Trottinettes et vélos électriques en location montrent patte verte à Grenoble

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FOCUS – Les premières trottinettes électriques en location arriveront à Grenoble ce premier week-end de juillet. Elles seront accompagnées de vélos à la fin de l’été. Ces nouveaux services de mobilité visant « à diminuer le recours à la voiture individuelle » répondent à des conditions strictes imposées par la métropole.

 

 

Des trottinettes et des vélos électriques seront bientôt disponibles à la location. Des services soumis à des conditions strictes imposées par la métropole. 

Deux opé­ra­teurs, Tier pour les trot­ti­nettes et Pony pour les vélos, ont été choi­sis pour être les par­te­naires de la métro­pole vers davan­tage de mobi­lité douce. © Thomas Imbert – Place Gre’net

 

La métro­pole de Grenoble passe le cap. Deux ser­vices de loca­tion élec­trique, Tier Mobility pour les trot­ti­nettes dès samedi 4 juillet et Pony pour les vélos fin août, vont être déployés à Grenoble, sur le domaine uni­ver­si­taire et à Inovallée à Meylan. Les deux entre­prises ont cha­cune pré­vues d’installer 500 véhi­cules cet été, un nombre qui devrait pas­ser à 1 000 dans les pro­chains mois.

 

Une arri­vée tar­dive en com­pa­rai­son à d’autres villes en France qui ont déjà adopté ces ser­vices de mobi­lité alter­na­tifs il y a plu­sieurs années. Ils s’étaient jusque-là confron­tés au scep­ti­cisme du maire Éric Piolle. S’il recon­naît aujourd’hui que cette offre “répond à un besoin”, c’est un cahier des charges strict qu’ont dû rem­plir les par­te­naires choi­sis.

 

 

Partage de l’espace public entre trottinettes, vélos et voitures

 

Des trottinettes et des vélos électriques seront bientôt disponibles à la location. Des services soumis à des conditions strictes imposées par la métropole. 

Christophe Ferrari, pré­sident de la métro­pole, Catherine Bolze, conseillère régio­nale, Yann Mongaburu, vice-pré­sident métro­po­li­tain aux dépla­ce­ments, et le maire de Grenoble Éric Piolle. © Thomas Imbert – Place Gre’net

Afin d’éviter un sta­tion­ne­ment anar­chique des véhi­cules sur les trot­toirs, des places de par­king vont être trans­for­mées en sta­tion d’ac­cueil pour les sto­cker : 205 à Grenoble, entre 30 et 50 à Meylan et sur le domaine uni­ver­si­taire.

 

Les opé­ra­teurs dis­po­se­ront en outre de huit heures pour débar­ras­ser la chaus­sée des véhi­cules encom­brants. Ils s’engagent, en paral­lèle, à sanc­tion­ner les uti­li­sa­teurs man­quant de civisme. De plus, cer­taines zones comme les cime­tières, cer­tains parcs et abords directs des cours d’eau seront inter­dits à la cir­cu­la­tion.

 

Afin d’assurer une cir­cu­la­tion sécu­ri­sée, les véhi­cules seront éga­le­ment bri­dés. Pas plus de 20 Km/h pour les trot­ti­nettes (soit 5 km/h sous la limite régle­men­taire en France), tan­dis qu’elles ne pour­ront pas dépas­ser les 6 Km/h dans les zones pié­tonnes. Les vélos seront quant à eux limi­tés à 25 km/h.

 

 

Deux entreprises aux démarches écologiques

 

Pour la métro­pole, “ces nou­velles solu­tions de mobi­lité visent à dimi­nuer le recours à la voi­ture indi­vi­duelle, res­pon­sable de 17 % des émis­sions de gaz à effet de serre”. Éric Piolle assure éga­le­ment s’être mon­tré atten­tif à la qua­lité des véhi­cules : « Tout ça ne sert à rien s’il faut chan­ger la flotte tous les trois mois parce qu’il y a des dégra­da­tions ou des mal-fonc­tion­ne­ments. »

 

Des trottinettes et des vélos électriques seront bientôt disponibles à la location. Des services soumis à des conditions strictes imposées par la métropole. 

La société Tier a été choi­sie pour son modèle de trot­ti­nette robuste et ses garan­ties sociales et éco­lo­giques. © Thomas Imbert – Place Gre’net

Ainsi, l’opérateur Tier assure n’avoir qu’un taux de 0,02 % de véhi­cules dégra­dés dans les 67 villes où il est implanté en Europe.

 

Ses trot­ti­nettes ne dis­posent d’aucun fil appa­rent pou­vant être coupé et leurs roues se bloquent après uti­li­sa­tion. Un sys­tème qui devrait évi­ter qu’elles ne finissent dans les cours d’eau.

 

Quant au local de sto­ckage, il devrait être entiè­re­ment ali­menté par une élec­tri­cité verte.

 

Une démarche écolo pous­sée jusqu’au bout : Tier et Pony s’engagent aussi à ce que les véhi­cules en capa­cité de fonc­tion­ner ne soient pas jetés ou recy­clés mais remis en ser­vice dans un autre ter­ri­toire ou reven­dus à des par­ti­cu­liers en cas de renou­vel­le­ment de la flotte.

 

 

Un modèle de fonctionnement social et “solidaire”

 

Enfin, der­nière condi­tion posée par la métro­pole : l’aspect social. Là encore, les entre­prises ont dû s’engager à favo­ri­ser les emplois à temps plein à durée indé­ter­mi­née et à tra­vailler avec les entre­prises locales d’insertion. Les deux opé­ra­teurs n’auront en outre pas recours à des “jui­cers”, ces auto-entre­pre­neurs qui rechargent les véhi­cules chez eux pour une poi­gnée d’euros.

 

Il fau­dra comp­ter sur des offres entre 5,90 euros et 22 euros par mois pour les trot­ti­nettes et 9,50 euros pour les vélos (avec la pos­si­bi­lité de les ache­ter et de tou­cher 50 % des reve­nus quand on ne les uti­lise pas). Ces nou­veaux sys­tèmes de mobi­lité visent des publics variés, mais dis­posent d’une tari­fi­ca­tion soli­daire afin d’être acces­sibles à ceux qui ont en le plus besoin.

 

Thomas Imbert

 

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Commentaires 5
  1. Bonjour
    Vraiment pas très au point
    Impossible de ce décon­necté sur dif­fé­rents sta­tion­ne­ment vrai­ment vrai­ment une galère
    Pratique mais vrai­ment pas au point
    Bonne jour­née

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  2. C’est vrai­ment regret­table que ces trot­ti­nettes aient été ins­tal­lées sur des places de par­king de la ville, places qui sont déjà rares pour les rési­dents le soir après 19h. Il faut sou­vent tour­ner pen­dant un bon moment pour en trou­ver une, ca devient rageant. D’autant plus lorsque l’on paie plus de 2000€ de taxes fon­cières pour habi­ter l’île verte et res­ter proche de son tra­vail et d’é­vi­ter d’u­ti­li­ser sa voi­ture. en semaine. Actuellement, tout nous pousse à quit­ter la ville et à prendre la voi­ture tous les jours pour aller tra­vailler. Bravo les verts !

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  4. En espé­rant ce que ce ne soit pas un échec comme le déploie­ment des vélos indigo wheel .

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