Droit d’asile : l’Isère accueille 25 migrants érythréens

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EN BREF – Le département de l’Isère accueille 25 migrants érythréens à compter de ce mardi 29 mars, dans le cadre du programme européen de relocalisation. Tous seront logés pendant trois mois dans le centre d’accueil de demandeurs d’asile de Seyssinet-Pariset, le temps de gérer les procédures accélérées de leur demande. 

 

 

 

Anne Coste de Champeron (à gauche) annonce l'arrivée de 25 migrants érythréens en Isère. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Anne Coste de Champeron (à gauche) a annonce l’ar­ri­vée de 25 migrants éry­thréens en Isère le 24 mars der­nier. © Joël Kermabon – Place Gre’net

L’État s’était engagé à rece­voir 30.700 migrants d’ici à 2017, dans le cadre du plan euro­péen de relo­ca­li­sa­tion. Les pre­miers réfu­giés arrivent dès à pré­sent en France et notam­ment dans le dépar­te­ment de l’Isère qui par­ti­cipe à l’ef­fort natio­nal, en accueillant 25 réfu­giés de natio­na­lité éry­thréenne, à comp­ter de ce 29 mars.

 

Ces hommes seuls seront logés dans le centre d’accueil de deman­deurs d’asile de Seyssinet-Pariset pen­dant envi­ron trois mois, le temps d’examiner leur dos­sier.

 

 

 

Dix communes volontaires en Isère

 

 

Ces migrants illé­gaux arri­vés dans les centres d’enregistrement et d’identification des côtes sud de l’Europe – les fameux hots­pots – ont quitté leur pays pour échap­per à un régime auto­ri­taire. « Les Érythréens sont des hommes très jeunes qui, sou­vent, fuient le ser­vice mili­taire et les condi­tions qui s’imposent aux jeunes majeurs en Érythrée », explique Anne Coste de Champeron, secré­taire géné­rale adjointe de la pré­fec­ture de l’Isère.

 

Des Érythréens dans un camp de réfugiés en Éthiopie. DR

Des Érythréens dans un camp de réfugiés en Éthiopie. DR

Leurs demandes d’asile seront exa­mi­nées en accé­léré par l’État fran­çais mais tous sont qua­si­ment sûrs d’obtenir le sta­tut de réfu­gié poli­tique puisque « le pro­gramme euro­péen de “relo­ca­li­sa­tion” opère une sélec­tion assez sévère des migrants à leur arri­vée », com­mente-t-elle. Une fois la pro­cé­dure vali­dée, ils pour­ront béné­fi­cier des droits sociaux et aides sociales visant à faci­li­ter leur inté­gra­tion.

 

En outre, ces 25 hommes rece­vront un accom­pa­gne­ment ren­forcé pour l’apprentissage du fran­çais et l’accès à l’emploi.

 

Ils pour­ront éga­le­ment s’installer dans d’autres com­munes de France puisque « la loca­li­sa­tion de la demande d’asile est dis­jointe du point de chute final », sou­ligne la secré­taire géné­rale adjointe.

 

À l’heure actuelle, dix com­munes du dépar­te­ment se sont por­tées volon­taires pour accueillir des réfu­giés. Une ving­taine d’autres seraient inté­res­sées mais atten­draient que le flux démarre afin, notam­ment, d’accueillir des familles. À terme, l’Isère pour­rait ainsi accueillir 2 % des migrants que la France s’est enga­gée à rece­voir dans le cadre du pro­gramme euro­péen de relo­ca­li­sa­tion. « On est très loin du défer­le­ment. Cela reste un nombre de per­sonnes très lar­ge­ment absor­bable par la société isé­roise », conclut Anne Coste de Champeron.

 

 

Maïlys Medjadj

 

 

 

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