En 2013, plus d’une dizaine d’oiseaux protégés ont été retrouvés blessés par des tirs de plombs en Isère. Les associations de sauvegarde de la faune sauvage et de protection des oiseaux accusent les chasseurs.

Buse variable tuée par des plombs de chasse.
© manimalworld.net

Radiographie d’une buse variable blessée par des plombs de chasse.
© LPO
En octobre dernier, dans le département de la Haute-Saône, la ligue de protection des oiseaux et l’association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) avaient porté plainte contre la fédération de chasse haut-saônoise soupçonnée de destruction d’espèces protégées en bande organisée. En ligne de mire : des chats forestiers, mais aussi des rapaces tels que l’autour des palombes. Des animaux apparemment jugés nuisibles pour un élevage de lapins de garenne et des faisans. Au niveau national, la LPO estime qu’environ 80 oiseaux ont été blessés de la sorte. Pourtant, les sanctions encourues pour ce type de délit peuvent être lourdes. En 2011, près de Chambéry, un chasseur pris en flagrant délit après avoir abattu un héron cendré avait ainsi écopé d’une peine exemplaire : un mois de prison avec sursis et 1 200 euros d’amende, assortie d’un retrait de permis de chasser de trois ans, d’une confiscation de l’arme utilisée et de 1 000 euros de dommages et intérêts, à verser aux associations protectrices de l’environnement. En Isère, une plainte contre X co-signée par plusieurs associations locales a été déposée pour tenter de mettre fin à ces pratiques. Xavier Bonnehorgne
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