Le Théâtre municipal de Grenoble va accueillir des auteurs en résidence

sep article

FIL INFO – Nouveau dispositif dans le cadre de sa politique culturelle : la Ville de Grenoble met à disposition l’appartement du Théâtre municipal pour accueillir des auteurs en résidence, sous la houlette de la bibliothèque municipale. Première à en bénéficier : Lucie Albon, auteure de livres pour la jeunesse, chargée de réaliser l’ouvrage offert aux bébés grenoblois à venir.

 

 

L’objectif est de « repla­cer la créa­tion au cœur des prio­ri­tés [et] de confor­ter l’image de Grenoble comme ville dyna­mique dans le champ lit­té­raire », explique la Ville de Grenoble. Pour la pre­mière fois, la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise met à dis­po­si­tion l’ap­par­te­ment du Théâtre muni­ci­pal comme lieu d’ac­cueil de rési­dences d’au­teur. Des rési­dences dont la durée pourra varier selon les cas entre un et trois mois.

 

 

Lucie Albon, première résidente

 

Première à béné­fi­cier de ce nou­veau dis­po­si­tif, la des­si­na­trice et auteure de livres jeu­nesse Lucie Albon a pris pos­ses­sion du T4, com­posé de deux chambres, d’un salon et d’un bureau. Un espace qui per­met aux créa­teurs héber­gés de rece­voir des par­te­naires, ou tout sim­ple­ment des visites fami­liales ou ami­cales. Le tout en plein centre-ville de Grenoble, à proxi­mité de plu­sieurs biblio­thèques et du musée Stendhal.

 

Lucie Albon à l'école maternelle Alphonse-Daudet de Grenoble © Ville de Grenoble

Lucie Albon à l’é­cole mater­nelle Alphonse-Daudet de Grenoble © Ville de Grenoble

 

Le choix de Lucie Albon sem­blait cou­ler de source. L’auteure a en effet été rete­nue par la Ville pour créer le livre qui sera offert aux petits Grenoblois nés entre octobre 2018 et octobre 2020, dans le cadre de l’o­pé­ra­tion muni­ci­pale « Un bébé, un livre ». La lyon­naise avait déjà passé une semaine en février à la mater­nelle Alphonse-Daudet de Grenoble. À cette occa­sion, les enfants et parents avaient pu décou­vrir les pre­mières planches de son futur ouvrage, en atten­dant sa sor­tie offi­cielle le 6 octobre à la biblio­thèque Alliance.

 

Une résidence sous convention

 

Placée sous la res­pon­sa­bi­lité de la biblio­thèque muni­ci­pale de Grenoble, en « lien étroit » avec le Théâtre muni­ci­pal, et réa­li­sée en par­te­na­riat avec le Centre natio­nal du livre, la rési­dence d’au­teur a pour voca­tion de s’ins­crire dans les actions cultu­relles menées par la Ville. Les objec­tifs affi­chés ? Renforcer la pré­sence de créa­teurs sur le ter­ri­toire, « ima­gi­ner de nou­velles formes de mise en rela­tion des publics à la créa­tion », et favo­ri­ser la dif­fu­sion des œuvres auprès de tous.

 

Théâtre municipale de Grenoble © Chloé Ponset - Place Gre'net

Théâtre muni­ci­pale de Grenoble © Chloé Ponset – Place Gre’net

 

Au final, le Théâtre muni­ci­pal accueille­rait entre deux à trois rési­dences par an, en alter­nant les dis­ci­plines : « auteur pour la jeu­nesse, auteur de lit­té­ra­ture géné­rale, auteur de BD… », ainsi que le détaille la Ville. Si des par­te­na­riats avec des acteurs cultu­rels exté­rieurs sont envi­sa­geables, la rési­dence sera exclu­si­ve­ment réser­vée à « des actions por­tées par les ser­vices ». Et fera impé­ra­ti­ve­ment l’ob­jet d’une conven­tion.

 

 

FM

 

 

Ouverture Musée Champollion
commentez lire les commentaires
1930 visites | 2 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 2
  1. Ce n’est pas le bon outil pour cela… Il y avait le Tricycle qui était auto-géré et qui le fai­sait.
    Ceci n’est ni plus ni moins qu’une mise en coupe réglée de la culture à des fins poli­tiques.

    Non mais des auteurs de livre pour enfants… Dans les écoles, dans les MJC, les biblio­thèques etc. oui.
    Mais dans un théâtre ? Quel inté­rêt ?
    Aucun.

    Si encore il s’a­gis­sait de théâtre comme s’é­tait fait à Prémol ou à la Villeneuve. Mais non. Même pas…

    Une nou­velle uti­li­sa­tion d’argent public diri­gée vers ce que la muni­ci­pa­lité consi­dère comme son cœur d’é­lec­to­rat. Les gosses des QPV ne vien­dront pas.

    sep article
    • Non mais, vous lisez les articles aux­quels vous réagis­sez ??…
      Il est clai­re­ment écrit que l’ap­par­te­ment est à dis­po­si­tion per­son­nelle de l’ar­tiste et de bureau, et que celui-ci ou celle-ci exer­cera son art ailleurs. En l’occurrence, la des­si­na­trice a été en rési­dence dans des classes mater­nelles…
      Et pour­quoi les enfants de QPV ne vien­draient pas au théâtre, au centre ville ? Ils vont bien au musée, au museum, au ski, dans les espaces natu­rels sen­sibles des alen­tours, à la mai­son des col­lines…!!

      sep article