À Grenoble, un coiffeur de rue offre une coupe de cheveux aux plus démunis

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REPORTAGE VIDÉO – Hasni Bekheira, éducateur spécialisé de formation, est coiffeur de rue à Grenoble durant son temps libre. Nous l’avons rencontré ce samedi 26 octobre rue de la République où il avait installé son salon de coiffure éphémère à l’intention des jeunes en errance, des migrants, des sans-abris et, plus généralement, des plus démunis.

 

 

Un salon de coiffure improvisé en pleine rue. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Un salon de coiffure improvisé en pleine rue. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Hasni Bekheira, 40 ans, qui a longtemps exercé comme éducateur spécialisé à la protection de l’enfance, est actuellement père au foyer. Presque toutes les semaines, il prend sur son temps libre pour offrir gratuitement une coupe de cheveux aux plus démunis dans la rue à Grenoble. Son salon de coiffure improvisé, il l’installe place Grenette, rue de la République ou bien encore devant la gare.

 

Ses “clients” ? Des jeunes en errance, des personnes en situation de handicap, des migrants… Presque tous vivent dans la rue et ne sont pas en capacité de s’offrir des soins capillaires. Trop cher pour eux.

 

 

La coiffure, une passion de jeunesse

 

Depuis sa prime jeunesse, vers ses 12 ans, Hasni Bekheira se passionne pour la coiffure et les coupes de cheveux. Autodidacte, il l’a toujours pratiquée depuis, se perfectionnant sur ses amis, ses proches, des voisins…

 

Cela fait à peu près une année qu’Hasni Bekheira s’est investi dans sa démarche solidaire de coiffeur-barbier itinérant en créant l’association Street Coiff’. Son parcours ? « Après avoir décroché en 3e, j’ai plus tard passé mon bac en candidat libre, puis fait des études d’éducateur et, enfin, j’ai exercé ce métier », relate Hasni Bekheira.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

C’est au cours de ses maraudes que l’envie lui est venue de s’impliquer un peu plus qu’en distribuant des boissons chaudes, des denrées alimentaires ou des textiles.

 

« J’ai donc mis en valeur ce que je savais faire au service des personnes avec lesquelles j’avais tissé des liens », explique le coiffeur.

 

Reste qu’au fil du temps, le bouche à oreille à bien fonctionné. Il y a toujours un petit groupe à attendre son tour pour prendre place sur le dépliant du Figaro de la rue. Nous l’avons accompagné durant quelques heures alors qu’il s’était installé rue de la République, ce samedi 26 octobre après-midi.

 

 

Joël Kermabon

 

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