L’école Simone Lagrange, toute première construction grenobloise en « Bois des Alpes »

sep article



DÉCRYPTAGE – Une cinquantaine de bâtiments en Isère ont déjà été construits en bois certifié « Bois des Alpes ». La future école Simone Lagrange, sur le quartier Jean-Macé Presqu’île, sera le premier bâtiment grenoblois à rejoindre cette liste. Retour sur le lancement de cette certification, la montée en puissance de la filière bois en Isère et le développement en ville de la construction en bois local.

 

 

 

Quartier Jean Macé-Presqu’île, la pre­mière école Simone Lagrange du « plan écoles » 2015 – 2022 de la muni­ci­pa­lité d’Eric Piolle sera livrée fin 2017. Très per­for­mant du point de vue de sa consom­ma­tion d’éner­gie, ce bâti­ment est, en outre, en grande par­tie construit en bois cer­ti­fié « Bois des Alpes ». Une nou­veauté…

 

Ecole Simone Lagrange en construction, avec vue sur le quartier Clos des Fleurs, 27 mars 2017 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

École Simone Lagrange en construc­tion, avec vue sur le quar­tier Clos des Fleurs, 27 mars 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

 

 

Entendons-nous, une nou­veauté sur la com­mune de Grenoble. Ce que confirme l’ar­chi­tecte en chef de l’é­cole Enri Chabal. La cer­ti­fi­ca­tion « Bois des Alpes » existe, elle, depuis 2012. Qu’est-ce qu’elle pré­sente de si nova­teur ? Explications…

 

 

 

Une école construite avec environ 170 arbres des forêts locales

 

 

Sur le tène­ment coincé entre les rues Hareux et Durand Savoyat, le groupe sco­laire en deve­nir rem­pla­cera, dès son ouver­ture en sep­tembre 2018, les écoles Jean Macé et Claude Bernard.

 

Depuis la rue Hareux, l'école Simone Lagrange en construction, son parapluie noir sera recouvert de panneaux composites en bois © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Depuis la rue Hareux, l’é­cole Simone Lagrange en construc­tion, son « para­pluie noir » sera recou­vert de pan­neaux com­po­sites en bois. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Point tout à fait remar­quable, la future école uti­lise 250 m3 de bois, cer­ti­fiés « Bois des Alpes » dans sa construc­tion, « ce qui repré­sente envi­ron 170 arbres (pins, épi­céas et dou­glas essen­tiel­le­ment) issus des forêts du Vercors, de Belledonne et de Chartreuse », éva­lue Florian Portier, chargé de pro­jet de la dite cer­ti­fi­ca­tion.

 

Les 250m3 de bois uti­li­sés pour la construc­tion de l’é­cole pro­viennent pré­ci­sé­ment de trois sites : la scie­rie Bois du Dauphiné (70 %), la scie­rie Blanc (25 %) et la scie­rie Eymard (5 %). L’architecte en chef de l’é­cole Enri Chabal tient tou­te­fois à pré­ci­ser : « Outre le bois des Alpes, nous avons aussi des élé­ments en bois d’o­ri­gine France venus des dépar­te­ments voi­sins. L’essentiel à rete­nir est que tout le bois pour cette école est 100 % local ! »

 

 

 

Le bois en milieu urbain : de nombreux avantages

 

 

« On a par­ti­cipé à l’his­toire du béton et du ciment. Pour le XXIe siècle, il faut entre­voir l’u­sage de nou­veaux maté­riaux », com­mente Vincent Fristot, adjoint à l’ur­ba­nisme, au loge­ment et la tran­si­tion éner­gé­tique de la Ville de Grenoble. Ces nou­veaux maté­riaux ne sont, en fait, pas si nou­veaux et pas si nom­breux : il y a la terre et le bois. Mettons la terre de côté pour cette fois.

 

Halle de tennis de Grenoble. © Alexandra Moullec

Halle de ten­nis de Grenoble. © Alexandra Moullec

Intéressons-nous au bois et à ses avan­tages en milieu urbain et pour Grenoble en par­ti­cu­lier… Primo, le maté­riau ramène la nature en ville. Secundo, la matière est vivante, cha­leu­reuse et, ter­tio, éco­lo­gique. « C’est un véri­table puits de car­bone », note Vincent Fristot.

 

Quid des tech­niques de construc­tion en ossa­ture bois ?

 

Encore un bon point pour le maté­riau bois : « Elles sont tota­le­ment à la pointe : elles garan­tissent une bonne iso­la­tion et ven­ti­la­tion de l’air, conviennent autant pour des gym­nases, des lycées que des bâti­ments ter­tiaires », étaye David Bosch, diri­geant de Société dau­phi­noise char­pente cou­ver­ture (SDCC), par ailleurs pres­ta­taire sur le chan­tier du groupe sco­laire Simone Lagrange.

 

Avantage sui­vant et non des moindres : la res­source bois est dis­po­nible, à seule­ment quelques kilo­mètres de Grenoble et à foi­son : 36 % du ter­ri­toire Auvergne – Rhône Alpes sont cou­verts de forêts et 34 % de la super­fi­cie de l’Isère (250 000 ha). Enfin, les retom­bées de l’ex­ploi­ta­tion des forêts locales sur le dépar­te­ment isé­rois se mesurent en nombre d’emplois : 6 900 sala­riés pour 2 700 entre­prises. Et le poten­tiel est loin d’être épuisé.

[…]
La suite du contenu est réservé aux abon­nés

Connectez vous…

Veuillez vous connec­ter pour accé­der à cette page.
S’inscrire

 

…ou choi­sis­sez votre abon­ne­ment ci-des­sous !

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
commentez lire les commentaires
3351 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.