Mairie, église, médias… Retour sur la flambée d’incendies volontaires dans l’agglomération grenobloise depuis 2015

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CARTE INTERACTIVE – Depuis 2015, les incendies criminels se multiplient à Grenoble. Sans que leurs auteurs aient pu être interpellés, que les revendications portées par la mouvance anarchiste n’aient pu être confirmées, ni que des liens aient pu être établis entre tous ces faits. Si de tels actes ne sont pas nouveaux, ils visaient auparavant plus particulièrement  les gymnases des quartiers populaires. Les actions ciblent désormais également des lieux symboles de l’autorité, du pouvoir et de l’ordre établi.

 

 

Les pompiers sécurisent la toiture du théâtre Prémol dévasté par l'incendie - © Joël Kermabon - placegrenet.fr

La toi­ture du théâtre Prémol dévasté par l’in­cen­die – © Joël Kermabon – placegrenet.fr

Ce 12 octobre, les élus gre­no­blois inau­gurent le nou­veau gym­nase Jean-Philippe Motte dans le quar­tier de La Villeneuve, en hom­mage à l’an­cien adjoint à la poli­tique de la ville et du loge­ment. Plus de dix ans après l’in­cen­die qui a ravagé le gym­nase de La Piste, les auteurs de cet incen­die, dont l’o­ri­gine cri­mi­nelle ne fait pas de doutes, courent tou­jours.

 

Le 19 octobre pro­chain, c’est au tour du théâtre Prémol de rou­vrir ses portes au public. Quatre ans après l’in­cen­die qui, le 18 avril 2015, avait alors détruit cet équi­pe­ment, lui aussi situé dans le quar­tier de La Villeneuve. À ce jour, les auteurs des faits n’ont pas plus été inter­pel­lés.

 

Depuis 2015, les incen­dies s’en­chaînent dans la capi­tale du Dauphiné. Avant, c’é­tait essen­tiel­le­ment les gym­nases, notam­ment dans les quar­tiers sen­sibles de la ville, qui étaient visés. Aujourd’hui, les centres spor­tifs brûlent tou­jours. Mais d’autres cibles se sont rajou­tées à la liste. Un point com­mun ? Tous sont des lieux de ras­sem­ble­ment col­lec­tifs ou des sièges de l’au­to­rité ou du pou­voir.

 

Cliquez sur les icônes de la carte inter­ac­tive ci-des­sous pour retrou­ver les dates, lieux des incen­dies et reven­di­ca­tions éven­tuelles.

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Commentaires 4
  1. Merci à Place Gre’Net de faire le point sur un phé­no­mène dont j’ai pu dire, dans des réac­tions à d’autres articles sur le même sujet, à quel point il est inquié­tant.
    A mon sens, vous avez des incen­dies, dus d’une part à des « jeunes » des « cités » (enten­dez : des délin­quants), d’autre part à des « acti­vistes » « liber­taires », de fait fort actifs dans l’ag­glo­mé­ra­tion.
    On se sou­vien­dra que lors d’une ten­ta­tive à Meylan, je crois, les auteurs du for­fait se van­taient d’a­voir voulu brû­ler des gen­darmes parce qu’ils étaient gen­darmes, mais que c’é­taient bien les per­sonnes qui étaient visées.
    Nous avons droit à la mon­tée d’une nou­velle bar­ba­rie face à laquelle la réac­tion de nos édiles actuels fluc­tue entre apa­thie et com­plai­sance.
    Apathie et com­plai­sance qu’on a vues à l’oeuvre dans la triste et effa­rante affaire du bur­quini.

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  2. Je ne com­prends pas trop le lien entre poli­tique migra­toire et incen­dies…
    On peut juger, à rai­son, que les décla­ra­tions de Piolle sur l’accueil (pré­sumé) favo­rable des étran­gers sont du pur oppor­tu­nisme poli­tique, de la déma­go­gie en somme.
    Mais sin­cè­re­ment, en quoi cela favo­rise les incen­dies ?
    Ces incen­dies sont, à mon avis, pour cer­tains, allu­més par des anar­chistes.
    Rien à voir quoi.
    À Paris, ils défoncent les Champs Elysées. En Bretagne, ils montent des ZADs et squattent des loge­ments.
    Ici, ils fouttent le feu à une gen­dar­me­rie.

    À Premol, et à la Villeneuve, des ragots que j’entends, c’était des gamins qui n’étaient pas du quar­tier.
    Idem, rien à voir.
    Des gamins qui fouttent le bor­del, vous en avez par­tout en Europe.

    Quel rap­port avec des per­sonnes qui viennent de tra­ver­ser la Méditerranée presqu’à la nage ?

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  3. Quand le pre­mier magis­trat ‚offi­cier d’é­tat civil de la ville de Grenoble
    se per­met de s’a­dres­ser au pré­fet en pré­ci­sant que « oui,il reven­dique
    avoir enfreint la loi », cette belle formule,certainement très roman­tique
    est une invi­ta­tion à toutes les dérives cri­mi­nelles.
    Le devoir d’un maire est de faci­li­ter la vie de ses admi­nis­trés et non de construire
    des décla­ra­tion intem­pes­tives du genre « Grenoble est une terre d’ac­cueil
    pour tous ». Ne devrai-il pas com­men­cer par accueillir « tous » chez lui,au lieu
    de se poin­ter aux abon­nés absents ?

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