En 2013, Grenoble est restée en tête du baromètre de l’accessibilité, devant Nantes, Caen et Lyon. Comme en 2012, la capitale iséroise peut se vanter d’avoir été désignée ville la plus accessible de France par l’Association des paralysés de France. Ce cinquième baromètre, rendu public pour le neuvième anniversaire de la loi handicap de 2005, note des progrès comme des limites au niveau national.
La cinquième édition du baromètre de l’accessibilité publié par l’Association des paralysés de France (APF) vient d’accorder la moyenne de 18,7/20 à Grenoble. Avec une note de 19/21 pour le critère du cadre de vie adapté, de 18/20 pour l’accessibilité des équipements municipaux, et enfin de 21/21 concernant le volontarisme de sa politique locale, la capitale des Alpes ne quitte ainsi pas la première place du classement. Place qu’elle avait déjà obtenue en 2013, avec une moyenne de 18,4/20.
Suite à la publication de ce dernier, la mairie s’est félicitée d’une « distinction (qui) récompense plusieurs années de travail pour rendre notre ville accessible pour l’ensemble des personnes en situation de handicap et quel que soit d’ailleurs le type de handicap : moteur, visuel, auditif ou mental ».
Et celle-ci de donner des exemples d’une politique ambitieuse destinée à faciliter la vie des paralysés : « Accessibilité totale du réseau de transports en commun, développement d’une offre de logements accessibles, concours annuel des commerces accessibles, organisation chaque année du Mois de l’accessibilité, projet Inovaccess destiné à encourager l’accueil de personnes handicapées dans l’entreprise ».
Autant d’efforts qui ont permis à Grenoble d’être reconnue pour son accessibilité. Au niveau national, comme européen : elle a été classée deuxième ville la plus accessible d’Europe en 2014 et est la première à avoir instauré un dispositif d’aides pour l’accessibilité.
Une amélioration générale
Parmi les efforts réalisés par les différentes villes, l’APF se réjouit d’« une hausse de la moyenne générale des 96 chefs-lieux départementaux ». D’où une « amélioration de l’état d’accessibilité des communes de France ». Pour l’année 2013, aucune ville n’est en-dessous de la moyenne, le plus mauvais élève étant Digne-les-Bains, avec 10,2/20.
Pas de quoi stopper les efforts pour autant. L’APF est catégorique : « le constat est accablant ! », notamment pour les écoles, les transports en commun et l’accès aux soins. « A peine plus de la moitié des écoles et seulement 42 % des réseaux de bus sont accessibles aux personnes en situation de handicap ! Même constat pour les cabinets médicaux et paramédicaux, puisque la moitié des personnes en situation de handicap ont des difficultés à en trouver un accessible ». Une réalité qui rend la vie difficile à ces dix millions de personnes, mais aussi à celles à mobilité réduite comme les femmes enceintes, les personnes âgées, etc.
A l’approche des élections municipales, l’APF interpelle les candidats des différentes villes. L’association se dit en attente d’« engagements forts et concrets permettant la mise en œuvre rapide de l’accessibilité de leur ville ! ». Elle en profite pour rappeler que « l’accessibilité est une obligation nationale depuis 1975 ».
Guillaume Rantet
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