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La Métropole teste cinq nouveaux équipements urbains dans le quartier Bouchayer-Viallet

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REPORTAGE VIDÉO – Dans la continuité du concept de “métropole apaisée” et du projet Chrono en marche !, Grenoble-Alpes Métropole teste depuis le 28 septembre de nouveaux équipements urbains dans le quartier Bouchayer-Viallet : un abri voyageurs de nouvelle génération à l’arrêt Cémoi, un banc public multi-usages, un “gouvernail” square des Fusillés pour mieux retrouver son chemin… L’objectif ? Favoriser l’usage des transports en commun et les mobilités actives.

 

 

Dans la continuité de Chrono en marche ! Grenoble-Alpes Métropole teste depuis ce 28 septembre cinq nouveaux équipements dans le quartier Bouchayer-Viallet© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Mieux se repérer sur un plan, vivre et circuler rue Ampère sur un “axe apaisé”, en bonne intelligence entre piétons, cyclistes, bus et voiture, attendre son bus dans un abri voyageur de nouvelles génération ou se prélasser sur un banc multi-usage au profil inédit. Mais aussi profiter d’une meilleure signalétique lors de déplacements à pied dans le quartier Bouchayer-Viallet.

 

Autant d’innovations, dont certaines imaginées par les usagers et habitants du quartier, qui vont être testées pendant plusieurs mois. Ces aménagements et nouveaux équipement urbains nous ont été présentés ce vendredi 29 septembre par Grenoble-Alpes Métropole, la Ville de Grenoble et le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC).

 

Quelques images de cette présentation menée au pas de charge.

 

 


Reportage Joël Kermabon

 

 

Inventer de nouvelles solutions de mobilité

 

 

Outre la volonté affichée de pouvoir vivre dans une “métropole apaisée”, ces cinq innovations sont les résultats bien concrets de l’opération Chrono en marche ! Une démarche impulsée grâce au Laboratoire d’expérimentation des mobilités de l’agglomération grenobloise Lemon, en partenariat avec l’opérateur industriel Transdev, et un exploitant, en l’occurrence la Semitag,

 

Des marquages au sol colorés à destination des piétons rue Ampère. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Des marquages au sol colorés à destination des piétons rue Ampère. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Il s’agit de partir des besoins en matière d’usages pour inventer de nouvelles solutions de mobilités, avec la démarche de pouvoir les tester avant de généraliser ce qui marche », explique Yann Mongaburu, le président du SMTC. Les objectifs visés ? Favoriser les mobilités : les modes doux avec la marche à pied et le vélo, ainsi que l’utilisation des transports en commun.

 

Pour mieux partager l’espace public et apaiser cette longue ligne droite, c’est sur la rue Ampère qu’ont planché les usagers et les habitants du quartier Bouchayer-Viallet ayant pu participer à des réunions d’échanges et autres ateliers urbains. Également au cœur de leurs priorités, l’aménagement d’espaces de vie et l’amélioration de la praticabilité de la voirie.

 

 

Suppression, à terme, des feux tricolores et des ralentisseurs rue Ampère

 

 

C’est donc sur une rue repensée qu’ont débouché les cogitations des usagers, des élus et des techniciens « tout en limitant les investissements et les contraintes administratives », est-il précisé. Les vélos ont leur voie, les piétons peuvent traverser sur des passages spacieux et colorés tandis que les voitures circulent « sans coup de chauffe ». Désormais, foin des coûteux dispositifs ralentisseurs qui seront peu à peu supprimés, tout comme le seront, « après installation de radars pédagogiques », les feux tricolores accélérateurs de vitesse, dont certains ont déjà disparu.

 

Dans la continuité de Chrono en marche ! Grenoble-Alpes Métropole teste depuis ce 28 septembre cinq nouveaux équipements dans le quartier Bouchayer-VialletLe "gouvernail" pour mieux se repérer. © Joël Kermabn - Place Gre'net

Le « gouvernail » pour mieux se repérer. © Joël Kermabn – Place Gre’net

 

Par ailleurs la lisibilité des fonctions sur la voirie entre piétons, vélos, voitures et bus a été renforcée. Notamment, pour ce qui concerne les vélos, par des marquages au sol constitués de deux bandes résineuses, plus protectrices. Au titre de l’aménagement des espaces, « des plantations d’arbres et une végétalisation des façades offriront une meilleure qualité de vie », assurent les organisateurs de la visite. Quant au renforcement de la convivialité, « l’installation de commerces et de lieux d’échanges » devrait y contribuer.

 

 

Deux prises USB alimentées par des panneaux solaires

 

 

« L’abribus est le sujet qui a suscité le plus de créativité pendant la consultation numérique des usagers », indique la Métropole. Des idées dont se sont emparés « avec enthousiasme » les équipes de JCDecaux, le numéro un mondial du mobilier urbain. Le résultat ? Un abri voyageur de nouvelle génération à l’arrêt de la ligne C5 Cémoi.

 

Au premier plan, le nouvel abri voyageur et au second plan le banc multi-usages. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Au premier plan, le nouvel abri voyageur et au second plan le banc multi-usages. © Joël Kermabon – Place Gre’net

L’abribus, outre ses parois végétalisées, reste ouvert sur le quartier Bouchayer-Viallet grâce à un passage à l’arrière et, la nuit, il est éclairé à l’aide de spots Led basse consommation. Les usagers pourront y consulter les informations relatives aux transports en commun sur un écran e-paper [papier électronique, ndlr] alimenté par des panneaux solaires disposés sur le toit.

 

Ces derniers alimenteront également – cerise sur le gâteau – les deux prises USB qui permettront aux voyageurs de recharger leurs smartphones. « Cet abribus concentre le nec plus ultra de la technologie numérique pour proposer des services utiles et innovants, tout en veillant à être durable, économe et recyclable », se félicitent les partenaires du projet.

 

Un banc hors-normes et multi-usages pour animer l’espace public

 

 

Les passants ne manqueront pas de remarquer l’insolite banc en forme de vague, long de 15 mètres, situé aux abords immédiats de l’arrêt Cémoi. Une conception vraiment originale issue du travail d’un groupe d’étudiants de l’École d’architecture de Grenoble (Ensag) pilotés par Philippe Liveneau, le directeur du laboratoire Digital RDL. D’une capacité simultanée de vingt personnes, ses assises et espaces multiples permettront aux usagers de répondre à leurs mails, de goûter ou encore de papoter à plusieurs, lire, se reposer…

 

« Avec ce banc, on questionne l’usage corporel mais aussi la qualité de l’attente, du lieu, de l’espace où l’on évolue », explique Philippe Liveneau. « Ici, on parle de station apaisée avec l’idée de faire ralentir les gens. Mais apaisée se comprend au sens où il y a de l’espace, où l’on peut se reposer, souffler… Le banc agrémente un imaginaire des lieux de la mobilité », poursuit-il.

 

Interrogé, le directeur du laboratoire Digital RDL nous retrace brièvement la genèse du projet et ses futures évolutions.

 

 

 

Les « petits poucets » seront améliorés pour une meilleure lisibilité

 

 

Depuis maintenant plus d’un an, habitants et usagers du quartier Bouchayer-Viallet testent la signalétique qu’ils ont imaginée au cours du projet Chrono en marche !. Marquages au sol sous forme de stickers, boussole, pictogrammes… Autant de « petits poucets » facilitant les déplacements et le repérage des lieux d’attractivité de l’endroit qui semblent faire l’unanimité. Mais le projet ne s’arrête pas là. Afin d’intégrer des améliorations suggérées par les utilisateurs quotidiens de ces cheminements, une nouvelle phase d’expérimentation a débuté en septembre. Objectif : améliorer la “marchabilité” [la facilité à parcourir les rues à pied, ndlr] dans le quartier Bouchayer-Viallet.

 

La « boussole au sol ». © Joël Kermabon - Place Gre'net

La « boussole au sol ». © Joël Kermabon – Place Gre’net

C’est ainsi que la boussole collée au sol devant la Belle électrique perdra son fond noir pour plus de lisibilité quand une seconde sera installée entre l’arrêt Cémoi et la Chambre des métiers et de l’artisanat. Une troisième sera prochainement disposée juste à la sortie du parking Vallier-Catane. Quant aux pictogrammes ou start-points, qui guident les passants aux croisements stratégiques, ils seront dotés de graphismes évocateurs : une note de musique pour indiquer le Drak-art, un grimpeur pour la salle d’escalade Espace vertical ou encore un stéthoscope pour le bâtiment de la médecine du travail.

 

Reste que ces aménagement ou équipements – dont certains sont testés depuis 2016 – n’en sont pour l’heure qu’au stade de l’expérimentation. Ils devront être évalués avant de pouvoir être déployés dans d’autres quartiers de Grenoble… ou d’ailleurs.

 

 

Joël Kermabon

 

 

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Commentaires 1
  1. Ah ben si c’est à bouchayer viallet chez les bobos, applaudissons tous en cœur.

    Et ANRU 1 – plus de 200 millions d’euros – et ANRU – à peu près pareil – ça en est où?
    Non parce que là c’est de picrocholins équipements urbains dont il s’agit mais de projets assez fondamentaux pour la métropole et une bonne partie de ses habitants, avec des répercutions tant économiques que sociales et sécuritaires…

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