Autoroutes à vélos : les réseaux de la colère

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DÉCRYPTAGE – “Couac” en matière de communication, les « autoroutes à vélos » déchaînent les passions dans l’agglomération grenobloise. En fait d’autoroutes, il s’agit plutôt de mettre en place un « réseau express vélo », ce qui n’est tout de même pas rien. Retour sur un projet qui ne laisse assurément personne indifférent.

 

 

 

Christophe Ferrari de la Métro. © Paul Turenne - placegrenet.fr

Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole gre­no­bloise. © Paul Turenne – placegrenet.fr

« Il ne faut plus par­ler d’ “auto­routes à vélos” ! » Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole gre­no­bloise (PS), a tenu à faire lui-même la mise au point. « Ce “mot-bélier” est sujet à confu­sion, ainsi qu’à des pos­tures men­son­gères… [cf. enca­dré ci-des­sous, ndlr] Il faut par­ler désor­mais de réseaux express vélo ! » Des réseaux qui n’ont au final rien de com­mun avec des auto­routes…

 

En effet, de quoi s’agit-il ? « D’offrir aux usa­gers cyclistes des iti­né­raires de longue dis­tance bien au-delà de la seule ville-centre, jusqu’aux ter­ri­toires voi­sins […]

 

 

Ces axes struc­tu­rant seront des espaces dédiés, sécu­ri­sés, qui per­met­tront à un flux de vélos de rou­ler à une vitesse de 20 km/h à des condi­tions com­pa­rables à celles des trans­ports en com­mun », a pris le temps d’expliquer le pré­sident à quelques médias, le 5 novembre der­nier.

 

Pour en finir défi­ni­ti­ve­ment avec l’expression « auto­routes », Christophe Ferrari enfonce le clou : « Il s’agit de per­mettre tant aux cyclistes qu’aux auto­mo­bi­listes de cir­cu­ler en toute sécu­rité […] Les vélos ne vont pas s’accaparer toute la route ! […] On est aujourd’hui dans une spé­cia­li­sa­tion des espaces. » Voilà qui est dit. Néanmoins, de nom­breuses ques­tions se posent encore…

 

 

[…]
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Commentaires 6
  1. sep article
  2. Un REV, c’est quoi ? C’est juste une bonne grosse piste cyclable effi­cace, visible, qui prend peut-être de la place aux voi­tures mais ces der­nières en ont quand même beau­coup. Ce der­nier mode de trans­port occupe 75% de l’es­pace public… et c’est les cyclistes qui prennent de la place ? dire ça, c’est bel et bien être déma­go­gique.
    En se bat­tant contre le REV, les oppo­si­tions de droite gardent les cyclistes en dan­ger sur les routes, et contri­buent à l’op­po­si­tion sté­rile cycles-pié­tons. Un cycle doit avoir un réseau pensé pour son mode de trans­port, comme la voi­ture, le pié­ton, le bus et le tram. Non pas une ségré­ga­tion des flux, mais juste la pos­si­bi­lité de limi­ter les conflits d’u­sage pour tous.
    Si il est vrai que les cyclistes ont sou­vent des com­por­te­ments dan­geu­reux, il ne faut pas oublier non plus que les pié­tons sur les pistes cyclables (mal conçues sur trot­toir notam­ment) sont vache­ment pénibles en tant que cycle… Et je ne parle pas de la piste cyclable des Jeux Olympiques, sou­vent emprun­tée par des pié­tons qui empiètent toute la voie. Il faut faire gaffe aux conflits d’u­sage.

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  3. Oui très bonne idée que ces auto­routes à vélos, peu importe com­ment on les appelle.
    On peut espé­rer que cela ren­dra un peu de séré­nité aux pié­tons ( dont les pous­settes, les per­sonnes âgées.….) et libé­rera les trot­toirs.
    Le sens gêne et la gros­siè­reté de nom­breux cyclistes, nou­veaux poli­ti­que­ment cor­rects, n’a mal­heu­reu­se­ment sou­vent plus rien à envier aux plus beaufs des auto­mo­bi­listes.

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    • C.Ferrari a rai­son, la com­plé­men­ta­rité des dif­fé­rents modes de trans­port est une vraie poli­tique glo­bale. Croire lorsque l’on habite au sud de la métro que les « fameuses auto­routes de vélo » devien­dront l’u­nique moyen de trans­port est une erreur. C’est pour­quoi la séman­tique est impor­tante, des voies cyclables ren­for­cées c’est indis­pen­sable, et même nor­mal proche de la ville centre, ailleurs il faut déve­lop­per des inter­con­nexions, des par­kings relais, et relan­cer la mul­ti­mo­da­lité.
      Grenoble est une somme de ter­ri­toires contras­tés, les gre­no­blois élus et citoyens de la ville oublient par­fois que c’est aussi une métro­pole avec 49 com­munes.

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  4. Le centre doit être redonne aux pié­tons
    À quand une cam­pagne de sen­si­bi­li­sa­tion des cyclistes : res­pect des pas­sages pro­té­gés pié­tons , vitesses exces­sives sur les quais , rou­lage sur trot­toir au lieu D uti­li­ser les pistes cyclables , res­pect de la signa­li­sa­tion

    Le res­pect des pié­tons ne semble pas là prio­ri­tée de la secte cycliste (nous sommes pié­tons cou­ram­ment insultes)

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  5. Je suis d’ac­cord avec Mr Ferrari.
    Les vélos se per­met­tant des effrac­tions en toute impu­ti­nite met­tant la vie des pié­tons en dan­ger. Je le vis tous les jours. En plus on a droit aux injures.

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