Légalisation du cannabis : Éric Piolle tente de relancer le débat sur les réseaux sociaux

sep article



Le maire de Grenoble Éric Piolle veut, une fois encore, rouvrir le débat sur la légalisation du cannabis. Et diffuse sur Facebook un message à partager, appelant à prendre exemple sur le modèle californien et à « arrêter l’hypocrisie et les drames qu’elle produit ».

 

 

« La France doit ouvrir le débat ! », clame Éric Piolle sur les réseaux sociaux. Quel débat ? Celui sur la léga­li­sa­tion du can­na­bis, che­val de bataille du maire de Grenoble et moyen, estime-t-il, de lut­ter contre les tra­fics. L’édile appelle à prendre exemple sur le modèle cali­for­nien, où la weed (herbe) est légale depuis le 1er jan­vier :

 

« La Californie léga­lise à son tour le can­na­bis et encadre le mar­ché. Bonne (ré)solution pour 2018 : arrê­ter l’hy­po­cri­sie et les drames qu’elle pro­duit », écrit-il. 2018, année du shit ?

 

L'image que le maire de Grenoble appelle à partager sur Facebook. © Éric Piolle

L’image que le maire de Grenoble appelle à par­ta­ger sur Facebook. © Éric Piolle

 

Tout à sa nou­velle stra­té­gie de com­mu­ni­ca­tion plus directe avec les Grenoblois, à tra­vers notam­ment une série de vidéos bap­ti­sée « Ici, c’est Grenoble », Éric Piolle invite les uti­li­sa­teurs de Facebook à par­ta­ger son mes­sage.

 

Un mes­sage qui n’ou­blie pas, au pas­sage, de signa­ler les comptes Twitter, Facebook et YouTube de l’élu, pour qui désire le « suivre ». Sur Twitter, le maire de Grenoble a d’ailleurs éga­le­ment ret­weeté un Tweet du média Brut avec une vidéo sur la vente libre du can­na­bis en Californie depuis ce 1er jan­vier.

 

 

Le cannabis légal en Uruguay… et en Corée du nord

 

Mercredi 3 jan­vier un peu avant 19 h 30, l’i­mage publiée sur Facebook avait été par­ta­gée par une cin­quan­taine d’in­ter­nautes. Parmi ceux-ci, le conseiller muni­ci­pal Antoine Back. Le délé­gué à la Coordination de la ges­tion urbaine et sociale de proxi­mité du sec­teur 2 de la Ville l’af­firme : les « logiques de pro­hi­bi­tion […] ont démon­tré leur inef­fi­ca­cité sani­taire pen­dant des décen­nies et nourri la construc­tion de véri­tables empires mafieux qui pour­rissent la cité ».

 

Allumer un joint, un geste légal demain en France... ? DR

Allumer un joint, un geste légal demain en France… ? DR

 

Et l’élu de sec­teur, au-delà de la ques­tion du can­na­bis, d’exi­ger un « débat natio­nal, franc et soli­de­ment étayé, sur l’u­sage et le com­merce des drogues en France, pour une sérieuse évo­lu­tion légis­la­tive vers la fin de la pro­hi­bi­tion ! »

 

Un débat qui a déjà eu lieu dans plu­sieurs pays : en Uruguay, le can­na­bis « à usage récréa­tif » est légal et s’a­chète en phar­ma­cie, et la Corée du nord ne le consi­dé­re­rait pas comme une drogue. Aux États-Unis, la Californie est pour sa part le hui­tième État, sur cin­quante, a avoir mis fin à une légis­la­tion pro­hi­bi­tive.

 

FM

 

MC2 - Saison 2020-21
commentez lire les commentaires
7566 visites | 4 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 4
  1. Sur le fond il faut faire qq chose, la situa­tion est inte­nable et les pro­duits ven­dus non véri­fiés qui ali­mentent en argent mafia voir pire.
    Comment deman­der à res­pec­ter la loi alors que au quo­ti­dien tout le monde voit que les règles ne sont pas appli­quées ? = jus­tice à deux vitesses
    Apres si le maire de Grenoble pou­vait plu­tôt essayer de déve­lop­per sa ville, ca serait pas mal, car coté pres­tige, embel­lis­se­ment, pro­preté on est en train de virer fis­tule. Même Chambéry va deve­nir plus attrac­tif…
    der­nier point : ne serait ce pas pour ache­ter la paix des cités que per­sonne n’ose ouvrir le débat ? his­toire de pas pri­ver cer­taines per­sonnes d’ac­ti­vi­tés & reve­nus.
    PS : et his­toire une fois de ne pas se lais­ser plu­mer : pré­voir un mono­pole d’é­tat comme la SAQ au Canada. Les béné­fice n’i­raient pas à une cor­po­ra­tion avec licence de vente (je ne dis rien…) mais à l’é­tat.

    sep article
  2. A

    04/01/2018
    9:21

    Bonjour
    Aucune solu­tion aux pro­blèmes rencontrés.…On léga­lise.
    Préfet pro­cu­reur maire une vrai bande d’in­com­pé­tent qui me font pen­ser aux trois singes de la sagesse…
    Et vos elu-e‑s qui disaient connaitre le pro­blème où sont-ils ?
    BENYOUB.A

    N.B : Ne pas oublier les pro­blèmes psy­chiques consé­cu­tif à la consom­ma­tion de can­na­bis.

    sep article
  3. Le can­na­bis à visée thé­ra­peu­tique est toléré. Il n’y a pas de catas­trophe parmi les per­sonnes qui en prennent. On pour­rait effec­ti­ve­ment pas­ser à la léga­li­sa­tion totale, ce qui enlè­ve­rait beau­coup de tra­fics dans les villes et pas seule­ment à Grenoble. Ca devient une ques­tion urgente de salu­brité publique. Il fau­drait que d’autres maires se joignent à Piolle pour ouvrir effec­ti­ve­ment le débat et for­cer les par­le­men­taires dans leur déci­sion. Beaucoup de pays euro­péens l’ont déjà léga­lisé, pour­quoi pas la France ?

    sep article
  4. Plus proche de nous, pour­quoi ne pas prendre la suisse comme modèle en pro­po­sant la léga­li­sa­tion d’un can­na­bis à faible taux de THC ?

    sep article