Ultimate Frisbee : Les Monkey de Grenoble grimpent en première division nationale

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REPORTAGE PHOTO – Les six meilleures équipes de deuxième division nationale d’ultimate frisbee se sont affrontées ces 14 et 15 janvier à la Halle Clemenceau. Avec un objectif : disputer les trois places d’entrée en première division du championnat de France. L’équipe grenobloise – les Monkey – a finalement terminé deuxième et emporte son ticket pour la N-1 de l’année prochaine. Retour en images sur les matches de ce dimanche 15 janvier.

 

 

 

Ça y est, les Monkey ont gagné leur place en 1re division pour le prochain championnat de France d’ultimate frisbee indoor. De même que les Friz’bisontins de Besançon et les Frisbeurs de Nantes. Une performance pour les Grenoblois quand on sait que leur club jouait cette année en 2division, après trois années passées en troisième division.

 

Championnat de France d’ultimate frisbee de la 2ème division, Halle Clémenceau, 14-15 janvier 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

© Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

C’est Grenoble qui accueillait cette année le championnat de la 2e division, ces 14 et 15 janvier. Les six meilleures équipes de l’Hexagone se sont donc disputé les trois places pour la première division pour la saison 2017-2018 à la Halle Clemenceau.

 

 

« Un sport artisanal et démocratique »

 

 

Pierre Castaniez, le président du club Les Monkey, a découvert l’ultimate frisbee par hasard dans un gymnase à côté de chez lui. L’esprit lui a tout de suite plu : « Les clubs sont assez petits, avec une ambiance familiale et la volonté de transmettre la connaissance du jeu. En plus de cela, il y a de la mixité [lors des championnats mixtes, les hommes et les femmes jouent dans les mêmes équipes, ndlr], de l’auto-arbitrage, une absence d’entraîneur attitré, puisque ce sont les joueurs les plus expérimentés qui entraînent toute l’équipe… Tous ces éléments font que c’est un sport “artisanal” et démocratique. »

 

Championnat de France d’ultimate frisbee de la 2ème division, Halle Clémenceau, 14-15 janvier 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Championnat de France d’ultimate frisbee de la 2ème division, Halle Clémenceau, 14-15 janvier 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Parmi les spectateurs – peu nombreux ce dimanche 15 janvier – Michel Destot, qui a rencontré l’équipe grenobloise d’ultimate pour la première fois lors de son mandat de maire de Grenoble. Ce sport collectif, méconnu du grand public, a dès lors retenu son attention.

 

« Depuis, je les ai vu jouer plusieurs fois et je trouve qu’ils se débrouillent bien ! Alors quand j’ai vu qu’il y avait une petite chance qu’à l’issue de ce championnat ils montent dans l’élite, je me suis dit qu’il fallait venir », explique l’ancien maire, aujourd’hui encore député. Pour lui, la présence des personnalités politiques s’impose comme une nécessité. Il y voit une preuve de soutien pour l’équipe grenobloise, mais aussi un geste d’accueil pour les équipes venues d’ailleurs.

 

 

Retour en images sur la journée du 15 janvier 2017.

 

 

Texte et photos : Yuliya Ruzhechka

 

 

Besançon, Grenoble et Nantes, les trois équipes gagnantes du championnat

 

Lors du championnat, chaque équipe a joué cinq matches. A l’issue de deux jours de compétition, c’est l’équipe de Besançon, les Friz’bisontins, qui gagne la première place, avec cinq victoires. Les Monkey – l’équipe grenobloise – arrivent deuxième sur le podium avec trois victoires, devant les Frisbeurs de Nantes. Dans le tableau du tournoi ZéroGêne (Plaisir) occupe la quatrième ligne, suivi de RFO (Île de Ré) et Révo CS (Paris).

 

 

L’Ultimate en quelques chiffres

 

La France compte aujourd’hui entre 3 000 et 4 000 licenciés, avec environ 150 équipes pour les trois divisions du championnat national.

 

Reconnu officiellement en tant que discipline sportive par le ministère des Sports en 2012, l’ultimate frisbee reste encore un sport amateur dans l’Hexagone. Les joueurs, qui consacrent beaucoup de temps à leurs entraînements « indoor » (à l’intérieur) et « outdoor » (à l’extérieur), viennent donc de différents milieux professionnels. L’équipe grenobloise, par exemple, compte beaucoup d’ingénieurs, de thésards et de professeurs de sport.

 

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