Manifestation Nuit debout contre le 49.3 le 10 mai 2016 à Grenoble. Gaz lacrymogène © Joël Kermabon - placegrenet.fr

49.3 : mani­fes­ta­tion Nuit debout sous le signe de la vio­lence à Grenoble

49.3 : mani­fes­ta­tion Nuit debout sous le signe de la vio­lence à Grenoble

REPORTAGE VIDÉO – 3000 per­sonnes étaient réunies, au plus fort de la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée par Nuit debout Grenoble, ce mardi 10 mai au soir. La déam­bu­la­tion a viré à l’insurrection avec, d’un côté, des cas­seurs achar­nés, de l’autre des forces de l’ordre par­ti­cu­liè­re­ment bel­li­queuses. Prenant en tenaille la très grande majo­rité des mani­fes­tants venus dénon­cer le pas­sage en force de la loi Travail par le recours au 49.3.

Manifestation contre le 49.3, organisée par Nuit Debout Grenoble © Séverine Cattiaux

Manifestation contre le 49.3, orga­ni­sée par Nuit debout Grenoble. © Séverine Cattiaux

Sur les coups de 19 h 30, ce mardi 10 mai, 300 per­sonnes du mou­ve­ment de Nuit debout partent de la Maison de la culture, lieu de cam­pe­ment depuis le 9 avril der­nier. Les rangs des mani­fes­tants gros­sissent au fil de la soi­rée, jusqu’à ras­sem­bler 3000 per­sonnes vers 21 heures. L’un des par­ti­ci­pants du mou­ve­ment de Nuit debout Grenoble en est per­suadé : « Il n’y a que la rue pour pro­tes­ter contre ce pas­sage en force du 49.3. »

La mani­fes­ta­tion s’est orga­ni­sée à la hâte, suite à la déci­sion de Manuel Valls – tom­bée dans l’après-midi – de recou­rir au 49.3 afin de pas­ser en force sur la loi Travail. Mais la colère n’a pas attendu pour mon­ter chez un cer­tain nombre de citoyens, atta­chés au débat démo­cra­tique et oppo­sés à la Loi El Khomri.

« C’est une gifle »

Les mou­ve­ments Nuit debout en France ont reçu, eux, la nou­velle en pleine face. « C’est une gifle », déclare une par­ti­ci­pante. Le mou­ve­ment ayant comme rai­son d’être « le retrait de la loi El Khomri et son monde », les “nuit­de­bou­tistes” ne pou­vaient que ripos­ter. « Valls veut nous prendre de cours, nous devons aller encore plus vite », ana­lyse un mili­tant. Au pro­gramme de la soi­rée : se rendre rue Félix Poulat, lieu tra­di­tion­nel de toutes les mani­fes­ta­tions, où « les gens pen­se­ront spon­ta­né­ment à venir ». Étant donné le cli­mat insur­rec­tion­nel gran­dis­sant au fur et à mesure de la soi­rée, les mani­fes­tants ne par­vien­dront pas, en revanche, à gagner la préfecture…

« 49.3, on n’en veut pas ! », « Grenoble, sou­lève-toi », « Travaille, consomme et ferme ta gueule ! », « Ni dieu, ni maître, ni social traître » ou encore « Loi El Khomri, pré­ca­rité à vie. De cette société-là, on n’en veut pas »… Tels sont les slo­gans que scandent les mani­fes­tants dans les rues de Grenoble, ce mardi soir. Ou bien encore, plus radi­cal, « Nous détrui­rons vos ins­ti­tu­tions, et brique par brique, et pierre par pierre »…

PancarteContre493CreditSeverineCattiaux

Pancarte contre 49.3. © Séverine Cattiaux

Beaucoup de jeunes, mais aussi des moins jeunes, des syn­di­ca­listes, des anar­chistes, des “sans éti­quette”… déam­bulent ce mardi soir dans le cor­tège, conduit par Nuit debout.

Sans sur­prise, aucune famille avec enfant n’est pré­sente. Chacun sait que la confron­ta­tion avec les forces de l’ordre aura lieu tôt ou tard dans la soi­rée, comme l’a rap­pelé Camille, plus tôt, au cours de l’AG, étant donné le contexte : « Cette mani­fes­ta­tion est illé­gale. De plus, on est en état d’ur­gence… »

La mani­fes­ta­tion “sau­vage” démarre sans embûches, pro­gres­sant à bonne cadence ave­nue Marcellin-Berthelot, au beau milieu la cir­cu­la­tion rou­tière. Elle occupe éga­le­ment les voies de trams, les contrai­gnant à s’arrêter. Une pre­mière ran­gée de mani­fes­tants tient une ban­de­role « Des plumes et du gou­dron », une autre bran­dit le mot d’ordre des oppo­sants à la loi Travail : « On vaut mieux que ça ». Quelques mani­fes­tants ont même eu le temps de confec­tion­ner leurs propres pan­cartes. Un groupe de vélos part au devant des mar­cheurs “en infrac­tion”, en vue de ralen­tir la cir­cu­la­tion des automobilistes.

« Ce pas­sage en force c’est faire comme si on ne nous écou­tait pas »

La mani­fes­ta­tion atteint le cinéma Pathé Chavant, se pour­suit ave­nue Agutte-Sembat, passe devant la place Victor-Hugo et tourne direc­tion Félix-Poulat. Deux groupes de CRS encadrent déjà l’attroupement qui gros­sit à vue d’œil. L’un d’eux est posté devant le McDonald’s, qui a baissé les rideaux de fer.

Des CRS, place Félix Poulat, lors de la manifestation contre le 49.3 © Séverine Cattiaux

Des CRS, rue Félix-Poulat, lors de la mani­fes­ta­tion contre le 49.3. © Séverine Cattiaux – pla​ce​gre​net​.fr

Jo Briant, infa­ti­gable mili­tant, cofon­da­teur du Centre d’in­for­ma­tion inter-peuples (CIIP), fait part de son désar­roi, néan­moins mêlé à une pointe d’espoir : « Ce que vient de faire le gou­ver­ne­ment, à savoir, recou­rir au 49.3, est un aveu d’impuissance, le refus du débat, une pro­cé­dure expé­di­tive, qui fait fi de la colère popu­laire contre le pro­jet de loi. Cette loi qui incarne toute la poli­tique de ce gou­ver­ne­ment néga­trice et mépri­sante… Mais je vois que nous sommes nom­breux ce soir. Cela montre qu’il y a une capa­cité de réac­ti­vité immé­diate, toutes géné­ra­tions confon­dues.  »

« Il faut dire qu’on se trouve à un moment de l’histoire où l’on est dans l’impasse totale. C’est le pour­quoi de ce mou­ve­ment Nuit debout. Il y a 500 mou­ve­ments de ce type dans le monde, envi­ron 130 en Europe qui réunissent des gens qui aspirent à autre chose, à une société moins inégale […] Rendez-vous compte : aujourd’hui, 1 % des plus riches détiennent 50 % des richesses, et les banques conseillent encore les riches sur com­ment payer moins d’impôts ! »

Une jeune tren­te­naire vient d’arriver dans la mani­fes­ta­tion. Son com­men­taire sera plus bref : « Ce pas­sage en force, c’est inac­cep­table… C’est faire comme si on ne nous écou­tait pas. »

Manifestante contre le 49.3 place Félix Poulat © Séverine Cattiaux

Manifestante contre le 49.3, rue Félix-Poulat. © Séverine Cattiaux – pla​ce​gre​net​.fr

« Manifester ce soir… c’est aussi impor­tant que de pas­ser mon bac » 

Le convoi Nuit debout repart, pre­nant la direc­tion du cours Berriat. Deux amis proche de la qua­ran­taine se sont retrou­vés dans la manif. L’un vient de « la cam­pagne », à une heure de Grenoble. « On est venus pour dénon­cer toutes les dérives du monde capi­ta­liste, après une géné­ra­tion de sape, de pré­ca­ri­sa­tion… »

Manifestation contre le 49.3 organisée par Nuit Debout © Séverine Cattiaux

Manifestation contre le 49.3 orga­ni­sée par Nuit debout. © Séverine Cattiaux – pla​ce​gre​net​.fr

Certes, mais au final qu’espèrent-ils ? « L’idéal, dans un pre­mier temps, serait qu’une motion de cen­sure soit votée contre le gou­ver­ne­ment et que Valls parte… », répondent-ils avec le sou­rire. Un jeune tren­te­naire avec une cas­quette fait deux vœux pour l’a­ve­nir : « une baisse de l’autoritarisme de l’État… et qu’on re-pro­gresse dans les acquis sociaux ». Il croit beau­coup à l’utilité du mou­ve­ment Nuit debout, auquel il par­ti­cipe : « Il faut que ce mou­ve­ment conti­nue afin que les gens le ral­lient. On ne va pas décré­ter qu’on a des idées, mais d’autres ont déjà beau­coup réflé­chi aux alter­na­tives. »

Plus loin, une jeune femme marche avec déter­mi­na­tion sur le côté du cor­tège, repre­nant les slo­gans des mani­fes­tants. Elle est tra­vailleuse sociale : « Je ne vois que des situa­tions dif­fi­ciles dans mon bou­lot… On remet en cause tous les acquis et même le Conseil dépar­te­men­tal et le Conseil régio­nal s’y mettent. Je veux qu’on retire cette loi, qu’on nous écoute, en fait. »

Manifestation contre le 49.3 organisée par Nuit Debout © Séverine Cattiaux

© Séverine Cattiaux

En revanche, force est de consta­ter qu’elle ne connaît pas très bien le contenu de la loi Travail. Contrairement à cette lycéenne : « Être ici et par­ti­ci­per au mou­ve­ment Nuit debout, c’est aussi impor­tant que de pas­ser mon bac cette année !, affirme-t-elle. Mais je suis la seule de ma classe à être inves­tie dans ce mou­ve­ment… Beaucoup n’ont pas d’avis, ne se sentent pas concer­nés. C’est regret­table. Ils vont bien­tôt avoir le droit de vote et ne connaissent rien de la vie poli­tique. Moi, j’ai la chance d’avoir des parents politisés…

La loi Travail, oui je l’ai lue et j’ai suivi son évo­lu­tion ! On a aujourd’hui un code du tra­vail qui pro­tège tout le monde. Le prin­cipe de l’inversion de la hié­rar­chie des normes remet cela en cause. Et d’annoncer : « Suite au 49.3, nous comp­tons occu­per les lycées mardi pro­chain, par­tout en France, non pas pour empê­cher les cours, mais pour ouvrir des ate­liers, tenir infor­més les lycéens. »

« Il faut les en empêcher »

Arrivés devant le siège du PS, rue Nicolas-Chorier, la tête de la manif se retrouve pour la pre­mière fois de la soi­rée, plus fron­ta­le­ment, face à un cor­don d’une quin­zaine de CRS, pro­té­gés de bou­cliers. Un pre­mier pro­jec­tile annonce les hos­ti­li­tés… Il est 20 h 45 quand le cor­tège emprunte la rue Abbé-Grégoire pour se diri­ger vers la gare. C’est devant Grenoble École de mana­ge­ment (Gem) que les cas­seurs com­mencent leur sac­cage, explo­sant les vitres de l’établissement.

Les casseurs s'en prennent aux bâtiments publics lors de la manifestation contre le 49.3, organisée par Nuit Debout Grenoble © Séverine Cattiaux

Une vitre de Grenoble école de mana­ge­ment bri­sée par les cas­seurs . © Séverine Cattiaux

« Il faut les en empê­cher », s’a­larment plu­sieurs per­sonnes dans le cor­tège. Les mani­fes­tants de Nuit debout, qui plai­daient pour une mani­fes­ta­tion paci­fique lors de l’AG, sont écœu­rés. Un cas­seur vient d’é­crire à la bombe « Nuire debout » sur le mur de Gem. C’est exac­te­ment ce qu’il fait : nuire… à la manifestation.

Le grou­pus­cule se lâche comme une meute d’enragés… Combien sont-ils ? Difficile à dire. Ils s’en prennent aux voi­tures, abris bus, gui­chets de banques…

« Je ne me pro­nonce pas sur les vio­lences », déclare Cécile, une mili­tante qui en a vu d’autres. On ne l’écartera pas du sujet de fond : « Cette mani­fes­ta­tion est néces­saire. Le peuple de gauche doit des­cendre dans la rue pour faire reti­rer cette loi et, à pré­sent, le 49.3. Ou alors, il faut une motion de cen­sure. Mais il faut arrê­ter ce gou­ver­ne­ment… Sur le licen­cie­ment, rien n’a évo­lué dans cette loi. »

Cécile dresse un constat sévère : « La finance a pris la main sur l’économie, c’est cela le gros pro­blème. Il faut de vrais par­cours sécu­ri­sés pour les sala­riés. Aujourd’hui, des jeunes, des moins jeunes vivent de petits bou­lots, touchent le RSA avec du retard, et se retrouvent expul­sés de leur loge­ment dont les loyers sont trop chers. Ça ne peut plus tenir… Heureusement que la soli­da­rité fami­liale est là… Enfin, quand elle existe ! »

« Ça vire à la dictature »

Face aux actes mal­veillants des cas­seurs, et à la volonté d’un groupe de mani­fes­tants de pour­suivre leur déam­bu­la­tion, les forces de l’ordre se montrent de plus en plus hos­tiles. Avenue Alsace-Lorraine, cours Jean-Jaurès, ave­nue de Vizille, les hommes cas­qués tentent de dis­per­ser la manif à l’aide de bombes lacry­mo­gène. Même à l’écart des échauf­fou­rées, la fumée pique la gorge des badauds ahu­ris… Le cli­mat se dété­riore brutalement.

Lors de la manifestation contre le 49.3, organisée par Nuit Debout Grenoble © Séverine Cattiaux

Lors de la mani­fes­ta­tion contre le 49.3, orga­ni­sée par Nuit Debout Grenoble © Séverine Cattiaux – pla​ce​gre​net​.fr

Certains poli­ciers s’en prennent ver­ba­le­ment à des mani­fes­tants se tenant pour­tant bien tran­quilles, voire même les bous­culent sans ména­ge­ment. Comme cette femme qui, pous­sée, se retrouve sur la chaus­sée, man­quant de se faire ren­ver­ser par une voiture.

Un pho­to­graphe, les yeux rouges et lar­moyants, se dirige vers un CRS : « Je viens de me faire agres­ser par votre col­lègue qui m’a chargé. Il s’est lit­té­ra­le­ment défoulé sur moi ! » L’homme en bleu tente de jus­ti­fier : « On ne peut pas devi­ner qui est cas­seur et qui ne l’est pas… »

« Ils ne dis­cernent plus rien », com­mente un pas­sant. Et la bavure ne semble jamais loin… A qui la faute ? Une sym­pa­thi­sante de Nuit debout et un mili­tant CGT pointent du doigt Manuel Valls, l’au­teur du 49.3 : « Casser deux ou trois vitres, ce n’est rien à côté de la casse du tra­vail. On est dans une poli­tique typi­que­ment vio­lente… Les res­pon­sables, c’est d’a­bord le gou­ver­ne­ment. Recourir au 49.3 dans un période de défiance vis-à-vis de la loi Travail, dans ce contexte d’état d’urgence, ça vire à la dic­ta­ture. »

Bilan : une dizaine de com­merces et de bâti­ments dégra­dés, dont les locaux du Dauphiné libéré, et deux bles­sés parmi les forces de l’ordre. Côté mani­fes­tants, de nom­breux coups de ton­fas (matraques avec une poi­gnée) sont tom­bés… Même si aucune bles­sure grave n’est à déplo­rer pour l’heure.

Séverine Cattiaux et Joël Kermabon

Retour en images sur une soi­rée très animée…

Reportage : Joël Kermabon.

ERIC PIOLLE MIS EN CAUSE PAR LA DROITE

Éric Piolle lors de la présentation du débat d'orientation budgétaire © Joël Kermabon - placegrenet.fr

Éric Piolle. © Joël Kermabon – pla​ce​gre​net​.fr

Thierry Kovacs, pré­sident de la fédé­ra­tion des Républicains de l’Isère, et Alexandre Roux, Secrétaire dépar­te­men­tal, ont fer­me­ment condamné dans un com­mu­ni­qué du 11 mai « les vio­lences inac­cep­tables qui ont eu lieu à Grenoble » lors de la « mani­fes­ta­tion non auto­ri­sée issue du mou­ve­ment Nuit debout ».

« Une fois de plus, Grenoble est en proie à des émeutes dont visi­ble­ment le maire de Grenoble n’a pas pris la mesure », affirment-ils. « Pire, il est cores­pon­sable puisqu’il a lui-même, ainsi que des membres de sa majo­rité muni­ci­pale, par­ti­cipé au mou­ve­ment Nuit debout ».

Et les élus de « réaf­fir­mer leur sou­tien aux forces de l’ordre ainsi qu’aux vic­times des dégra­da­tions sur des biens pri­vés et publics, tant les habi­tants et com­mer­çants gre­no­blois que les citoyens qui vont devoir finan­cer avec leurs impôts la répa­ra­tion des dom­mages cau­sés par l’ex­trême-gauche. A moins que la muni­ci­pa­lité Piolle, qui a décidé de four­nir gra­tui­te­ment l’eau, l’élec­tri­cité et le ramas­sage des ordures au cam­pe­ment Nuit Debout devant MC2, décide d’é­par­gner le contri­buable en pour­sui­vant les res­pon­sables qu’elle connaît pour avoir négo­cié ses mises à dis­po­si­tion de ser­vices avec eux. »

« Des dégra­da­tions inad­mis­sibles qui nuisent au mou­ve­ment social »

DegradationsManifestationContre493CreditSeverineCattiaux

Dégradations sur le bâti­ment de Grenoble école de mana­ge­ment, lors de la mani­fes­ta­tion contre le 49.3. © Séverine Cattiaux

« Je condamne avec la plus grande fer­meté ces atteintes aux per­sonnes et ces dégra­da­tions inad­mis­sibles qui nuisent au mou­ve­ment social », a répondu le maire EELV de Grenoble Eric Piolle.

« Dans un contexte natio­nal sous ten­sion, je déplore le recours à l’article 49 – 3, cette bru­ta­lité démo­cra­tique, pour faire adop­ter la « loi Travail ». La vio­lence, d’où qu’elle vienne, n’est une issue posi­tive pour per­sonne. Le dia­logue et l’ordre public, qui est une com­pé­tence réga­lienne de l’État, doivent être éta­blis. »

Peu convain­cant pour le groupe Les Républicains-UDI-Société Civile qui, au-delà de la condam­na­tion des vio­lences, a enfoncé le clou dans un com­mu­ni­qué envoyé en début de soi­rée ce 11 mai : « Nous deman­dons à Eric Piolle et à son adjointe à la tran­quillité publique, for­mu­la­tion qui résonne étran­ge­ment dans de pareilles cir­cons­tances, de se déso­li­da­ri­ser publi­que­ment du mou­ve­ment Nuit debout. »

Et ces der­niers d’exi­ger, en outre, le déman­tè­le­ment du camp ins­tallé sur les abords de MC2, « actuel­le­ment ali­menté en eau et en élec­tri­cité aux frais du contri­buable par la seule déci­sion d’Eric Piolle ».

Séverine Cattiaux

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