Budget participatif 2018 : Grenoble mise sur les jeunes pour faire décoller la participation

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DÉCRYPTAGE – Réitéré pour la quatrième année consécutive, le budget participatif de la Ville de Grenoble confère du pouvoir d’agir aux habitants en leur allouant un budget pour transformer leur ville. Si le dispositif fait plutôt consensus, gagne du terrain, il ne mobilise pas encore les foules, surtout pour voter… même en ligne. L’adjoint à la démocratie locale aurait-il un plan pour que les gens votent massivement cette année ?

 

 

Ce mer­credi 28 février, Pascal Clouaire, adjoint à la démo­cra­tie locale, et Antoine Back, adjoint du sec­teur 2, ont donné le coup d’envoi du bud­get par­ti­ci­pa­tif, sai­son 4. « Le bud­get par­ti­ci­pa­tif est un pro­jet poli­tique qui marche bien, on est fiers de ce qui a été fait […] », s’est tout d’a­bord féli­cité Pascal Clouaire. « On a de nom­breux pro­jets qui sortent de terre, et ça c’est du concret », a ensuite mar­telé l’ad­joint. Aussi concret et pal­pable que cette série de seize nou­velles chaises robustes, récem­ment scel­lées dans l’espace public de l’hypercentre.

 

Lancement de la 4ème édition du budget participatif avec Antoine Back, Pascal Clouaire, et Hélène, lauréate 2016 du projet "chaises dans nos rues piétonnes". © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Lancement de la 4e édi­tion du bud­get par­ti­ci­pa­tif avec Antoine Back, Pascal Clouaire, et Hélène, lau­réate 2016 du pro­jet « chaises dans nos rues pié­tonnes ». © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

L’instigatrice du pro­jet des chaises ? Hélène Schricke, une habi­tante du centre-ville. Elle en a promu l’i­dée auprès des com­mer­çants et des rive­rains, tant et si bien que son pro­jet a ter­miné fina­liste à l’is­sue de la semaine de vota­tion citoyenne au bud­get par­ti­ci­pa­tif 2016. Montant de ce mobi­lier ? 25 000 euros, sur un total de 800 000 euros alloués par la Ville et que se sont par­ta­gés une dizaine de pro­jets, des plus impor­tants aux plus modestes.

 

À pro­pos de l’en­ve­loppe bud­gé­taire, pas de hausse pré­vue en 2018. « Nos marges finan­cières sont étroites, regrette Pascal Clouaire. On n’a pas aug­menté le bud­get cette année, mais on pour­rait le faire dans les édi­tions pro­chaines », annonce-t-il. Avant cela, la Ville doit tou­te­fois conso­li­der l’ou­til, le cré­di­bi­li­ser. Car seuls 3 500 votants se sont pro­non­cés lors du bud­get par­ti­ci­pa­tif 2017 sur une ville de 155 000 habi­tants, où tout résident âgé d’au moins 16 ans peut voter, quelle que soit sa natio­na­lité…

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Commentaires 7
  1. Une consul­ta­tion popu­laire pour ins­tal­ler de simples chaises sur l’es­pace public, cela res­semble tout de même furieu­se­ment à de l’ha­billage, voir du fou­tage de gueule.…
    Cela étant, cela pose la ques­tion de la dif­fi­culté à mettre en place (si on le sou­haite vrai­ment..) de nou­velles formes de démo­cra­ties de proxi­mité. Le moins que l’on puisse dire est que les ambi­tions de Grenoble en la matière sont aujourd’­hui en panne.
    La volonté de s’ap­puyer un peu plus sur les jeunes n’est pas for­ce­ment une mau­vaise idée.
    Cela per­met­trait de contour­ner la cen­taine (au pif) de retrai­tés, anciens profs, mili­tants, ingé­nieurs, plu­tôt csp+, que l’on retrouve dans toutes les asso­cia­tions et struc­tures de dia­logue avec la muni­ci­pa­lité et qui ont un peu ten­dance à s’auto-ins­tau­rer pro­fes­sion­nels et experts de la démo­cra­tie locale ; leurs moti­va­tions sont plu­tôt sym­pas, mais ils finissent par consti­tuer une écran entre les élus et les gre­no­blois. Dubedout s’é­tait déjà un peu cassé les dents sur ce phé­no­mène.
    Comment impli­quer les jeunes ? Pas de solu­tions faciles et toutes faites.
    Mais s’il s’a­git de faire de la com, il suf­fit de dire que l’on va le faire.……

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  2. mmmm vu comme la rue Gabriel Péri est crade, ca serait super de l’embellir 😀

    non je rigole, ce serai pas mal d’a­voir un suivi entre ce qui est annoncé et ce qui est fait.
    De manière neutre et non par­ti­sane.
    Histoire d’être fac­tuel.

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  3. Il est vrai que les jeunes sont encore assez naïfs pour croire aux bobards des verts & rouges

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    • Peut-on savoir, SVP, de quels bobard vous par­lez ? Parce que, pour le sujet qui nous inté­resse, des pro­po­si­tions ont été pri­mées et les sub­ven­tions pré­vues ver­sées pour leur réa­li­sa­tion …

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  4. Et encore une fois, quelque soit le sujet, on ne peut voter avant 18 ans et sans être de natio­na­lité fran­çaise et ou citoyen de l’UE…

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    • exact. Pour être juste, il y a eu 84 816 ins­crits aux der­nières élec­tions. Donc 3 500 votants ça donne un peu plus de 4%. La mai­rie peut arri­ver à mieux, mais il est bien dif­fi­cile de faire voter en dehors des élec­tions offi­cielles.

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  5. Alors petit cal­cul. Ce qui ont entre 16 et 18 ans en 2018 auront entre 18 et 20 ans en 2020 et vote­ront pour la pre­mière fois…
    On prend vrai­ment les gens pour des buses…

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