Réforme des retraites : les syndicats isérois appellent à la mobilisation massive contre le « passage en force »

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EN BREF – « Le temps est pourri, le gouvernement aussi ! » ont crié les opposants à la réforme des retraites, ce lundi 2 mars, devant la préfecture de l’IsèreMalgré la pluie, près de 600 personnes étaient ainsi rassemblées. La CGT Isère appelle à la mobilisation durant toute cette semaine pour contester le « passage en force » du projet de loi sur la retraite à points.

 

 

Rassemblement syndicats sur la place de Verdun, lundi 2 mars 2020 © Ambre Croset

Rassemblement contre le recours au 49.3 sur la place de Verdun, à Grenoble, lundi 2 mars 2020. © Ambre Croset

Rien ne fera visi­ble­ment flé­chir les oppo­sants à la réforme des retraites ! Ni la pluie, ni le coro­na­vi­rus… ni le 49.3 ! Syndiqués*, sala­riés, retrai­tés et étu­diants ras­sem­blés sous près de 600 para­pluies, place de Verdun de Grenoble ce lundi 2 mars, ont ainsi exprimé leur indi­gna­tion suite au recours à l’ar­ticle 49.3 de la Constitution, samedi 29 février en Conseil des ministres.

 

Ce « pas­sage en force » repré­sente, pour la CGT Isère, une « rup­ture nette du débat démo­cra­tique sur la contre-réforme des retraites ». Le syn­di­cat appelle donc cette semaine à de nou­velles jour­nées de grève et de mobi­li­sa­tions natio­nales. L’objectif ? Permettre aux tra­vailleurs de contes­ter cette réforme et impo­ser son retrait.

 

 

« Le 49.3, ce n’est pas la démocratie ! »

 

Les repré­sen­tants des dif­fé­rents syn­di­cats* ont dénoncé cha­cun, au micro, ce « coup de force inique » du gou­ver­ne­ment. Et invité les oppo­sants à la réforme à se mobi­li­ser en nombre toute cette pre­mière semaine de mars. L’intersyndicale Isère appelle d’ailleurs à rejoindre, dès ce mardi 3 février à 17 h 30, la per­ma­nence d’Olivier Véran et d’Émilie Chalas, « macro­niens isé­rois sou­tiens du 49 – 3 et arti­sans de la casse de notre modèle social et de nos condi­tions de vie et de tra­vail ».

 

Maurice, représentant des Gilets Jaunes, lors du rassemblement Place de Verdun, lundi 2 mars 2020 © Ambre Croset

Maurice, repré­sen­tant des Gilets jaunes, lors du ras­sem­ble­ment Place de Verdun, lundi 2 mars 2020 © Ambre Croset

Le syn­di­cat étu­diant (Unef) a, quant à lui, dénoncé le mépris du gou­ver­ne­ment face aux mobi­li­sa­tions qui durent depuis trois mois. Ne vou­lant rien lâcher, il appelle au blo­cage du cam­pus ce jeudi 5 mars.

 

Le col­lec­tif des Gilets jaunes a, de son côté, atta­qué le com­por­te­ment du « gou­ver­ne­ment Macron-Philippe ». Celui-ci, qui se mobi­lise depuis presque deux ans pour plus de jus­tice sociale, sou­haite aujourd’hui le blo­cage du pays tout entier. « La peur doit chan­ger de camp », affirme ainsi Maurice, repré­sen­tant des Gilet jaunes. « Nous avons une semaine pour gagner. Soyons tous mobi­li­sés ! », déclare-t-il.

 

 

« La vraie démocratie, elle est ici ! », assurent les syndicats

 

Face à cette loi jugée injuste, « symp­tôme de la crise poli­tique actuelle », les syn­di­cats invitent à « une grève mas­sive et géné­rale ». Puisqu’« il y en a marre des actions dis­per­sées », les syn­di­cats pré­voient la mise en place d’une « semaine noire » en mars ou en avril.

 

Rassemblement syndicats sur la place de Verdun, lundi 2 mars 2020 © Ambre Croset

Rassemblement à l’ap­pel des syn­di­cats sur la place de Verdun, lundi 2 mars 2020 © Ambre Croset

Leur idée ? Organiser d’ici là des mobi­li­sa­tions toutes les semaines jusqu’au retrait total des réformes injustes.

 

Car les syn­di­cats l’af­fir­maient ce lundi, « la vraie démo­cra­tie, elle est ici ! » Et près de 70 % des Français étant contre cette réforme, il est impor­tant, selon eux, de mon­trer que le pou­voir est entre les mains du peuple. Et, de dénon­cer « cet acte anti­dé­mo­cra­tique » qu’est le 49.3.

 

Toujours en vue du retrait de la réforme des retraites, la CGT Isère appelle à une nou­velle jour­née de mobi­li­sa­tion le 31 mars pro­chain, avec une mani­fes­ta­tion à par­tir de 10 heures depuis la gare de Grenoble.

 

Ambre Croset

 

 

  • * La CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les orga­ni­sa­tions de lycéens Fidl, MNL, UNL et d’é­tu­diants Unef appellent notam­ment à la mobi­li­sa­tion contre le recours au 49.3.
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Commentaires 1
  1. Fort heu­reu­se­ment qu’on a 49.3 ! Déjà le gvt a perdu des mois en dis­cus­sions sté­riles avec des égoïstes vis­cé­raux qui vont défendre leurs pri­vi­lèges en face de toute logique et décence.il est le temps d’adopter cette loi et pas­ser aux autres dos­siers, dont la pri­va­ti­sa­tion des aéro­ports, de Air France et de la SNCF

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