Une animatrice missionnée par les commerçants grenoblois pour redynamiser le centre-ville

sep article



FOCUS – Embauchée en décembre par l’association de commerçants grenoblois Label Ville, Katia Boissin est animatrice du centre-ville. Son rôle ? Organiser des animations commerciales pour redynamiser les commerces, dans un contexte de morosité ambiante. Autant dire que l’animatrice, très attendue, a du pain sur la planche…

 

 

Katia Boissin, animatrice de centre ville à Grenoble, employée par l'association Label Ville et Christian Hoffmann, président de Label Ville © Séverine Cattiaux - Place Gre'net et Christina Hoffmann

Devant la place Grenette en tra­vaux, Katia Boissin, ani­ma­trice du centre-ville à Grenoble, employée par l’as­so­cia­tion Label Ville et Christian Hoffmann, pré­sident de Label Ville. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net et Christina Hoffmann

L’association Label Ville regroupe dix-sept unions com­mer­ciales, soit 800 com­merces au total. Pour redo­rer le bla­son du centre-ville gre­no­blois, l’association a recruté, début décembre 2017, Katia Boissin, en tant qu’animatrice de centre-ville.

 

Sur les épaules de la jeune femme reposent sans doute beau­coup d’espoirs… Car de très nom­breux com­mer­çants ont vu leur chiffre d’affaires dras­ti­que­ment chu­ter ces der­nières années.

 

Les bou­tiques ferment. À tel point que la vacance com­mer­ciale est pas­sée de 8 % en 2016 à 9 % en 2017, le taux natio­nal jugé cri­tique étant de 10 %. « Ce résul­tat n’est qu’une moyenne que la Métropole a cal­cu­lée. C’est sûr que la situa­tion est bien plus catas­tro­phique dans cer­tains quar­tiers où les fer­me­tures sont nom­breuses. Et ce n’est pas fini, hélas !, pré­vient Christian Hoffmann, pré­sident de Label Ville. Des com­mer­çants tournent bien éga­le­ment, on ne peut le nier non plus », tem­père-t-il.

 

 

« On fait tout à l’envers à Grenoble ! »

 

C’est dans ce contexte de moro­sité cer­taine que, depuis quelques semaines, Katia Boissin pousse la porte des com­mer­çants pour se faire connaître. Et les invite… à se dégui­ser ce samedi 17 février, en l’hon­neur d’une jour­née spé­ciale car­na­val pour les com­mer­çants de Grenoble du centre-ville. La thé­ma­tique est toute trou­vée : « Les Jeux olym­piques ».

 

Katia Boissin, animatrice de centre ville à Grenoble, employée par l'association Label Ville © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Katia Boissin, ani­ma­trice de centre ville à Grenoble, employée par l’as­so­cia­tion Label Ville © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Huit sculp­tures sur glace qui seront réa­li­sées durant la jour­née seront aussi à décou­vrir dans dif­fé­rents lieux stra­té­giques du centre-ville. Cette ani­ma­tion et les sui­vantes seront-elles de taille à atti­rer les cha­lands ?

[…]
La suite du contenu est réservé aux abon­nés

Connectez vous…

Veuillez vous connec­ter pour accé­der à cette page.
S’inscrire

 

…ou choi­sis­sez votre abon­ne­ment ci-des­sous !

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
commentez lire les commentaires
5978 visites | 4 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 4
  1. QUAND LES FRANCAIS SERONT MIEUX PAYES (et les mil­liers d’in­gé­nieurs gre­no­blois y com­pris) peut-être qu’ils arri­ve­ront à payer les élus de la métro, à hono­rer les prix et les amendes exor­bi­tantes de sta­tion­ne­ment, à s’a­che­ter des trucs et sur­tout des ser­vices à valeur ajou­tée, à s’of­frir des vélos élec­triques … mais pour l’ins­tant ils se la ferment !!
    Et ils pré­fèrent ache­ter des trucs sur Amazon, enri­chir les géants du low-cost et faire bos­ser d’autres gars dans des condi­tions quasi inhu­maines.
    Quand aux com­mer­çants ils n’ont qu’à inven­ter des trucs vrai­ment utiles, bons (et irrem­pla­çables par des trucs chi­nois de zéro) et sur­tout … prendre leur mal en patience !!
    On est en 2018 ! A Grenoble, ville de l’in­no­va­tion. Cherchez l’er­reur !!

    sep article
  2. Ce n’est pas une rus­tine qui va répa­rer les dégâts du nou­veau plan de cir­cu­la­tion des rouges & verts.
    L’accessibilité de Lyon est incom­pa­rable avec celle de Grenoble, nombre de par­kings, offre de trans­ports supè­rieure. De plus, pas la même crasse et insé­cu­rité par­tout au grand centre ville. Il faut dire que la muni­ci­pa­lité Lyonnaise tra­vaille, elle, au lieu de perdre son temps à enchaî­ner coups de com sur coups de com au frais des contri­buables.

    sep article
    • Savez-vous que c’est La Métro qui est en charge de la pro­preté de la ville ? Si les habi­tants étaient un peu plus propres … j’ai vu des gens jeter les papiers de leur sand­wichs sur le trot­toir alors qu’ils auraient pu faire 2 mètres pour les mettre dans une pou­belle.
      Les trans­ports en com­mun dépendent aussi de La Métro et sont très bien orga­ni­sés sur la ville et les ban­lieues. Je ne vois pas de quoi vous vous plai­gnez. Peut être vous manque-t-il un métro comme à Lyon, mais la ville de Grenoble est construite sur des nappes phréa­tiques, il est impos­sible d’en construire un.
      Ce qui est amu­sant dans votre com­men­taire c’est la com­pa­rai­son que vous faites avec Lyon, alors que les Lyonnais se plaignent … pren­draient-ils, eux, modèle, sur Grenoble ?

      sep article
  3. Pas tout à fait.

    D’après ce que nous avons com­pris, ce poste est financé par les col­lec­ti­vi­tés, qui ont ainsi trouvé le moyen, croient-elle, de faire bais­ser la grogne cau­sée par la catas­trophe cau­sée par CVCM.

    Ce n’est pas pour être méchants, mais vu le pro­fil de la dame qui n’a tra­vaillé que dans le para­pu­blic et pour des col­lec­ti­vi­tés, nous voyons mal com­ment elle va bien pou­voir appré­hen­der la pro­blé­ma­tique du com­merce de centre-ville qui est vaste et com­plexe et qui n’est pas com­mu­ni­ca­tion­nelle…

    En clair, le com­merce de centre-ville ne souffre pas d’un défi­cit d’a­ni­ma­tion, mais de cha­lands qui pour ne mul­tiples rai­sons ne viennent plus faire leurs achats en centre-ville…

    sep article