DÉCRYPTAGE – Installé depuis 2022 sur le toit-terrasse d’un parking-silo de l’écoquartier Flaubert à Grenoble, le bar restaurant le Bar Radis a lancé, début juin 2026, une campagne de financement sous forme de titres participatifs. L’objectif : renforcer sa trésorerie en allégeant la charge des emprunts contractés lors de sa création. Une démarche qui intervient alors que ce tiers-lieu dédié à l’alimentation durable affirme avoir trouvé son public mais doit composer avec un endettement plus lourd que prévu. Alors, le modèle économique du Bar Radis est-il viable ?
Quatre ans après avoir suscité autant d’enthousiasme que de scepticisme, le Bar Radis se trouve à un moment charnière de son histoire. Ouvert à l’automne 2022 au sommet du parking-silo de l’écoquartier Flaubert, ce tiers-lieu mêlant restaurant, agriculture urbaine, café associatif et actions de sensibilisation à l’alimentation durable a lancé début juin une campagne de financement participatif.
Loin d’un appel aux dons d’urgence, la démarche vise, selon Antoine Morel, le gérant du lieu, à alléger la charge des remboursements d’emprunts sur les trois dernières années. Une campagne qui remet toutefois au goût du jour une question qui se pose depuis le début : le modèle économique du Bar Radis est-il réellement viable ?
Une campagne de financement pour renforcer la trésorerie d’ici la fin des emprunts
La campagne lancée par la Scop Le Bar Radis repose sur un mécanisme peu courant : l’émission de titres participatifs. Concrètement, particuliers et personnes morales peuvent prêter de l’argent à la coopérative à partir de 300 euros pour une durée de sept ans, en échange d’une rémunération annuelle.
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6 réflexions sur « Grenoble : quatre ans ans après ses débuts, le Bar Radis s’appuie sur le financement participatif pour alléger le poids de sa dette »
Les légumes plus chers que le filet de boeuf ou le homard, c’est indigne alors que les vrais agriculteurs travaillent durement 7j/7 pour parvenir à vivre et et pour nourrir les gens.
Pourquoi mon premier commentaire sur le « modèle économique » qui était paru est désormais supprimé ?
Bonsoir, Il s’agit visiblement d’une mauvaise manipulation totalement involontaire. Le commentaire en question a bien été rétabli. Avec nos excuses pour le désagrément occasionné.
Sur la même thématique de l’alimentation, ça vaudrait peut-être un article de PlaceGre’net consacré à la sécurité sociale alimentaire que souhaitait mettre en place la majorité municipale précédente et reconduite. Les montants en jeu sont bien plus considérables, il s’agit de centaines de milliers d’euros. Avec pour l’instant deux sources d’information ;: un article de PlaceGre’net et un article du site d’opposition GLC :
https://grenoble-le-changement.fr/2025/12/03/alimentation-lusine-a-gaz-hors-de-prix-qui-nourrit-surtout-les-proches-des-verts%ef%bf%bc/
https://www.placegrenet.fr/2024/10/15/securite-sociale-de-lalimentation-a-grenoble-lassociation-graal-va-lancer-une-premiere-experimentation/638012
Ce serait bien de faire un bilan d’étape.
Pas une thune pour les amis de la municipalité sponsorisés pendant que les bars et autres restaurants payent cash sans aides! 👎🏼
Petit calcul économique rapide sur la production des fruits et légumes de l’association subventionnée cultivons.
Hypothèse : toute son activité – ou du moins l’essentiel – se rapporte au bar radis.
Budget de 311 264 euros
Production de 3916 kg de fruits et légumes
Subventions de 97 514 euros
Soit coût de production de 311 264 / 3916 = 80 euros / kg
Soit subvention de 97514 / 3916 = 25 euros / kg
Bien d’accord qu’il s’agit d’un « calcul de coin de table » mais les ratios calculés questionnent ! Et mériteraient un approfondissement et réponses des gestionnaires ?