L’hommage de Grenoble aux résistants et martyrs des charniers du Polygone pour le 75e anniversaire de sa libération

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REPORTAGE VIDÉO – Plusieurs temps mémoriels et festifs ont rythmé le 75anniversaire de la Libération de Grenoble ce jeudi 22 août. À l’honneur ? Les résistants grenoblois qui y ont contribué et les 48 victimes de l’occupant nazi découvertes peu après, enterrées dans d’anciens trous d’obus au Polygone.

 

 

La plaque en hommage aux 48 personnes exécutées. © Joël Kermabon - Place Gre'net

La plaque en hommage aux 48 personnes exécutées. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Le mardi 22 août 1944, l’occupant allemand ayant fui la ville pour éviter la confrontation avec les Américains, Grenoble se réveillait enfin libérée du joug nazi.

 

Si le jour de la Libération fut un jour de liesse pour les Grenoblois, il n’ont pas pour autant oublié les horreurs de la guerre.

 

Notamment l’exécution par les Allemands, les 13 juillet et le 11 août 1944, de 48 prisonniers, résistants ou otages civils en représailles d’actes de résistance. Les 26 et 28 août, les habitants découvrent ainsi deux charniers dans des trous d’obus situés sur l’ancien Chemin des buttes devenu l’avenue des Martyrs. Le 5 novembre 1944, soit trois mois plus tard, le général de Gaulle viendra remettre à la Ville de Grenoble la prestigieuse Croix de la Libération.

 

 

Plusieurs temps mémoriels pour ce 75e anniversaire de la libération de Grenoble

 

En souvenir de ces résistants et martyrs, plusieurs temps mémoriels et festifs ont rythmé, ce jeudi 22 août, la commémoration du 75e anniversaire de la libération de la ville. Dont la cérémonie solennelle qui s’est déroulée devant le monument de la place de la Résistance.

 

Dans l’assistance, d’anciens témoins directs, des familles de suppliciés venues de toute la France et un parterre d’officiels. Le tout ponctué par des pauses musicales de la chorale Clap Yo’hands et de la fanfare des Écoles militaires de Draguignan, en costumes du Second empire.

 

 

 

Un hommage au colonel Philip Johnson et au 1er bataillon de choc

 

Cette journée de mémoire et d’hommage s’est poursuivie, plus tard en fin d’après-midi, par une cérémonie devant les plaques du colonel Johnson et du 1er bataillon de choc du parvis des Droits de l’Homme au Jardin de Ville.

 

D'anciens véhicules militaires d'époque exposés au Jardin de ville. © Florent Mathieu - Place Gre'net

© Florent Mathieu – Place Gre’net

Dans le même temps, un peu plus loin, toujours au Jardin de ville, une exposition de véhicules militaires d’époque n’a pas manqué d’attirer les collectionneurs ou simples curieux, dont de nombreux enfants. Et, comme la Libération fut aussi une fête, cet anniversaire s’est achevé par un concert donné sur le kiosque par la fanfare des écoles militaires de Draguignan, suivi d’un cocktail.

 

À noter encore qu’une exposition intitulée « 22 août 1944, Grenoble est libérée » est à découvrir jusqu’au 6 septembre, de 9 heures à 18 heures, dans le hall d’honneur de l’Hôtel de Ville.

 

Joël Kermabon

 

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