Chauffage au bois : la Métro lance la chasse aux particules fines

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Grenoble-Alpes Métropole lance sa campagne d’information « De quel bois je me chauffe ? ». Un outil interactif pour sensibiliser les usagers des cheminées bois aux bons gestes à adopter pour moins polluer. 

 

 

 

De quel bois je me chauffe ? Mal utilisée, ma cheminée peut polluer ! - pollution chauffage au bois © Grenoble-Alpes Métropole

© Grenoble-Alpes Métropole

Quoi de plus agréable que de se réchauffer près d’un feu, après une dure journée de labeur ? Pourtant, cette pratique — quotidienne pour bon nombre de ménages de l’agglomération grenobloise — n’est pas sans conséquences. Un matériel inadéquat, couplé à de mauvaises pratiques, et c’est la pollution assurée, notamment en matière de particules fines.

 

Dans cette optique, Grenoble-Alpes Métropole lance une campagne de sensibilisation, via un site internet dédié, qui se présente sous la forme d’un quizz.

 

Les utilisateurs du chauffage au bois pourront ainsi évaluer la qualité de leur matériel et la pertinence de leurs habitudes au regard des bons gestes à faire. Avec un objectif assumé pour les décideurs de la Métro : réduire les émissions de particules fines dans l’agglomération.

 

 

 

Un chauffage écolo ?

 

 

« Ce n’est pas le bois, ou le chauffage bois, qui est en cause, mais l’utilisation, la performance, l’ancienneté de l’appareil et le type de bois brûlé », souligne Jérôme Dutroncy, vice-président délégué à l’environnement, à l’air, au climat et à la biodiversité.

 

Les cheminées dites « à foyers ouverts » ou les appareils non performants émettent un nombre important de particules fines dans l’atmosphère. Sans compter un air intérieur pollué dont les usagers du chauffage au bois sont les premières victimes. Autres facteurs aggravants, sources de pollution supplémentaire : l’utilisation de bois humide et un entretien rudimentaire du matériel de chauffe.

 

 

 

Des chiffres qui ne mentent pas

 

 

 

« La part du chauffage au bois dans la pollution aux particules est de 45 % en moyenne sur l’année et jusqu’à 75 %, certains jours d’hiver, pour le bassin grenoblois. Informer le public sur son usage est donc devenu une priorité pour protéger la qualité de notre air », affirme Stéphane Labranche, enseignant-chercheur à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

 

Etude réalisée en 2014 par le Master PROGIS de l'IEP Grenoble ©Grenoble-Alpes Métropole

Étude réalisée en 2014 par le Master Progis de l’IEP Grenoble.  © Grenoble-Alpes Métropole

 

Tout au long de l’année, les seuils réglementaires de qualité de l’air concernant les particules en suspension sont régulièrement dépassés sur le territoire. Or, ces particules ont de lourdes conséquences pour notre métabolisme. Les particules fines causeraient chaque année 42 000 décès prématurés en France, selon un rapport publié en 2005 par le programme Air pur pour l’Europe de la Commission européenne.

 

« De par leur emplacement géographique, les habitants de la métropole sont soucieux de l’environnement. La pollution est d’ailleurs une thématique récurrente dans notre politique. Il faut maintenant informer le public au plus près de ses habitudes », renchérit Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole.

 

En fin de questionnaire, le site apporte des conseils et astuces selon le matériel, le combustible et l’utilisation faite. Et fournit, pour ceux qui veulent plus loin, le numéro d’un conseiller de l’Agence locale de l’énergie et du climat (Alec). Si la Métro semble être bien décidée à faire feu de tout bois contre les particules fines, reste à savoir si les particuliers suivront.

 

 

Arnaud Chastagner

 

 

 

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Commentaires 1
  1. bel article, en effet l’usage d’un appareil combiné par des combustibles de qualité abordable réduit l’émission de ces particules fines.

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