EN BREF – « On ne peut plus fermer les yeux. » C’est le cri d’alarme lancé lundi 27 avril 2026 par les agents pénitentiaires de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, où la prison a été bloquée dès 6 h 30 du matin. Avec un taux d’occupation dépassant 200 %, des cellules surpeuplées et 89 matelas posés par terre, les surveillants en grève dénoncent une situation devenue ingérable. Une mobilisation qui s’inscrit dans un mouvement national pour exiger des solutions face à l’asphyxie des prisons françaises.
« Ils dorment à cinq dans des cellules prévues pour deux. » À Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, cette réalité a poussé les agents pénitentiaires à bloquer l’établissement dès 6 h 30 du matin le lundi 27 avril. Une grève qui s’inscrit dans un mouvement national de protestation contre une surpopulation carcérale record et le manque criant de moyens humains et matériels. Les syndicats dénoncent des conditions indignes, des postes vacants non remplacés et une multiplication des agressions envers le personnel.
Une surpopulation alarmante
Selon les syndicats, la maison d’arrêt de Saint-Quentin-Fallavier affiche un taux d’occupation de plus de 200 %, avec des cellules conçues pour deux détenus abritant jusqu’à cinq personnes. Pas moins de 89 matelas sont actuellement posés à même le sol. Une situation qualifiée d’« incontrôlable » par l’Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire chez les surveillants.
Cédric Rochis, secrétaire général de région, souligne en outre que cette situation n’est pas isolée : « On est dans des situations quasi similaires sur Varces ». Un centre pénitentiaire où les agents ne font toutefois pas grève.
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