Trois unions de quartier interpellent Éric Piolle sur les nuisances sonores nocturnes

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FOCUS – L’union de quartier Notre-Dame, l’union des habitants du centre-ville et l’union de quartier Condorcet Bonne Championnet Hoche de Grenoble expriment leur « ras-le-bol » des nuisances sonores nocturnes. Et pointent un trop grand nombre de terrasses de bars qui nuisent à la vie quotidienne des habitants du centre-ville. Aussi les unions de quartier ont-elles adressé une lettre au maire pour réclamer une réunion publique sur la question.

 

 

Des nui­sances sonores « au maxi­mum du sup­por­table ». C’est ainsi que l’u­nion de quar­tier Notre-Dame, l’u­nion des habi­tants du centre-ville (UHCV) et l’u­nion de quar­tier Condorcet Bonne Championnet Hoche (CBCH) de Grenoble décrivent leur quo­ti­dien noc­turne. En cause ? La pro­li­fé­ra­tion des bars, des ter­rasses… et des consom­ma­teurs d’al­cool.

 

Trois unions de quartier et d'habitants du centre-ville de Grenoble se plaignent de nuisances sonores nocturnes et demandent au maire de prendre des mesuresDe gauche à droite : Jean-Pierre Gambotti (UHCV), Thierry Lefèbure (Union de quartier CBCH), Gérard Hudault (Union de quartier Notre-Dame), et Lorie, habitante rue Barnave. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Jean-Pierre Gambotti (UHCV), Thierry Lefèbure (union de quar­tier CBCH), Gérard Hudault (union de quar­tier Notre-Dame), et Lorie, habi­tante rue Barnave. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« La situa­tion du centre-ville est deve­nue très cri­tique », juge ainsi Gérard Hudault. Le pré­sident de l’u­nion de quar­tier Notre-Dame décrit une orien­ta­tion « mono­li­thique » de celui-ci, pri­vi­lé­giant uni­que­ment l’a­ni­ma­tion. « Cela se tra­duit la nuit par une accu­mu­la­tion de grands nombres de visi­teurs dont l’am­bi­tion est essen­tiel­le­ment de faire la fête. À la sor­tie des bars, les gens res­tent dans la rue et cha­hutent. Et les habi­tants en souffrent car cela nuit gran­de­ment à leur som­meil. »

 

La ten­sion et l’a­ga­ce­ment étaient d’ailleurs pal­pables ce 21 novembre, lors de la confé­rence don­née par les res­pon­sables des unions de quar­tier devant les rive­rains des zones concer­nées. Des zones qui couvrent un péri­mètre où habitent envi­ron 40 000 per­sonnes. Cette confé­rence a aussi été l’oc­ca­sion pour cer­tains qui en avaient gros sur la patate de se défou­ler. L’un d’entre eux s’en est presque amusé : « Merci pour la séance de psy­cho­thé­ra­pie ! », nous a‑t-il souf­flé après avoir passé près d’une heure à répondre à nos ques­tions.

 

 

Un numerus clausus sur les terrasses des bars ?

 

Si le centre-ville de Grenoble a tou­jours été animé et rela­ti­ve­ment bruyant, les choses se sont net­te­ment dégra­dées depuis cinq ou six ans, jugent les habi­tants. De plus en plus de bars s’ins­tallent, réclament et obtiennent des ter­rasses qui ferment à une heure avan­cée. « Rue Gaché, c’est du mardi au samedi, de 20 heures à 2 heures du matin ! », nous dit un rive­rain excédé.

 

Bilan pour la soirée du mardi 21 novembre rue Auguste Gaché du portail de sono vigilance de la Ville de Grenoble : de 22 heures à 1 heure du matin, le volume sonore avoisine fréquemment les 60 décibels.

Bilan pour la soi­rée du mardi 21 novembre rue Auguste Gaché du por­tail de sono vigi­lance de la Ville de Grenoble : de 22 heures à 1 heure du matin, le volume sonore avoi­sine fré­quem­ment les 60 déci­bels.

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Commentaires 3
  1. On recon­nait bien ĺà avec les com­men­taires et juge­ments à l’emporte pièce et tou­jours orien­tés de Lasavanne, supor­ter (ou plus?) incon­di­tion­nel de la muni­ci­pa­lité, le dédain et le mépris pour les habi­tants et ce qu’ils subissent, à l’i­mage de ses amis donc.

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    • certes oui.
      Bon, concer­nant la muni­ci­pa­lité, comme beau­coup j’y suis allé par défaut et comme beau­coup j’es­père vive­ment autre chose. Je leur sou­haite de réus­sir, c’est tout, et ceci sim­ple­ment par égoïsme per­son­nel 😀

      Sur les nui­sances j’ai­me­rai qu’on mette tout à plat : à savoir les odeurs des res­tos et autres fast food&kebab, le bruit des motos etc…

      Apres c’est un choix de vie : je pré­fère l’a­ve­nue de Vizille avec des gens qui sortent le soir, se pro­mènent, voir sont saoul (…) que sim­ple­ment des dea­lers, ou des types louches.
      Allez vous pro­me­ner à Malherbe entre la place charles dulin et la place louis jou­vet vers minuit, . J’y ai long­temps vécu.

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  2. Ce qui m’é­tonne c’est la per­cep­tion toute autre que j’ai :
    certes Grenoble s’est agran­die, c’est n’est plus la rue Brocherie place herbe / notre dame pour sor­tir. C’est super de pou­voir avoir dif­fé­rents lieux, bou­ger, avoir des ambiance. Cela fait aussi vivre la ville et les rue.
    Je trouve ca très posi­tif la mul­ti­pli­ca­tion des lieux de vie : on peut aller sur Chorrier Berriat, au parc Paul Mistral. c’est un plus.
    Et autant jeune je me sou­viens qu’il y avait du bazar, autant je trouve la ville « triste » et sale en ce moment ;
    Il ne fau­drait pas mélan­ger la sur­ac­cu­mu­la­tion des bars (ex : sur Gambetta ca a vite poussé sur 100m c’est un abreu­voir à bière (et des bonnes) et l’am­biance en ce moment à Grenoble qui est « par­ti­cu­lière ».
    Pour l’exemple de la rue Gaché… ca doit faire 20 ans que c’est le cas. Rien de nou­veau.

    en gros les unions de quar­tier râlent. Elles veulent de la vie mais pas trop 😀

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