Cabaret frappé : une pépinière de futurs talents de la scène locale grenobloise

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REPORTAGE VIDÉO – Le Cabaret frappé, festival musical de centre-ville de Grenoble entièrement gratuit bat son plein depuis ce lundi 16 juillet. En partenariat avec l’association Retour de scène – Dynamusic, le Cabaret frappé est devenu, au fil des années, un tremplin incontournable pour les artistes locaux émergents qui y trouvent l’opportunité de se faire connaître d’un public qu’ils n’auraient peut-être pas touché autrement. Découverte.

 

 

Le duo de musiciens de La Marine. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le duo de musi­ciens de La Marine. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Dix-huit heures, le Jardin de ville de Grenoble com­mence à s’a­ni­mer, de petits groupes se forment, la buvette située au beau milieu du kiosque vient juste d’ou­vrir. La grande scène du Cabaret frappé qui a démarré ce lundi 16 juillet est déjà prête à accueillir les groupes et artistes confir­més qui vont s’y pro­duire toute la soi­rée.

 

Juste à côté, sur la petite scène réser­vée aux groupes locaux émer­gents, le staff tech­nique s’af­faire réglant les der­niers détails pour le concert tra­di­tion­nel­le­ment donné chaque jour en pre­mière par­tie de soi­rée par une sélec­tion d’ar­tistes de la scène locale.

 

Pour l’an­ni­ver­saire de sa ving­tième édi­tionce fes­ti­val de musique de centre-ville, ne déroge pas à la volonté qui est la sienne de mettre le pied à l’é­trier de cer­tains groupes locaux afin qu’ils puissent se déve­lop­per, se faire un nom hors des fron­tières de Grenoble, de l’Isère voire même de la région.

 

 

La scène locale depuis le début au cœur du Cabaret frappé

 

« Depuis la pre­mière édi­tion du Cabaret frappé, la scène locale est pré­sente dans sa pro­gram­ma­tion. S’agissant d’un évé­ne­ment orga­nisé par la ville de Grenoble où la culture fait un tra­vail et a un regard sur le déve­lop­pe­ment artis­tique, il est nor­mal d’en rendre compte dans le fes­ti­val d’été de la ville », nous explique Loran Stahl, pro­gram­ma­teur du Cabaret frappé.

 

Une his­toire de vingt ans donc avec, à la genèse, un tra­vail conjoint avec la Direction des affaires cultu­relles (Drac) via la pro­gram­ma­tion de pro­jets sou­te­nus par cette admi­nis­tra­tion. Sont ensuite arri­vées les com­pi­la­tions annuelles de la créa­tion musi­cale locale, la Cuvée gre­no­bloise, concoc­tée par l’as­so­cia­tion Retour de scène – Dynamusic avec laquelle le Cabaret frappé a noué un par­te­na­riat. « Je pense que la majo­rité des groupes régio­naux qui fonc­tionnent depuis ces dix der­nières années sont pas­sés par la Cuvée gre­no­bloise », se sou­vient Loran Stahl.

 

 

 

« Des petites graines qu’on plante pour qu’un jour certains groupes puissent exploser »

 

Une pépi­nière de futurs talents en quelque sorte. « Jouer au Cabaret Frappé comme jouer à la Belle Électrique accom­pa­gné par Retour de scène ou d’autres acteurs cultu­rels gre­no­blois, ce sont des petites graines qu’on plante pour qu’un jour, pos­si­ble­ment, cer­tains groupes puissent explo­ser », com­pare Pascal Souvignet, chargé d’ac­com­pa­gne­ment au sein de l’as­so­cia­tion Retour de scène.

 

Le groupe Deyosan sur la petite scène du Cabaret frappé. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le groupe Deyosan sur la petite scène du Cabaret frappé. © Joël Kermabon – Place Gre’net

De fait, les résul­tats sont là, de jeunes pousses émergent, deviennent de belles plantes. Cela a été notam­ment le cas pour le groupe Ma pauvre Lucette  – qui pour autant n’a pas encore joué au Cabaret frappé – , Nikich le com­po­si­teur élec­tro qui monte ou encore Arash Sarkechik qui a joué sur la grande scène ce mardi 17 juillet.

 

« Pour Arash ça a été la mise en lumière d’un pro­jet solo très attendu par les gens qui ont pu suivre sa car­rière », com­plète Pascal Souvignet. Pour autant, se pro­duire au Cabaret frappé n’est pas une fina­lité, encore faut-il savoir pro­fi­ter de cet appel d’air.  « Évidemment des scènes comme celle du fes­ti­val pro­fitent à la car­rière des artistes. Après c’est à eux de s’emparer de ça, de par­ve­nir à le valo­ri­ser. C’est bien là tout l’en­jeu », conclut le chargé d’ac­com­pa­gne­ment.

 

Alors, Grenoble une bonne ville pour la musique ? « Il ne faut pas res­ter dans la logique de se dire qu’à Grenoble on n’aura pas la pos­si­bi­lité de per­cer. Si l’on s’en donne les moyens, il y a des struc­tures qui sont là pour nous aider à accom­plir ce que nous avons envie de faire », recon­nait un des musi­ciens du groupe La marine sou­tenu par la Belle Électrique.

 

Joël Kermabon

 

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