La marche nationale des sans-papiers part de Grenoble ce mardi 29 septembre, direction l’Élysée

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EN BREF – Ce mardi 29 septembre au matin, un groupe de sans-papiers et leurs soutiens prendront le départ, à 7 heures, pour une marche jusqu’à Paris depuis la gare de Grenoble. Leurs revendications ? Des papiers et des logements pour tous pour vivre dignement.

 

 

Membres du collectif des Sans-papiers 38 (CSP38) qui participent à la marche nationale septembre 2020 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Membres du col­lec­tif des sans-papiers 38 (CSP38) qui par­ti­cipent à la marche natio­nale, sep­tembre 2020. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Régularisation des sans-papiers, loge­ment pour tous et fer­me­ture des centres de réten­tion admi­nis­tra­tive. Telles sont les trois reven­di­ca­tions des sans-papiers qui ont décidé de le faire savoir, une nou­velle fois, au gou­ver­ne­ment, en mar­chant jusqu’à l’Élysée.

 

Et ce depuis plu­sieurs villes de l’Hexagone. Car c’est entre autres depuis Grenoble, Marseille, Strasbourg, Avignon, Le Havre, Lyon, Lille, Rennes que dif­fé­rents groupes de mar­cheurs vont par­tir, à quelques jours d’intervalles, selon la dis­tance qui les sépare de Paris. En ligne de mire, la grande mani­fes­ta­tion pré­vue à Paris, le 17 octobre. Avant ce point d’orgue, les mar­cheurs gre­no­blois par­ti­ci­pe­ront à la mani­fes­ta­tion de Lyon le 3 octobre.

 

 

 

 

« La préfecture prend prétexte de la Covid-19 pour nous ignorer complètement »

 

« Exploités dans les pires des condi­tions », « vivant à la rue ou dans les héber­ge­ments sou­vent pré­caires et insa­lubres », comme l’af­firment les mili­tants des diverses asso­cia­tions orga­ni­sa­trices de cette marche1Le col­lec­tif des sans-papiers 38 (CSP38), le Réseau édu­ca­tion sans fron­tières 38 (RESF38), le Réseau uni­ver­si­tés sans fron­tières 38 (RUSF38), Modus ope­randi, la Coordination isé­roise de soli­da­rité avec les étran­gers migrants (Cisem)., les sans-papiers aspirent « à être trai­tés comme des êtres humains ».

 

Quelques militants grenoblois et co-organisateurs avec le collectif des Sans-papiers 38 (CSP38) de la marche nationale des sans-papiers, septembre 2020 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Militants gre­no­blois et co-orga­ni­sa­teurs avec le col­lec­tif des Sans-papiers 38 (CSP38) de la marche natio­nale des sans-papiers, sep­tembre 2020 © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Or, tous constatent que leurs condi­tions de vie vont de mal en pis, ces der­niers mois. En avril, le Défenseur des Droits recom­man­dait ainsi aux pou­voirs publics de fer­mer tous les centres de réten­tion admi­nis­tra­tive au vu des risques sani­taires qu’ils fai­sait encou­rir aux per­sonnes rete­nues.

 

« La pré­fec­ture prend pré­texte de la Covid-19 pour nous igno­rer com­plè­te­ment », témoigne une mili­tante, écœu­rée. D’où les diverses ten­ta­tives des sans-papiers et des mili­tants pour inter­pel­ler l’État et sen­si­bi­li­ser l’opinion publique, via des évé­ne­ments visant à mar­quer les esprits.

 

Ainsi, le 30 mai der­nier, les sans-papiers ont-ils bravé l’interdiction de mani­fes­ter dans plu­sieurs villes de France. Rebelote le 20 juin, où ils étaient des dizaines de mil­liers à se ras­sem­bler avec leurs sym­pa­thi­sants un peu par­tout en France. À Grenoble, les jeunes majeurs étran­gers avaient pour leur part investi le local de cam­pagne d’Éric Piolle.

 

Depuis huit ans à Grenoble, Oussama, motivé, va par­ti­ci­per à la marche. « On demande nos droits à vivre nor­ma­le­ment », explique-t-il, las de sa situa­tion. « Je tra­vaille de temps en temps mais les patrons en pro­fitent. »

 

 

« C’est l’État qui met les gens dans une situation illégale »

 

Marche nationale des sans-papiers vers l'Elysée, septembre 2020 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La balle est dans le camp du gou­ver­ne­ment, estime Séréna, béné­vole à l’as­so­cia­tion Modus ope­randi. « C’est l’État qui met les gens dans une situa­tion illé­gale, qui pro­duit de l’ir­ré­gu­la­rité et de la pré­ca­rité », juge-t-elle.

 

Participants, mili­tants et sou­tiens aux sans-papiers sou­haitent ainsi que cette marche consti­tue l’« acte 3 » de leur mobi­li­sa­tion, à même d’en­clen­cher un chan­ge­ment de cap. En atten­dant, une col­lecte est orga­ni­sée pour sou­te­nir finan­ciè­re­ment les mar­cheurs.

 

Séverine Cattiaux

 

 

1 Le col­lec­tif des sans-papiers 38 (CSP38), le Réseau édu­ca­tion sans fron­tières 38 (RESF38), le Réseau uni­ver­si­tés sans fron­tières 38 (RUSF38), Modus ope­randi, la Coordination isé­roise de soli­da­rité avec les étran­gers migrants (Cisem).

 

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Commentaires 4
  1. ré-émmi­gra­tion prio­ri­taire

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  2. Bonjour
    En plus de vos pseu­dos ces com­men­taires vous honorent un peu plus.….

    BENYOUB.A

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  4. c’est pra­tique. Que ce qu’il attend, M le Préfet , pour les déte­nir et expul­ser ?

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