en favorisant les rencontres et les échanges, y compris (et surtout) auprès des publics scolaires.
Les Hérissons d’or et d’argent toujours d’actualité
Bien sûr, cette édition numérique du festival chamboule les habitudes. De plus, confinement oblige, « les projections en salles et les rencontres avec les équipes de réalisation, temps d’échanges et de rencontres chers à notre festival, n’ont pas pu être maintenues », déplore la FNE. Mais celle-ci veut garder l’esprit « rendez-vous au cinéma » de l’événement, en proposant la diffusion des films documentaires en soirée.

Du local à l’international, la programmation couvre de multiples aspects de la nature et de l’environnement. © FNE
Autre tradition toujours debout: le concours, et le jury. « Dans ce contexte, il nous paraît indispensable de continuer à soutenir les équipes de réalisation et à mettre en valeur leur travail et leurs messages », juge l’association.
Les Hérissons d’or et d’argent sont donc toujours de la partie. Et ceci dans plusieurs catégories: Nature, Environnement, Court-métrage, Coup de cœur du jury et Coup de cœur du jeune public.
Le jury, justement? Il compte la réalisatrice Pauline Aubry, le plongeur et photographe Rémi Masson, et la chercheuse Gaëlle Uzu. Ainsi que la conseillère technique en développement local (Département de l’Isère) Fabienne Cheze-Ceroni, l’ingénieur forestier et photographe Christophe Chauvin, et l’étudiante (ambassadrice du cinéma Le Club) Astrid Palmarini. Le festival compte aussi un parrain (hors jury): Jean-Michel Bertrand, notamment réalisateur de Marche avec les loups. Un film conspué par la FDSEA… et “renié” par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Les écoles du département sont également mises à contribution. Là encore, pas de projections en salles, mais 29 séances scolaires réservées aux enfants. En tout, 300 classes sont inscrites pour cette année 2020, soit 7650 élèves et accompagnants. Ceux-ci seront invités à élire leur film préféré, qui recevra le Hérisson du Coup de cœur du jeune public. « Une façon de leur faire porter un regard critique sur les films, mais aussi [un] premier pas dans la citoyenneté », estime la FNE.
Un Festival du film nature & environnement sous le signe de la diversité
Quid de la programmation? Treize films sont en compétition, sept dans la catégorie Environnement et six dans la catégorie Nature. Plus dix films présentés dans la catégorie des Courts-métrages. De quoi proposer chaque soir du festival plusieurs séances (gratuites), chacune consacrée à un thème précis. Qu’il s’agisse de la pollution, de « regards sur le local », de la science ou de la résilience. Le tout à retrouver sur la plateforme Kinow, via le site du festival.
On l’aura compris, la diversité est de mise dans la programmation. À l’affiche, entre autres: le naufrage du pétrolier Erika et ses 400 km de côtes bretonnes souillées (Erika, au nom de la mer). Un « conte scientifique sur la sensibilité et l’intelligence de nos amis à écailles » (La Cité des mérous sombres). Ou encore un questionnement sur l’intégration des insectes dans notre alimentation occidentale (Des insectes dans l’assiette).
La programmation complète, dates et horaires sont à retrouver sur le site du Festival international du film nature & environnement.
Florent Mathieu













