Appel Forêt -
Banderole de t^te de cortège. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Plusieurs centaines de gilets rouges et manifestants contre le chômage et la précarité dans les rues de Grenoble

Plusieurs centaines de gilets rouges et manifestants contre le chômage et la précarité dans les rues de Grenoble

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

REPORTAGE VIDÉO – Plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans les rues de Grenoble, ce samedi 1er décembre, dans le cadre de la journée d’action nationale contre « le chômage et la précarité ». Une réponse à l’appel d’organisations syndicales, associatives et politiques les invitant à une « mobilisation sociale, écologique et citoyenne ». Avec nombre de revendications proches de celles du mouvement des “gilets jaunes”.

 

 

A l'occasion de la journée d’action nationale contre le chômage la précarité, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Grenoble ce 1er décembre. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les « gilets rouges » de la CGT. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Haro sur le chô­mage et la pré­ca­rité ! Plusieurs orga­ni­sa­tions* syn­di­cales, asso­cia­tives et poli­tiques de l’Isère ont orga­nisé leur propre ras­sem­ble­ment uni­taire ce samedi 1er décembre à Grenoble. Une action menée en paral­lèle d’ac­tions conduites en Isère par le mou­ve­ment des “gilets jaunes”.

 

Plus d’un mil­lier de per­sonnes, 2 500 selon les orga­ni­sa­teurs, ont ainsi défilé dans les prin­ci­pales artères de la capi­tale des Alpes. Le but de cette mani­fes­ta­tion ? Réclamer un inflé­chis­se­ment de la poli­tique du gou­ver­ne­ment et faire entendre « une colère légi­time et salu­taire » face aux injus­tices sociales et aux atteintes au pou­voir d’achat.

 

 

Une manifestation sur fond de convergence avec les revendications des “gilets jaunes”

 

« Trop c’est trop, des alter­na­tives existent pour l’emploi et la jus­tice sociale ! », indique une ban­de­role de la CGT tenue en tête de cor­tège par des mili­tants en gilets rouges. Partis d’Europole, ceux-ci s’ap­prêtent à défi­ler dans les rues de Grenoble pour ral­lier la pré­fec­ture. Avec des reven­di­ca­tions sociales et éco­lo­giques d’une grande par­tie des “gilets jaunes” de l’Isère. Car, « quelle que soit la cou­leur du gilet, les reven­di­ca­tions convergent », ont sou­li­gné en amont des res­pon­sables de la CGT.

 

Retour en images sur cette mani­fes­ta­tion qui s’est dérou­lée dans le calme le plus absolu.

 

 

 

Une société qui se précarise de plus en plus massivement

 

Ce trop-plein et cette « colère légi­time », c’est notam­ment celui des 3,5 mil­lions de chô­meurs de caté­go­rie A dont le chiffre ne baisse pas. Et ce « mal­gré les cadeaux déme­su­rés faits au patro­nat au nom de l’emploi », fus­tige la CGT. Pour la cen­trale syn­di­cale, « des dizaines de mil­liards d’eu­ros sont ainsi jetés par les fenêtres en pure perte ». Quant au nombre de chô­meurs des caté­go­ries B et C, il est en aug­men­ta­tion constante, attei­gnant, tou­jours selon la CGT, 2,5 mil­lions de personnes.

 

Laurent Terrier, union départementale DGT de l'Isère. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Laurent Terrier, union dépar­te­men­tale DGT de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Cela signi­fie que nous sommes dans une société qui se pré­ca­rise de plus en plus mas­si­ve­ment. Ce que reflète le taux de pau­vreté qui s’é­ta­blit à plus de 14 % en France aujourd’­hui », pour­suit au micro Laurent Terrier de l’u­nion dépar­te­men­tale CGT de l’Isère.

 

Difficulté à payer les fac­tures de gaz et d’élec­tri­cité, non-recours aux soins, manque de mobi­lité… Autant d’illus­tra­tions de l’im­pact d’une pré­ca­rité ten­dant à deve­nir endé­mique, qui touche en majo­rité les jeunes, les femmes et les immigrés .

 

« Dans les cam­pagnes, la voi­ture reste indis­pen­sable alors que son coût est de plus en plus dif­fi­cile à assu­mer », rap­pelle le syn­di­ca­liste. « C’est ce que met en lumière, de manière assez crue, le mou­ve­ment des gilets jaunes », sou­ligne-t-il, se repla­çant dans le contexte de leur lutte.

 

 

Économiser 3,5 milliards d’euros sur l’assurance chômage

 

Face à cette situa­tion, Laurent Terrier dresse une liste de griefs longue comme le bras : poli­tique fis­cale radi­ca­le­ment favo­rable aux plus riches, sup­pres­sion de l’im­pôt sur les grands for­tunes, baisse dras­tique de l’im­po­si­tion des reve­nus finan­ciers, baisse mas­sive des impôts et des coti­sa­tions pour les entre­prises, divi­dendes qui battent des records… Mais aussi aug­men­ta­tion des taxes en tous genres, « qui touchent bien évi­dem­ment les plus modestes », démo­li­tion des ser­vices publics ou encore dégra­da­tion de la pro­tec­tion sociale.

 

A l'occasion de la journée d’action nationale contre le chômage la précarité, plusieurs centaines de manifestants ont défilé à Grenoble ce 1er décembre. © Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Pire encore, selon la cen­trale syn­di­cale : la demande faite par le gou­ver­ne­ment aux par­te­naires sociaux d’é­co­no­mi­ser 3,5 mil­liards d’eu­ros sur l’as­su­rance chô­mage. Une éco­no­mie « dont on peut ima­gi­ner les consé­quences », s’in­quiète Laurent Terrier.

 

« Face à tout cela, qu’est-ce que nous défen­dons ? », ques­tionne-t-il. « Nous défen­dons une société soli­daire qui garan­tisse le droit à l’eau, à l’éner­gie avec les pre­miers kW/h et mètres cubes, le droit à la mobi­lité avec le ren­for­ce­ment du ser­vice public fer­ro­viaire, et de déve­lop­pe­ment de la des­serte du ter­ri­toire ou la gra­tuité des trans­ports en com­mun », énumère-t-il.

 

 

Organiser un puissant mouvement de grève et de mobilisation

 

Mais le syn­di­ca­liste ne s’ar­rête pas là. « Il faut aussi pas­ser la durée de tra­vail à 32 heures pour garan­tir le tra­vail pour tous et une Sécurité sociale de haut niveau, aug­men­ter les salaires avec 1 800 euros bruts ainsi que les pen­sions », réclame-t-il, salué par les ova­tions des manifestants.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Et puis, bien sûr, sans sur­prise, le réta­blis­se­ment de l’im­pôt sur la for­tune (ISF) et de l’im­po­si­tion sur les reve­nus finan­ciers, la sup­pres­sion du CICE, ainsi qu’une baisse impor­tante des taxes indi­rectes. En par­ti­cu­lier, la TVA et celles por­tant sur les carburants.

 

 

« La colère monte très fort dans tous les sec­teurs, et l’ac­tua­lité le montre bien », constate Laurent Terrier. Les orga­ni­sa­teurs appellent ainsi à orga­ni­ser des assem­blées géné­rales et des dis­cus­sions avec les sala­riés de tous sec­teurs, retrai­tés et pré­caires. Objectif : « construire un puis­sant mou­ve­ment de grève et de mobi­li­sa­tion pour exi­ger cette société soli­daire ».

 

Joël Kermabon

 

 

* FSU, Front social, Solidaires, France insou­mise, Ensemble, NPA, Attac, PCF, CGT

 

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Joël Kermabon

Auteur

A lire aussi sur Place Gre'net

La Ville de Grenoble annonce des mesures de "déprécarisation" pour ses agents éducation et jeunesse
La Ville de Grenoble annonce des mesures de « déprécarisation » pour ses agents éducation et jeunesse

FLASH INFO — "Poursuivre l’effort de déprécarisation des agent-es et améliorer leurs conditions de travail". Tel est le programme annoncé par la Ville de Grenoble Lire plus

Rassemblement intersyndical contre le maintien des épreuves du baccalauréat 2021

FIL INFO – La dénonciation du maintien des épreuves du baccalauréat était au centre du rassemblement de professeurs devant le rectorat de Grenoble ce jeudi Lire plus

Pour garder sa capacité d'investir, la Métro a choisi d'échelonner le rachat des actions que la ville de Grenoble détient dans Gaz Électricité de Grenoble.
Gaz électricité de Grenoble au secours de la Tag ? La redistribution des dividendes fait des étincelles

  FOCUS – À Grenoble, les dividendes de Gaz électricité de Grenoble, détenue à majorité par la Ville et la Métro, seront redistribués pour venir Lire plus

Mobilisation des salariés de Teisseire sur le site de Crolles. Photo DR
Inquiets pour l’avenir de leur usine à Crolles, les salariés de Teisseire entament une grève reconductible

  EN BREF - Les salariés de l'entreprise Teisseire basée à Crolles ont entamé une grève reconductible jeudi 8 avril. Ils souhaitent "un dialogue plus Lire plus

Manifestation contre la réforme de l'Assurance-Chômage samedi 10 avril 2021. © Tim Buisson – Place Gre’net
Grenoble : plusieurs centaines de manifestants dans la rue pour protester contre la réforme de l’Assurance-chômage

  REPORTAGE - Près de 500 personnes ont défilé dans les rues de Grenoble pour protester contre la réforme de l'Assurance-chômage qui doit entrer en Lire plus

Le site de l'usine FerroPem en Savoie. Photo DR
Fermetures d’usines Ferropem en Isère et Savoie : 352 emplois menacés, des élus montent au créneau

  FOCUS - Le comité d'entreprise européen de FerroGlobe, dont FerroPem est une filiale, a détaillé son plan de restructuration, le 20 mars 2021. Les usines Lire plus

Flash Info

|

28/07

16h27

|

|

28/07

12h09

|

|

28/07

9h40

|

|

27/07

20h21

|

|

27/07

12h00

|

|

27/07

10h43

|

|

26/07

10h46

|

|

25/07

12h06

|

|

22/07

19h24

|

|

16/07

23h31

|

Les plus lus

Tourisme de l'Isère : VAE en montagne

Société| Tourisme : le Département de l’Isère place l’été 2021 sous le signe de la santé et du bien-être

Flash info| Grenoble accueille les championnats de France individuels de tennis-fauteuil, du 24 au 27 juin 2021

Émilie Gindre et Joséfa Gallardo de La Rampe - la Ponatière. © Tim Buisson – Place Gre’net

Culture| Échirolles : La Rampe – La Ponatière lance sa saison 2021 – 2022 après plusieurs mois sans spectacles

Abonnement| Le magasin en ligne de produits bio et locaux Oclico​.com fête ses dix ans

David Smétanine

Abonnement| Le Grenoblois David Smétanine candidat pour être porte-drapeau paralympique aux Jeux de Tokyo

Agenda

Je partage !
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin