Particules fines : pas seulement une question de quantité révèle une étude

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FLASH INFO – Toutes les particules fines ne se valent pas. Certaines sont plus nocives que d’autres. C’est ce que montre une étude, à laquelle ont participé des chercheurs de l’Université Grenoble Alpes (UGA) *, publiée le 18 novembre dans la revue Nature.

 

Pollution dans la cuvette grenobloise : pour la première fois, les véhicules les polluants (immatriculés avant 1997) seront interdits de circulation dès samedi 10 décembre. Lundi, avec la persistance du pic de pollution, l'interdiction devrait être élargie. Crédit Patricia Cerinsek

Une étude montre que ce n’est pas seule­ment la quan­tité de par­ti­cules fines dans l’air qui fait leur toxi­cité © Patricia Cerinsek

Des tra­vaux conduits par une équipe franco-suisse qui montrent que la com­po­si­tion chi­mique de cer­taines par­ti­cules vient aggra­ver l’impact sani­taire. Pour cela, les cher­cheurs se sont inté­res­sés aux sources res­pon­sables de la pol­lu­tion atmo­sphé­rique en Europe, et ont com­biné des mesures de com­po­si­tion chi­mique atmo­sphé­rique, de toxi­co­lo­gie et de poten­tiel oxy­dant.

 

« Certaines par­ti­cules fines génèrent un stress oxy­da­tif dans les pou­mons, pou­vant conduire à endom­ma­ger les cel­lules et tis­sus du corps humain », sou­ligne Gaëlle Uzu, bio­géo­chi­miste de l’at­mo­sphère à l’Institut de recherche pour le déve­lop­pe­ment (IRD), co-auteure de l’é­tude.

 

Des pous­sières, essen­tiel­le­ment urbaines, issues des feux de bois ou du tra­fic rou­tier notam­ment, sou­ligne l’é­tude. Et qui s’a­vèrent bien plus nocives pour la santé que les aéro­sols des zones rurales, comme le nitrate et le sul­fate d’am­mo­nium uti­li­sés en agri­cul­ture.

 

 

Pas seulement une question de quantité de particules fines dans l’air

 

« Un des enjeux de ces recherches est la pré­vi­sion de l’ex­po­si­tion sani­taire de la pol­lu­tion atmo­sphé­rique à l’é­chelle conti­nen­tale, notam­ment dans les pays du Sud où l’ac­cé­lé­ra­tion de l’ur­ba­ni­sa­tion impo­sera très pro­chai­ne­ment de contrô­ler les émis­sions pour pré­ser­ver la santé des popu­la­tions », sou­ligne Gaëlle Uzu.

 

La quan­tité de pous­sières, et leur concen­tra­tion dans l’air, n’est donc pas le seul para­mètre à prendre en compte sug­gèrent les auteurs de l’é­tude. C’est à l’heure actuelle sur cette base que sont défi­nies les mesures prises par les pou­voirs publics pour lut­ter contre la pol­lu­tion de l’air.

 

 

PC

 

*Etude euro­péenne coor­don­née par l’Institut Paul Scherrer en Suisse à laquelle ont par­ti­cipé des cher­cheurs de l’IRD, du CNRS et de l’UGA.

 

 

 

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