Cœurs de ville, cœurs de métropole devant le tribunal administratif de Grenoble le 14 novembre

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DÉCRYPTAGE – Alors qu’Atmo vient de valider l’absence d’impact du nouveau plan de circulation sur la qualité de l’air dans l’agglomération grenobloise, la justice examinera le 14 novembre prochain les recours déposés par des élus d’opposition et un collectif d’habitants et de commerçants contre l’opération Cœurs de ville, cœurs de métropole. En question, l’absence d’étude d’impact, le projet en ayant été dispensé en 2016.

 

 

Quel impact a le nouveau plan de circulation sur le flux de véhicules en ville ? © Patricia Cerinsek

Cœurs de ville cœurs de métro­pole a‑t-elle pris la mesure des pro­cé­dures à suivre ? La jus­tice se penche le 14 novembre sur le dos­sier. © Patricia Cerinsek

En saura-t-on plus un jour quant à l’im­pact avéré du nou­veau plan de cir­cu­la­tion de Grenoble sur la qua­lité de l’air ?

 

Mise en œuvre depuis avril 2017, l’o­pé­ra­tion Cœurs de ville cœurs de métro­pole (CVCM) s’est tra­duite par des chan­ge­ments de sens de cir­cu­la­tion et la fer­me­ture d’axes au tra­fic auto­mo­bile dans l’hy­per-centre de Grenoble. Objectif affi­ché ? Diminuer les nui­sances, notam­ment la pol­lu­tion de l’air au dioxyde d’a­zote, et rendre le cœur de ville plus attrac­tif.

 

Objectif atteint ? Plus de deux ans après, dif­fi­cile de se pro­non­cer. Car le pro­jet a été dis­pensé d’é­tude d’im­pact. A la demande du maître d’ou­vrage, la Métropole de Grenoble ? « La Métropole a inter­rogé le pré­fet pour savoir si le pro­jet était sou­mis ou non à une étude d’im­pact, répondent les ser­vices de la Métropole. Le pré­fet a alors indi­qué qu’un tel pro­jet, au regard du code de l’en­vi­ron­ne­ment, ne néces­si­tait pas d’é­tude d’im­pact, mais qu’il rele­vait de la pro­cé­dure « au cas par cas » » *. Procédure vali­dée en 2016 par le pré­fet de Région après trois semaines d’ins­truc­tion du dos­sier en plein mois d’août.

 

 

Cœurs de ville, cœurs de métropole devant la justice le 14 novembre

 

Séquence rat­tra­page ? Atmo a redou­blé de mesures après la contes­ta­tion d’un col­lec­tif d’ha­bi­tants et de com­mer­çants regrou­pés au sein de Grenoble à cœur, mais aussi des élus d’op­po­si­tion du groupe Métropole d’a­ve­nir. Les deux groupes ont en effet déposé des recours devant le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Grenoble, recours qui seront exa­mi­nés le 14 novembre**.

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Commentaires 21
  1. Jamais nos voi­tures n’étaient si peu pol­luantes qu’aujourd’hui. Dans 10 – 15 ans la contri­bu­tion des voi­tures dans le bilan glo­bal de la pol­lu­tion (dans les pays res­pon­sables, comme la France ) sera vrai­ment négli­geable. par contre, dans les cas dif­fi­ciles comme GRENOBLE, il faut remettre tout à plat et sur­tout virer de cette dis­cus­sion les obsé­dés (jmb et assi­mi­lés), car ils sont inca­pables de voir au delà de leur haine. Le vélo a déjà atteint ses limites à Grenoble et main­te­nant il faut plu­tôt cher­cher des vraies solu­tions , par exemple ouvrir les axes réser­vés au tram pour que les voi­tures et les vélos puissent cir­cu­ler tran­quille­ment. C’ est comme ça que ça fonc­tionne dans beau­coup des villes alle­mandes et ça pour­rait contri­buer à la décon­ges­tion des axes à Grenoble

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    • Votre prose est admi­rable car elle démontre avec brio votre totale inca­pa­cité à appré­hen­der les dépla­ce­ments en milieu urbain. Merci de vous mettre tout seul dans ce genre de situa­tion, cela nous fait gagner du temps.
      Donc, juste pour rap­pel, un dépla­ce­ment en véhi­cule moto­risé, c’est de la pol­lu­tion atmo­sphé­rique qu’on peut bien entendu esti­mer qu’elle peut bais­ser. Sauf qu’ac­tuel­le­ment, avec la hausse des andouilles qui achètent des SUV et des 4×4 pour faire des tra­jets urbains, les pro­grès au niveau moto­ri­sa­tion sont tota­le­ment anni­hi­lés par l’aug­men­ta­tion du poids de ces véhi­cules. C’est oublié éga­le­ment qu’une par­tie de la pol­lu­tion atmo­sphé­rique des véhi­cules moto­ri­sées est dûe à l’u­sure des pneu­ma­tiques et des pla­quettes de frein.
      Mais, une voi­ture, c’est éga­le­ment une pol­lu­tion sonore. Là aussi, cette pol­lu­tion est agra­vrée par la hausse du poids des voi­tures : pneus plus larges donc bande de rou­le­ment plus larges donc plus de bruit. Je ne vous apprends pas qu’au-delà d’une cer­taine vitesse, le bruit des pneu­ma­tiques dépasse le bruit du moteur.
      Ce n’est pas fini, une voi­ture, c’est aussi une pol­lu­tion spa­tiale : 10 m² d’emprise au sol à l’ar­rêt, 25 m² dans un par­king en ouvrage, au ‑mini­mum 50 m² en cir­cu­la­tion à faible vitesse. Tout cela pour trans­por­ter *une* per­sonne la plu­part du temps.
      On rajoute aussi l’in­sé­cu­rité rou­tière : pié­tons et cyclistes sont tués / bles­sés en ville lors d’ac­ci­dents avec des véhi­cules moto­ri­sés. Et sans même par­ler des tués / bles­sés, la cir­cu­la­tion rou­tière non maî­tri­sée empêche le déve­lop­pe­ment des modes actifs (rap­port de force défa­vo­rable / loi du plus fort).
      Donc, en ne vous foca­li­sant que sur un seul aspect (une par­tie de la pol­lu­tion, et encore, vous délo­ca­li­sez juste sa pro­duc­tion), vous oubliez tout le reste.

      Votre affir­ma­tion que le vélo atteint ses limites sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, je vous en laisse seul juge. Il suf­fit de voir que cer­taines villes atteignent faci­le­ment 30 % voire au-delà pour les plus enga­gées pour se rendre compte que c’est com­plè­te­ment bidon et que la marge de manoeuvre est encore immense sur l’ag­glo­mé­ra­tion.

      Votre pro­po­si­tion d’ou­ver­ture des voies du tram (et des bus en site propre aussi j’i­ma­gine ?) au tra­fic moto­risé indi­vi­duel me paraît dis­cu­table sur un grand nombre d’axes. Est-ce que vous incluez dans ces axes le cours Jean Jaurés, les grands bou­le­vards, le cours Berriat, l’a­ve­nue des Martyrs, l’a­ve­nue Gabriel Péri, l’a­ve­nue Marcellin Berthelot ? Je serais curieux de savoir com­ment vous pour­riez assu­rer fré­quence et régu­la­rité des trans­ports en com­mun en mixant tra­fic moto­risé et TC sur ces axes. Quand on voit l’im­pact des auto­mo­bi­listes qui s’en­gagent dans les car­re­fours en blo­quant tout, j’ai des doutes mais bon, si vous avez des chiffres à don­ner, four­nis­sez-les, vos indi­ca­tions étant extrê­me­ment vagues (« dans beau­coup de villes alle­mandes » : les­quelles ?).

      Pour ter­mi­ner, votre pro­po­si­tion de virer les per­sonnes qui ne pensent pas comme vous pour évi­ter tout dia­logue me paraît par­fai­te­ment reflé­ter votre carac­tère et vos pen­chants.

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  3. @Desintox : pour faire le tra­jet tous les jours (en car…), je peux vous cer­ti­fier que les bou­chons aug­mentent conti­nuel­le­ment sur les grands axes menant à Grenoble, et ce depuis 20 ans. Par exemple entre Crolles et Meylan ! Et c’est pareil sur les autres branches du X Grenoblois, CVCM ou pas, puisque ces bou­chons sont loca­li­sés bien avant Grenoble. Concernant la pol­lu­tion, il serait éga­le­ment temps de se pen­cher sur l’im­pact de la mode des SUV ! En effet, un est éta­bli (Agence inter­na­tio­nale de l’éner­gie) que ces véhi­cules plus lourds et à l’aé­ro­dy­na­misme moindre et consti­tuant l’es­sen­tiel des ventes aujourd’­hui, sont à l’o­ri­gine de la hausse des émis­sions pol­luantes ces der­nières années, annu­lant les pro­grès faits en matière de dépol­lu­tion des moteurs !

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    • Certes mais la très forte hausse des embou­teillages a démarré il y a 3 ans avec CVCM, pas il y a 20 ans.

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      • Il serait inté­res­sant d’a­voir l’é­vo­lu­tion en minutes ou heures per­dues. Les avez-vous ?

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  4. C’est mar­rant de voir tous les com­men­taires anti-CVCM qui ne pro­posent ABSOLUMENT RIEN pour lut­ter contre le trop-plein de voi­tures dans les centre-villes, ces mêmes voi­tures étant la source de la pol­lu­tion pour laquelle la France vient d’être condam­née.
    Donc, d’un côté : « ouin ouin, on veut conti­nuer à pol­luer à tout crin avec nos bagnoles ». Et de l’autre : « oui oui Grenoble ne res­pecte pas les limites de pol­luants ».
    On a une belle bande de vain­queurs par ici. L’un d’entre eux est dis­po­nible pour mon dîner mer­credi soir ?

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    • Contrairement aux pro­messes de ses pro­mo­teurs, CVCM n’a pas fait bais­ser la pol­lu­tion glo­bale. Par contre, la pol­lu­tion locale sur les axes de report a aug­menté. Les rive­rains et les usa­gers en souffrent. Libre à vous de trou­ver ça mar­rant et de prendre les autres pour des idiots, comme vous le faites en per­ma­nence.

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      • Ha, mais atten­tion, ce que je trouve mar­rant, ce n’est pas la situa­tion actuelle et comme je l’ai écrit par ailleurs, il faut abso­lu­ment virer le tra­fic de tran­sit moto­risé sur le cours Gambetta pour que les rive­rains puissent éga­le­ment retrou­ver non pas l’é­tat anté­rieur à CVCM mais une amé­lio­ra­tion de leur vie. Pour cela, moins de tra­fic moto­risé est une néces­sité.
        Non, le mar­rant qua­li­fiait les atti­tudes des per­sonnes qui comme vous n’é­mettent que des cri­tiques sans jamais rien pro­po­ser comme solu­tion. Effectivement, ce genre de pos­ture m’ap­pa­raît comme par­ti­cu­liè­re­ment idiote pour ne pas dire plus. Libre à vous d’é­tendre ce terme de votre pos­ture à votre per­sonne, chose que je ne me per­mets pas.

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  5. Il y a un moment où il faut arrê­ter la mau­vaise foi, je m’ex­plique : la pro­blé­ma­tique de la pol­lu­tion de l’air s’ap­pré­hende à l’é­chelle de la métro­pole, voire de la moi­tié du dépar­te­ment. Ainsi, la poli­tique gre­no­bloise, quelle qu’elle soit, ne compte que pour une faible, voire très faible au part, à moins que cer­tains ici consi­dèrent que les nuages de pol­lu­tion s’ar­rêtent aux fron­tières des com­munes. Vous pour­rez sup­pri­mer CVCM, ou au contraire, le ren­for­cer, cela ne chan­gera rien au phé­no­mène d’é­ta­le­ment urbain qui amène quan­tité de voi­tures dans et autour de l’ag­glo­mé­ra­tion.

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    • Bonsoir Gilce,
      cela fait du bien de voir de sages paroles aux­quelles j’adhère !
      N’oublions pas non plus la géo­gra­phie par­ti­cu­lière de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise coin­cée entre les mas­sifs mon­ta­gneux ce qui ne favo­rise pas la dis­per­sion rapide des pol­luants.

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      • Sans même par­ler de cadre de vie des habi­tants qui semble vous dépas­ser, l’es­pace public n’est pas exten­sible. Il est donc fon­da­men­tal d’oeu­vrer au maxi­mum pour le déve­lop­pe­ment des trans­ports en com­mun et du vélo et de rendre la marche à pied plus attrac­tive pour bas­cu­ler un maxi­mum d’au­to­so­listes sur ces modes de trans­port, ces 3 modes ayant le débit le plus impor­tant en centre-ville, bien au-delà de ce que peut appor­ter une file de cir­cu­la­tion pour voi­tures. Ceci afin de lais­ser la place à ceux qui ont vrai­ment besoin de leur véhi­cule. Ou alors d’a­voir recours au covoi­tu­rage afin de rem­plir au mieux les voi­tures tou­jours dans l’op­tique de réduire le nombre de véhi­cules en cir­cu­la­tion.
        La conges­tion est iné­luc­table dans un espace contraint et fini avec un nombre de dépla­ce­ments qui croit chaque année.

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  6. La France avec Grenoble a été condam­née hier par la Cour de Justice de l’Union Européenne, pour non res­pect des normes de pol­lu­tion au NO2.
    https://www.citepa.org/fr/actualites/3354 – 24-octobre-2019-valeurs-limites-de-concen­tra­tion-du-no2-la-france-condam­nee-par-la-cour-de-jus­tice-de-l-ue-pour-depas­se­ment-per­sis­tant-et-sys­te­ma­tique
    Dans son « Plan de Protection de l’Atmosphère » (PPA), Grenoble s’é­tait enga­gée à être aux normes à la fin 2015. Engagement pris au pre­mier tri­mestre 2014, en même temps que l’ac­ces­sion au pou­voir de l’ac­tuelle muni­ci­pa­lité. Laquelle l’a ignoré, bien qu’il ait été pris au nom de la Ville de Grenoble, puis a annoncé un recul de dix ans après avoir mis en place CVCM.
    https://www.placegrenet.fr/2018/10/15/le-respect-des-seuils-de-pollution-a-dix-ans-de-retard-pour-lassociation-grenoble-a-coeur/211423

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  7. Atmo n’est pas là pour faire évo­luer les com­por­te­ments, cher doc­teur Thomasson!. Atmo est là pour pro­cé­der aux mesures homo­lo­guées impo­sées par la régle­men­ta­tion euro­péenne et sur cette base à des études scien­ti­fiques sérieuses per­met­tant d’informer la popu­la­tion, que les résul­tats plaisent aux élus ou pas. Il ne s’agit pas de mettre en mou­ve­ment le monde qui vous entoure.
    https://groupedanalysemetropolitain.com/2019/10/25/cvcm-non-atmo-air-aura-nest-pas-la-pour-faire-changer-les-comportements/

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  8. La décla­ra­tion d’Alexandre Thomasson d’Atmo rap­pelle celle du direc­teur d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes, Didier Chapuis, qui avait déclaré il y a un an dans le Journal du Dimanche que « nous res­pec­tons les valeurs régle­men­taires de l’Organisation Mondiale de la Santé » alors que leurs mesures sont en dépas­se­ment constant depuis dix ans sur les grands bou­le­vards ! Comment avoir confiance dans cette orga­ni­sa­tion, cen­sée être scien­ti­fique et neutre, dont on voit qu’elle fait acti­ve­ment de la poli­tique ?
    https://www.lejdd.fr/Politique/a‑grenoble-les-limites-des-ambitions-ecologiques-3834170

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  9. Il est à sou­li­gner sur cet article les pro­pos l’im­pli­ca­tion d’Atmo dans la poli­tique de la muni­ci­pa­lité Piolle et de la Métropole selon les pro­pos d’Alexandre Thomasson qui parle de faire chan­ger les com­por­te­ments, alors que Cvcm crée embou­teillages et pol­lu­tion.
    La mis­sion d’Atmo consiste pour­tant bien de pro­duire des rap­ports indé­pen­dant de toutes autres consi­dé­ra­tions ?
    Cette decla­ra­tion ne peut que ren­for­cer le doute sérieux à l’en­contre d’Atmo et de leurs ana­lyses.

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  10. Avant les années 70, une ville comme Amsterdam n’a­vait pas davan­tage la« culture vélo » qu’ailleurs en Europe. Elle était même aussi embou­teillée, sinon plus, que Grenoble aujourd’­hui.

    https://www.weelz.fr/fr/velo-nous-ne-sommes-pas-la-hollande/

    https://www.weelz.fr/fr/pays-bas-investissement-budget-velo-reseau-cyclable/

    Même l’é­mis­sion Capital de dimanche der­nier, qui est loin d’être une offi­cine EELV ou d’ex­trême-gauche, affirme qu’un piéton/cycle consomme davan­tage en ville qu’un auto­mo­bi­liste, et qu’à plus long terme, la pié­to­ni­sa­tion est béné­fique pour le com­merce.

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  11. On ne peut que dou­ter les résul­tats du juge­ment lors­qu’on constate l’o­rien­ta­tion des juges à Grenoble très por­tés à gauche . Un Cvcm qui (avec Chronovélo en pleine ville) a fait explo­ser les embou­teillages, aug­men­ter la pol­lu­tion, les nui­sances sur tous les axes de reports de cir­cu­la­tions et nou­veaux doubles sens et qui met le com­merce à terre pour ceux qui n’ont pas encore fermé bou­tique.

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    • @Pierre Isere
      mal­heu­reu­se­ment, la PLUPART des juges en France sont à gauche. C’est une cala­mité, qui a com­mencé en 1968 et conti­nue à se repro­duire, tout comme le sys­tème uni­ver­si­taire

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